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2011-05-28T21:36:00+02:00

Améliorer la communication avec les tout-petits

Publié par TimTad

Bonjour,

L'un des grands objectif de la méthode GORDON, c'est d'améliorer la communication.

Comment améliorer la communication des bébés qui ne parlent pas encore ?

Les bébés apprennent d'abord la motricité globale, puis fine, et ensuite le langage.
Avant d'arriver à parler, ils savent utiliser leurs mains.

Tout le monde utilise des gestes simples avec un bébé :
 
- non : vous secouez la tête de droite à gauche
- bravo : vous tapez dans vos mains.
- au revoir : vous agitez la main en l'air

Et si vous appreniez d'autres gestes simples ?
Le bébé pourrait alors vous dire "encore" quand vous lui donnez à manger, et même "fini", "plus faim", "boire", "j'ai soif", "j'ai faim", "j'ai peur", "je suis content", etc...

Il existe une méthode très simple :

Signe Avec Moi

Vous apprenez "bravo" à votre bébé quand vous tapez dans les mains, de la même façon, vous signerez un mot clé de la LSF, Langue des Signes Française.

Il existe des associations un peu partout en France qui propose des ateliers.

Cette technique améliore la communication avec les tout-petits.
Elle offre aussi d'autres avantages :
 - il est plus facile de comprendre le bébé quand il signe, énervé, plutôt que quand il gémit...
 - avec plusieurs enfants, inutile de crier par dessus les cris pour faire comprendre au bébé qu'on va préparer son biberon : un geste, il sourit, et on part tranquillement dans la cuisine pendant qu'il patiente.
 - c'est plus facile de se comprendre dans les lieux silencieux (bibliothèque...) ou à distance.


livre signe avec moi

Présentation du concept par Nathanaëlle Bouhier-Charles, auteure du livre :

Votre enfant a des choses à vous dire… bien avant de pouvoir parler !

Les enfants maîtrisent bien plus tôt et plus rapidement les muscles de leurs bras et de leurs mains que ceux de leur bouche.Ils sont capables de communiquer par gestes bien avant de pouvoir le faire oralement. L'utilisation de la langue des signes permet aux enfants “préverbaux” de disposer rapidement d'un large vocabulaire pour s'exprimer et être mieux compris de leur entourage en attendant que la parole se mette en place.

Ainsi, des mois, voire des années avant d'être en mesure de parler, les enfants peuvent signifier aux autres leurs émotions et sensations (j'ai faim / soif / chaud / froid / mal / j'aime pas…). Ils peuvent demander ce dont ils ont besoin (changer la couche / dormir / téter / un câlin / aide-moi…). Ils peuvent préciser ce qui leur fait envie (je veux encore un bout de pomme / une autre tartine de chocolat / je veux jouer au train / lis-moi le livre des animaux…). Ils peuvent commenter leurs activités, et interagir avec le monde qui les entoure (attends… ça y est, j'ai fini ! / c'est mon/ton tour /regarde l'avion dans le ciel / j'entends un oiseau qui chante …)

Une fenêtre s'ouvre sur l'univers de l'enfant, la communication s'améliore, la fréquence et l'intensité des frustrations diminuent d'un côté comme de l'autre. Les relations sont plus paisibles, les échanges et le respect plus profonds, les liens se tissent plus forts…
source

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2011-05-20T21:35:00+02:00

En vacances !

Publié par TimTad

Bonjour !

Je pars une semaine en vacances.
J'écrirai de nouveau en rentrant :)

bonne semaine !

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2011-05-19T21:33:00+02:00

"Message-je" fort (!) de confrontation

Publié par TimTad

Bonjour !

Hier midi, j'étais à table avec Timéo, et Tadéo dormait dans son lit.
Nous mangions tranquillement quand il s'est mis à taper sur la table avec sa fourchette, encore et encore.
Il faisait beaucoup de bruit, et ça m'énervait.
Je lui ai demandé gentiment d'arrêter...

