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2012-08-28T13:30:00+02:00

Le changement de couche, avec un bébé qui ne marche pas...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Lors du changement de couche avec les tout-petits, nous rencontrons souvent un problème récurrent : nous essayons de les changer, et eux, ils ne tiennent pas en place et/ou hurlent !

____________________

J'ai le souvenir du premier conflit que j'ai eu mon "grand", Timéo, alors qu'il n'avait que quelques semaines ! Au début, il s'agitait, puis c'est allé en crescendo très rapidement et il se mettait à pleurer avant même que je l'allonge sur la table à langer ! De son point de vue, c'est comme si j'allais le torturer !

J'ai demandé à mon mari s'il rencontrait le même problème. Sa réponse a été négative, et j'étais très surprise ! Ca fait 10 ans que, moi, je change les couches, et c'est avec moi que mon nourrisson a un problème ?!?!

Non, non, pas avec moi, personnellement, mais avec ma façon de faire... J'ai réfléchis, et j'ai questionné le papa : il se servait des lingettes, plus pratiques ; alors que je préférais utiliser du coton et un lait de toilette pour bébé, mieux pour ses fesses... Et si c'était le lait de toilette avec ses 97% d'origine naturelles, le problème ?

Au changement de couche suivant, j'ai juste pris Timéo dans mes bras, en silence (alors que d'habitude je lui disais en avance que j'allais le changer), et arrivé devant la table à langer, je sors les lingettes et le lait et je les montre à mon fils en lui disant :

moi : "Timéo, c'est le lait que qui te fait mal aux fesses ?"

Il grimace.

Je continue : "Regarde, je vais faire comme papa, je vais utiliser les lingettes... D'accord ?"

Ensuite, je l'ai posé sur le dos. Il a gémit, plus par habitude, pour le principe je pense, mais sans pleurer, et j'ai continué de le changer en décrivant tout haut ce que je faisais.

Lors du changement de couche suivant, mon petit bout n'a même pas rouspété ! Le moment du change est redevenu un temps d'échange et de plaisir.

Je ne sais pas exactement pourquoi il ne voulait pas du lait de toilette, je ne sais pas si ça lui faisait mal (ses fesses n'était pas rouges ni irritées...), peut-être qu'il n'aimait pas le contact... Mais je sais qu'il préférait les lingettes ! Et le conflit a été résolu. (moi aussi je préférais les pratiques lingettes, plus économiques que ce lait!)

 

________________

Voici une autre anecdote, quand Tadéo avait... je ne sais plus exactement, quand il marchait à 4 pattes, et il ne tenait pas en place, ni pour le change, ni pour que je lui mette ses chaussures, par exemple...

Dans ces moment-là, à cet âge, je sais qu'il comprenait mes messages-je du genre : "Je suis énervée quand tu bouges pendant que je te change, parce que je n'arrive pas à mettre ta couche", mais en passant en mode écoute active, ça devient : "Tadéo, je sais que tu me comprends, que tu ne cherches pas m'énerver, mais que tu n'arrives pas à t'empêcher de bouger... tu as besoin d'aide pour focaliser ton attention, tu t'ennuies..." Et ensuite, soit je chantais, soit je disais :"Oh écoute ! Tu entends ?" Et il s'arrêtait pour essayer d'écouter... pas longtemps, mais suffisamment pour que j'attache la couche... Parfois aussi, je sortais un jouet que j'avais caché avant exprès, pour l’effet nouveauté !

 

[[[ J'ai aussi essayé un messages-je du style "Tadéo, je suis inquiète quand tu gigotes sur la table, j'ai peur que tu tombes", mais ça ne marchait pas. Son grand frère, un peu plus de 2 ans à cet époque, me répondait : "tomber ? mal ! aie aie aie ! calin maman !" et je savais qu'il comprenait, parce qu'il arrivait à déduire la suite, la conséquence de "tomber". J'ai compris alors que Tadéo ne comprenait pas la totalité de mon message... De plus, il manquait un élément, l'effet tangible sur moi...]]]

 

 

_________________

Un court exemple qui date de cette semaine, où je vais "agir sur l'environnement" en changeant de stratégie :

Je demande à Tadéo (19 mois) de venir changer sa couche, et il me répond "ah non !" et il s'enfuit en courant dans l'autre sens !

Alors je change de tactique, et je lui demande : "Où sont les couches ? Où est la table à langer ?"

Il me répond "là là !" en y allant !

Et je continue : "Qui appuie sur le bouton de la lumière ? "

Lui :"moi ! moi !"

Moi : "Tu prends le tabouret ?"

Il le déplace et monte dessus. Je n'ai plus qu'à le prendre et le poser. Je n'ai pas couru après lui, et en plus, je ne me fais pas mal au dos à le soulever !

 

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2012-08-24T20:56:00+02:00

Je ne signe plus avec les bébés

Publié par TimTad

Bonjour,

 

J'ai parlé sur ce blog de la méthode "signe avec moi". Je l'ai testée... mais pas approuvée.

 

J'ai découvert les bébés signeurs lors d'une émission sur France 5, les maternelles. J'étais enceinte de mon aîné.
Très intéressée, j'ai acheté le livre (et le DVD). J'ai commencé à en prendre connaissance tranquillement, et j'ai commencé à signer petit à petit à la naissance de Timéo. Je n'ai pas participé à un atelier.

Au début de cette nouvelle expérience, tout se passait bien, et j'étais très satisfaite. Timéo a commencé à signer vers 14-15 mois. Il apprenait facilement les signes. Je l'ai souvent filmé pour montrer cette technique de communication, et mon mari aussi était fier de montrer les vidéos aux personnes septiques, et qui étaient impressionnées de voir effectivement notre fils de presque deux ans signer 3-4 signes à la suite, prouvant qu'à cet âge il comprenait déjà tout ce qu'on lui disait...

Mais avec le temps, j'ai commençais à douter de cette méthode. Timéo signait, mais il ne parlait pas. Et cela me posait un problème. "Est-ce normal ?" est la question que je me suis beaucoup posée à moment-là. Déjà, depuis quelques mois, je croisais des bébés plus petits que mon fils de 4/6 mois, et qui prononçaient plus de sons que lui...

Je pense que chaque enfant est unique, et qu'il a son propre développement. Parfois l'un marche plus tôt, l'autre parle plus tôt... l'essentiel c'est qu'il progresse. Certes, il y a des moments dans leurs vies où il stagne aussi, et même régresse... mais cela ne dure pas...

 

Suis-je la seule à me poser toutes ces questions ?
Non, j'ai trouvé sur des forums différents des posts similaires intitulés "A deux ans, mon fils signe mais ne parle pas ?" Je lisais la même inquiétude de ces familles qui signaient...

Il y a aussi le fait qu'il parle vietnamien avec son père. Il parait que les enfants bilingues parlent parfois plus tard... Mais quand même...


Alors, j'ai fais un exercice difficile, que je fais chaque fois que je doute en tant que maman, et je me suis demandée :
"Et si c'était une maman qui me demandait la question, à moi, professionnel de la petite enfance, que lui répondrai-je ?"

 

Prendre du recul dans une situation personnelle est vraiment difficile. Mais une fois que j'y suis parvenue, ma réponse a était : "non, ce n'est pas normal qu'un enfant de 2 ans ne parle pas DU TOUT. Certes, seul son entourage proche comprend ses premiers sons, ses premiers mots, mais il parle et s'exprime oralement (autrement que les pleurs). Peu importe qu'il prononce 5 ou 50 mots, que ces phrases soient déjà composés de