Les habitudes sont tenaces ; même si je lui ai demandé gentiment, je lui ai donné un ordre.
Son regard coquin et son mode "fight" sont apparus d'un coup : il s'est mis à taper de plus en plus en fort, et ma réaction l'éclatait visiblement !

J'ai essayé de ne plus rien dire, selon le précepte "pas de spectateur, pas de spectacle"...

Peine perdue, il voyait bien que ça me gênait, grâce au langage non verbal !

Alors je me suis remémorée la méthode GORDON

J'ai un problème, alors j'utilise un message-je...

Je lui ai dit, aussi calmement que possible : "Quand tu tapes, ça fait du bruit, et j'ai peur que tu réveilles ton frère".

Il continuait de taper... et moi, je sentais "la moutarde monter" comme on dit...

J'ai réfléchie. Je me suis souvenue que dans un des livres, le Dr GORDON explique que parfois les "messages-je" doivent refléter l'intensité de nos émotions, que s’ils sont trop faibles, ça ne marche pas. Ce qui voudrait dire que mon message-je n'était pas assez fort...

Timéo continuait de taper... (en plus, il ne mangeait plus du tout, il s'amusait trop !)

Alors je me suis énervée : je me suis levée, vite, ma chaise en est tombée par terre ! J'ai enlevé son bavoir et j'ai posé mon fils par terre.
Puis je lui ai dit, en criant sans doute, quelque chose comme : "J'en ai marre du bruit, ça me rend dingue... Quand tu tapes aussi fort, le bruit me gène, et je m'énerve, et j'ai envie de crier, de taper comme ça, et je ne veux pas te crier dessus ou te faire mal..."
J'ai donné deux gros coups de pieds dans le fauteuil le plus proche ! J'avais besoin de me défouler !
Il pleurait... j'ai dû lui faire peur ! Mais ça n’a duré qu’une minute ou deux…

Je l'ai remis sur sa chaise, avec son bavoir.
Il s'est arrêté net de pleurer, et il a attrapé sa fourchette et a mangé à nouveau.

Mais il avait un problème lui aussi, un besoin à satisfaire... Alors il a cherché de lui-même une solution pour résoudre notre conflit de façon satisfaisante pour nous deux :
Au bout de quelques coup de fourchettes, il m'a regardé, a posé sa fourchette, et a tapé le bord de la table avec sa paume de main : il ne faisait presque pas de bruit !
Je l'ai remercié, et il m'a fait un grand sourire chaleureux.

Le reste du repas s'est bien passé, et il n'a pas retapé avec sa fourchette, ni à midi, ni aux autres repas. Ouf, j'avais un peur qu'il recommence hier soir, ou ce midi, mais non.

Conflit résolu !

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2011-05-18T21:32:00+02:00

Résolution de conflit – Résolu au bout de deux semaines - Suite !

Publié par TimTad

Bonjour,

A chaque fois que je posais Tadéo sur mon lit, notamment pour l'habiller, Timéo se précipitait pour grimper dessus et pour sauter ; cela me gênait car ainsi il secouait la tête de son frère, situation dangereuse pour un bébé de 4 mois.
J'avais résolu le conflit en changeant l'environnement, c'est à dire que j'allais habiller Tadéo ailleurs.
L'autre partie du conflit était au RDC, quand il sautait sur le canapé lorsque je nourrissais au sein son frère.
J'ai résolu ce conflit en comprenant que le vrai besoin de mon ainé n'était pas de sauter (car il pouvait sauter par terre, ou attendre...) mais qu'il réclamait de l'attention. Et depuis, pendant la tétée, il vient avec un livre, ou un jouet... ou même pas du tout !


Aujourd'hui, j'ai décidé de poser à nouveau Tadéo sur mon lit.
Pour ouvrir les volets de ma chambre, j'ai posé Tadéo.
Mon "grand" était là aussi.
Il est monté sur mon lit, a marché jusqu'à la tête de son frère, lui a caressé et embrassé et a dit en me pointant sa tête de l'index "tadatata aie !"
Je lui ai répondu "oui, la tête de ton frère est encore fragile, il ne faut pas la secouer"
Il m'a dit "hum" en signant oui de la tête, et a marché jusqu'à mon oreiller pour s'y jeter doucement !

J'ai ensuite porter Tad, et j'ai annoncé à Tim qu'il pouvait sauter. Il s'en est donné à cœur joie !
Plus tard, j'ai reposé mon bébé sur le ventre, et son frère a marché tout autour de lui, sans sauter !


La méthode est donc efficace, et durable.

Testée et approuvée :)

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2011-05-17T21:29:00+02:00

petit résumé de la Méthode GORDON

Publié par TimTad

Bonjour !

Aujourd'hui, je vais répondre à une question qu'on m'a posée :


"C'est quoi, exactement, la méthode GORDON ?"


C'est une approche différente pour élever nos enfants.
En général, il n'y a que deux méthodes connues.

Prenons un exemple simple : un tout petit, qui ne parle pas encore, tape avec un jouet sur un bibelot.

Soit vous lui interdisez de faire, et il crie, n'est pas content, etc.
C'est la méthode "autoritaire".
Vous gagnez, l'enfant perd.

Soit vous le laissez faire, et ça vous énerve, d'autant plus s'il le casse (!), etc.
C'est la méthode "permissive".
Vous perdez, l'enfant gagne.

Ce sont deux méthodes "gagnant-perdant", parce que, soit ce sont vos besoins qui ne sont pas satisfaits, soit ce sont ceux de l'enfant.


La méthode GORDON est une nouvelle approche, où les besoins des parents, ET les besoins des enfants sont respectés.
Une méthode "gagnant-gagnant" ou "sans-perdant".

Reprenons notre exemple : "Il tape avec un jouet sur un bibelot."
Appliquons la méthode GORDON.

A qui appartient le problème ? Pas à l'enfant, car son comportement ne le dérange pas.
Le problème vous appartient, car c’est vous que ça dérange.

Dans ce cas, il faut utiliser un outil efficace, le "message-je", composé des trois éléments indispensables (notre ressenti, le comportement inacceptable, et l'effet concret du comportement inacceptable) :

"Mon bébé, quand tu tapes avec ce jouet, j'ai peur que tu casses mon bibelot".

Plusieurs possibilités :
1 : l'enfant modifie son comportement, et joue à autre chose.
2 : l'enfant modifie son comportement, mais tape sur un autre objet, et vous trouvez toujours son comportement inacceptable
3 : il continue de taper, tout simplement !

Dans le premier cas, le comportement de l'enfant devient acceptable pour vous, et il n'y a plus de problème.

Dans les deux autres cas, il est important de comprendre et de définir quel est le besoin de l'enfant, de façon à trouver une solution satisfaisante pour vous et pour votre enfant, où vos besoins respectifs seront respectés.
Il faut aussi garder en tête que l’enfant ne fait pas quelque chose contre vous, mais plutôt qu’il satisfait un de ses besoins. Il n’agit pas contre vous, il agit pour lui.

Pour déterminer le besoin de l'enfant, on utilise un outil qui s'appelle "l'écoute active".
Pour trouver la solution, on utilise la "résolution de conflits".

Dans notre exemple, le besoin de l'enfant est de taper, tout simplement...

Noter que dans le cas 2, votre bébé est passé tout seul à la résolution de conflits.
En tapant sur un autre objet, il vous demande à sa façon "Et là, est-ce ça te dérange ?"

Dans le cas 3, c'est à vous de proposer spontanément à votre bout-chou une solution (un autre endroit où taper...)


Il y a autant de solutions possibles que de familles. Dans l'une, vous pouvez acheter des jouets prévus pour cet usage, dans une autre, proposer de taper sur un punching-ball (très utile pour nous aussi, quand on a envie de taper)...


Voilà, en gros, la méthode GORDON est une approche "gagnant-gagnant", qui vous donne trois outils : les messages-je, l'écoute active, et la résolution de conflits.

Ce n'est qu'un bref résumé, et si cette approche vous intéresse, je vous invite à lire les livres du Dr Thomas GORDON, et à suivre une formation pour l'apprendre

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2011-05-16T21:28:00+02:00

Ranger un jouet qui traîne...

Publié par TimTad

Bonjour !

Je vais parler d'un incident qu'il y a eu lieu il y a une ou deux semaines...

Mon mari cuisinait dans notre cuisine américaine.
Timéo est allé dans la cuisine, et il a laissé par terre son gros camion de pompier.

Je voulais que mon fils range son jouet, ou qu'au moins il déplace dans la zone de jeux.
Je lui ai ordonné de le ranger "Tim, range ton camion, s'il te plait, ne le laisse pas trainer dans la cuisine..."

Il m'a regardé avec son regard coquin, et il est monté sur son avion.
Il est clair qu'il n'avait pas du tout l'intention de m'obéir, et en plus, je voyais dans son regard qu'il était passé en mode "fight".

J'ai donc réfléchi en termes de méthode GORDON.

Tout d'abord, identifier à qui appartient le problème...
Pas à Timéo, car il continue de jouer, le fait que son camion de pompier traîne dans la cuisine ne le gêne pas du tout.
Le problème m'appartient, car c'est moi que ça gène.

Dans ce cas, il faut que je confronte mon fils un message-je.
Un bon message-je dont avoir 3 éléments pour être efficace :
 - le comportement qui me pose problème.
 - l'effet concret de ce comportement sur moi.
 - l’état dans lequel je me sens.

J'ai dit à Timéo : "Timéo, tu as laissé ton camion dans la cuisine, et papa est en train de cuisiner. J'ai peur qu'il ne voit pas ton camion et qu'il tombe".

Timéo s'est arrêté, et m'a regardé étonné. Puis il m'a dit "Papa tatatata bam ! Aïe!" et il fait semblant de pleurer !
Je lui réponds "oui, papa risque de tomber à cause du camion, de se faire et pleurer..."

Timéo est allé immédiatement prendre son jouet, et il l'a rangé directement dans son bac !


Cet exemple illustre bien qu'à essayer de contrôler mon fils avec un "message-tu", il s'est mis sur la défensive et m'a résisté... alors qu'avec un "message-je" de confrontation, j'ai pu l'influencer, et il a décidé lui-même de changer son comportement.

Depuis, c'est très rare qu'il laisse traîner un jouet dans la cuisine.
Comme quoi l'autodiscipline est vraiment efficace !

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2011-05-14T21:26:00+02:00

Résolution de conflit – Résolu au bout de deux semaines !

Publié par TimTad

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais parler d’une résolution de conflit qui s’est étalée sur deux semaines, c’est-à-dire le temps qu’il nous a fallu pour trouver durablement est efficacement une solution satisfaisante pour Timéo et pour moi-même.


Il saute pendant la tétée !

Le matin, pour habiller Tadéo, je le mettais sur mon lit. Je trouvais que c’était plus pratique, car ses affaires sont rangées dans ma chambre. Timéo montait sur le lit, s’allongeait, ou jouait à l’étage à ce qu’il voulait.

Et un matin, il s’est mis à sauter sur le lit pendant que j’habillais Tad. Je n’étais pas d’accord, car ainsi il secouait la tête de Tad, encore fragile…
J'avais un problème, alors j’ai commencé par émettre un « message-je » du style « Timéo, j’ai peur pour Tadéo quand je vois sa tête être secouée ».
Puis j’ai été plus clair, en lui expliquant, et en mettant son doudou sur le lit pour lui montrer comment ses doudous sont secoués… Mais je ne suis pas certaine qu’il ait comprit. Il comprend que le danger s’il tombe dans les escaliers par exemple, mais pas là…

Mais considérant que c’est dangereux, j’ai demandé à Timéo de ne pas sauter sur mon lit quand son frère y ait. Je lui ai proposé de sauter par terre, ou alors d’attendre que j’ai terminé et que je prenne son frère dans mes bras. Mais il ne m’a pas écouté.
Ou disons plutôt qu’il a refusé de modifier son comportement...

Dans ce genre de situation dangereuse, puisqu’il ne refuse de s’auto-discipliner, je suis obligée de me servir de mon pouvoir.

J’ai lui ordonné d’arrêter, et aussi de descendre, pour devoir finalement l’attraper et le poser par terre. Il a refait le tour du lit, est remonté, et a sauté de nouveau ! Je l’ai à nouveau attrapé, puis je l’ai posé à l’extérieur de ma chambre, et j’ai fermé la porte. Il pleurait, seul dans le couloir, pendant que je finissais d’habiller son frère…

Le lendemain, même scénario. Alors je le menace, et lui demande s’il veut descendre de mon lit, et il me signe oui de la tête et descend tout seul avec le sourire… pour remonter 15 secondes après, et recommencé à nouveau de sauter !
Donc, le punir en l’isolant seul dans le couloir n’est pas efficace. Alors je change de méthode, je le pose par terre dans ma chambre, mais cette fois, en lui interdisant de monter sur mon lit. Il « m’obéit », mais pleure et cri au pied du lit, puis remonte à nouveau sur le lit pour sauter !!

Enfin bref, le genre de situation très énervante, qui se répète, et qu’on connait tous à un moment ou un autre, et où on a envie de dire « sale gosse ».

De plus, ce conflit s’est propagé au RDC, quand je donnais la tétée à Tad le canapé, il montait pour sauter !

La semaine d’après, j’ai décidé d’habiller mon bébé ailleurs, où le « grand » ne pouvait pas sauter et m’énerver (à savoir sur la table à langer de sa chambre). Conflit réglé.

Mais pour donner la tétée à son frère au RDC, il n’y a que le canapé ! Il fallait donc que je trouve un moyen de résoudre ce conflit d’une autre façon, car là encore, même en l’attrapant brusquement pour le faire descendre du canapé, il recommençait à la prochaine tétée !

J’avoue que j’étais plus intriguée qu’irritée, car je me trouvais face à un vrai problème, et j’avais un défi à relever : résoudre ce conflit de façon durable, et « sans-perdant », à la « méthode GORDON ».

Je me suis demandé pourquoi Timéo refuse de modifier son comportement ?
Comme il regardait un peu son frère, j’ai pensé que peut-être il croyait que cela ne dérangeait pas son frère, contrairement à ce que je disais, et que donc il ne voulait pas modifier son comportement ?


A un moment, alors que je massais la tête de Tad pendant une tétée, ce dernier s’est mis à se plaindre ; alors j’ai arrêtée… Et Tim aussi, et il est descendu jouer plus loin !
Mais lors de la tétée suivante, Tim s’est à nouveau mis à sauter sur le canapé… pffff et moi à m’énerver… J’ai essayé de le faire descendre brusquement, de l’ignorer, de crier, menacer… rien n’a été efficace…

Et puis jeudi, je regardais Tad pendant qu’il tétait, et Tim est monté sur le canapé.
Mais il n’a pas sauté tout de suite… je sentais son regard coquin sur moi… il attendait !

Et là j’ai compris !

Bien sûr, dès que j’ai regardé Timéo, j’ai vu son regard, et ses jambes déjà fléchies, prêtes à sauter….
Et bien sûr, il a sauté…

Pour résoudre un conflit durablement, il est important de connaître les besoins réels de chacun, pour en tenir compte. Avec des enfants qui parlent, quand on pratique l’écoute active, c’est moins difficile.


Dans mon notre conflit quotidien, j’ai compris que ce qu’il voulait, son besoin, était tout simplement : un peu d’attention !
Pour résoudre un conflit, il faut d'abord chercher à connaitre le vrai besoin de l'enfant, de façon à tout trouver une solution satisfaisante pour tous les deux.



Maintenant, quand vient l’heure de la tétée, je pose les imagiers cartonnés préférés de Timéo sur la petite table à côté du canapé, et au moment où il monte avec son regard coquin, je le lui demande tout de suite s’il veut lire !
La première fois il m’a regardé, tout étonné, 2 secondes, puis il a pris un livre, s’est assis tranquillement à côté de moi et a tourné les pages pendant que je désignais ce qu’il me montrait du doigt !

Et depuis trois jours, le conflit n’est pas réapparu. Il choisit de lui-même un livre, un jouet, ou une marionnette à chanson, et il vient à côté de moi.

Plus de pleurs, de cris, de frustration ou d’énervement.

Le moment de la tétée est redevenu un moment paisible.

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2011-05-12T21:25:00+02:00

Trop fatigué pour descendre l'escalier !... Suite !

Publié par TimTad

Bonjour !

J'ai raconté l'épisode de l'escalier d'hier à une amie.

Voici sa question : " Et si papa n'avait pas été là ?"

Je me retrouve tous les jours à monter et descendre les escaliers avec mes deux bébés.
Quand Timéo ne veut pas monter (ou descendre), le dialogue est à peu près le même.
Je demande à Timéo comment on fait, et j'attends un instant avant de lui proposer une solution.
La plupart du temps, je lui propose de m'attendre pendant que je m'occupe de son frère, et ensuite je refais l'aller-retour dans l'escalier avec Timéo dans mes bras, pendant que Tadéo nous attend...

Pour appliquer la méthode GORDON pour la résolution de conflits avec les tout-petits, il faut leur proposer des solutions, beaucoup plus nombreuses qu'avec des enfants plus âgés. Mais il faut toujours leur laisser la possibilité de trouver leur propre solution, notamment en attendant un peu avant de faire une proposition, et aussi en leur disant systématiquement un message du genre "ou autre chose, comme tu veux", à la fin de notre proposition.

La méthode GORDON implique que nous soyons sincère envers nos enfants.
Ainsi, tout à l'heure au moment de monter à l'étage pour coucher les enfants à la sieste, Timéo voulait que je le porte.
Mais je n'avais pas envie. Je lui ai dit, avec un message-je : "Non, je ne te porte pas à bras, j'ai déjà Tad". Il a fait de grands signes que j'ai essayé d'interpréter, avec de l'écoute active : "tu veux que je monte d'abord avec Tad, que je le pose, et qu'ensuite je vienne te cherche ?" Il m'a répondu oui de la tête. Je lui ai exprimé mon refus par un autre message-je : "Non, je suis fatiguée, je ne veux pas faire deux fois l'aller-retour". J'ai attendu quelques secondes, puis il a commencé à monter l'escalier tout seul. Je lui ai proposé de porter ses doudous, et il me les a tendu, et a monté le reste des escaliers.

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2011-05-11T21:23:00+02:00

Trop fatigué pour descendre l'escalier !

Publié par TimTad

Bonjour !

Voici ce qui s'est passé aujourd'hui :

Je venais de donner le bain aux deux garçons en même temps.
J’ai sorti d’abord Tadéo (4 mois), et ensuite Timéo (22 mois).
Quand Timéo fut habillé, je lui ai dit que j’allais le poser à terre, mais il n’était pas d’accord, il voulait rester dans mes bras.

Moi : Je vais te poser mon chéri

Tim : Il gémit et me serre fort.

Il avait un problème, alors j'ai utilisé l'écoute active : "Tu veux rester dans mes bras". Mais j'avais moi aussi un problème, que j'ai exprimé à l'aide d'un message-je :"Mais il faut descendre au RDC, c’est l’heure de manger. Et je dois porter Tad, il ne sait pas encore marcher… Et je suis trop fatiguée pour vous porter tous les deux en même dans l’escalier. Tu veux bien que je te pose ?"

Tim me signe "non" de la tête.

Moi :" tu es trop fatigué pour descendre les escaliers ?

Tim me signe "Oui" de la tête


Nous avions un problème -> résolution de conflit : nos besoins était respectif avait déjà été défini ; il était trop fatigué pour descendre l'escalier, et moi je ne pouvais pas le porter avec son frère...

Je lui ai demandé s'il avait une solution à me proposer : "comment fait-on alors ?"

Et là, Tim se met à appeler « papa, papa ! »

Moi :" tu veux que papa monte te chercher, pour qu'il puisse te porter ?

Il signe "oui" !

Je le pose. Il court vers l'escalier et s'arrête devant la barrière, et appelle "papa ! papa !"

Mon mari a répondu à son appel, en acceptant cette proposition, il est monté pour le prendre dans ses bras, pour descendre l'escalier.
Et moi, je suis descendu derrière avec mon bébé dans mes bras...

Timéo a trouvé tout seul une solution à ce problème !
Une vrai solution "gagnant-gagnant" , où les besoins de chacun ont été respectés.

J'ajoute que je n'aurai pas pensé, moi, à appeler son père pour ça !


Bravo Timéo :)



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2011-05-10T15:07:00+02:00

Pourquoi la méthode GORDON ?

Publié par TimTad

Bonjour !
Je suis la mère de deux enfants, Timéo 22 mois, et Tadéo 4 mois. Avant d'être maman, j'étais “nounou” aux domiciles des parents.
Etudiante, j'ai fait beaucoup de baby-sitting, et j'ai constaté que le comportement d'un même enfant était différent, parfois comme le jour et la nuit, en fonction de l'adulte qui s'occupait de lui (père, mère, grands-parents…).
D'année en année, en discutant avec des parents, je me suis rendue compte que les façons d'élever un enfant étaient nombreuses et variées… bien plus que je ne l'aurai pensé, et parfois très différente de l'éducation que j'avais reçue moi-même.
Une évidence m'est apparue alors : être parent est difficile, et “l'instinct maternel” (quand la mère l'a…) n'est d'aucun secours quand l'enfant est en crise, et qu'on perd notre sang froid…
Je suis ensuite devenue “nounou” (je n'aime pas ce terme péjoratif !) chez les parents, par choix, par conviction à la suite d'un stage effectué en maternelle pour le BAFA petite enfance… j'ai vu des enfants si petits et si fragiles maltraités, tout ça parce qu'ils ne reculaient pas en arrière assez vite pour le spectacle de fin d'année, ou insultés quand ils demandaient un peu d'attention, et même être de véritable souffre-douleur et toujours accusé sans preuve, et parfois à tort…
J'ai donc pensé qu'il y avait un travail à faire avec les enfants avant leur entrée en maternelle, et leur éviter d'avoir des “lacunes”, déjà à cet âge !!
J'ai aussi fait une intégration en crèche d'un bout‘chou que je gardais, à la place de la mère qui ne pouvait se libérer…Les conditions actuelles ne permettent pas d'éveiller correctement les bébés, le personnel, trop peu nombreux, ne peux tout voir, et c'est du coup malheureusement souvent la loi du plus fort…
Voilà pourquoi je suis devenue “garde d'enfant à domicile”. J'ai beaucoup appris, et je me suis épanouie. J'ai presque toujours travaillé pour des parents très respectueux envers moi, et aussi envers leurs enfants.
 
Pour moi une règle d'or : m'adapter à l'enfant.
Car si le comportement de l'enfant est différent en fonction de l'adulte, c'est parce que les adultes se comportent différemment. Donc, en changeant mon propre comportement, je peux changer le comportement des enfants. D'ailleurs, si je ne suis pas capable de modifier mon comportement, et de garder mon sang froid, comment l'exiger de part des enfants, même des bébés ?
Et au bout de 10 ans d'expérience, j'ai une méthode à moi qui fonctionne, les enfants sont épanouis, en tout cas c'est ce que je pense car ils pleurent très peu, sourient beaucoup, ont l'air d'être plein de vie… et je le suis aussi, car les enfants me respectent, et aussi m'obéissent les fois où je donne un ordre… Très peu en réalité, mais systématiquement dès que leur sécurité est en jeu. C'est ainsi que je peux m'occuper d'éveiller 4 enfants sans problème, dans la joie, et les emmener partout en toute sécurité (bibliothèque, parcs, activités…)
 
Et puis vient mon tour d'être maman !
En ce qui concerne les bébés, je n'avais que deux inconnus : l'allaitement, et le sommeil la nuit…
Et bien j'ai galéré ! Mais j'ai pu prendre un peu de recul, une nuit où je pleurais de fatigue, quand mon ainé avait 5 mois passé… Je me suis demandé ce que je conseillerai à une maman pour laquelle je travaillerai, et je me suis mise à lire des livres, car je sais bien que ce n'est pas au cours d'une conversation entre amie, ou sur un forum que j'aurai trouvé mes réponses… J'ai lu, entres autres, l'excellent livre sur le sommeil du Dr Marie Thirion (également une référente en matière d'allaitement) et en deux semaines, mon fils faisait ses nuits de 10H d'un coup… en plus allait se coucher avec le sourire !!!
 
J'ai eu un peu peur… car si les bébés n'ont plus de secret, ce n'est pas le cas des enfants qui entrent en primaire ! Et mes enfants allaient grandir ! Et vite !
 
Je me suis donc replongé dans les livres, en me disant que si je trouve un auteur avec lequel je suis d'accord sur ce qu'il écrit, je peux a priori, lui faire confiance sur ce qu'il écrit sur les plus grands…
J'ai commencé par un grand classique, que j'avais lu il y a dix ans, “tout se joue avant 6 ans”… et je suis toujours d'accord avec le livre, sauf en ce qui concerne quelques pages du livre, notamment sur les fessées…
Puis j'ai lu d'autres livres, notamment “Parler pour que les enfants écoutent, et écouter pour les enfants parlent” qui est très bien, mais qui ne fournit que partiellement, à mon sens, une méthode.
 
Et puis je suis tombée sur un livre GENIAL :  “Parents Efficaces”, du Dr Thomas GORDON. Il m'a fallu un peu de temps pour le lire, car il y a beaucoup d'idée reçue remise en question, avec un questionnement sur la relation que l'on veut avec nos enfants…
(Plus de renseignement sur la méthode sans perdant, ou gagnant-gagnant : http://www.ateliergordon.com/)
J'ai ensuite lu d'un coup  “Parents efficaces au quotidien”, où il y a des exemples concrets de l'application de la méthode sur les tout-petits et les bébés qui ne parlent pas… en en lisant, je me suis dit “c'est exactement ce que je fais !”
Je n'étais pas toujours capable d'expliquer pourquoi cette méthode, cette façon de traiter les enfants, était la meilleure, ni du coup l'appliquer à toutes les situations de la vie courante… mais grâce à ce livre, je peux !
 
Le Dr Gordon nous enseigne à avoir une relation avec nos enfants non pas de parent à enfant, mais plutôt de personne à personne…
Personnellement, je disais simplement qu'il ne faut pas parler aux enfants d'une façon que l'on ne pourrait parler à ses propres parents, ou à la personne qui partage notre vie…
 
Voilà pourquoi j'ai décidé d'élever mes enfants selon La Méthode Gordon.
 
J'ai le projet de suivre les ateliers niveau I, niveau II, et niveau III afin de former également d'autres parents et de partager cette formidable méthode…
 
J'ai décidé de créer ce blog pour partager mon quotidien avec mes enfants… mes joies, mes peines, mes réussites et mes difficultés…
J'espère que je pourrais aller à la conférence sur Paris le 6 juin prochain…

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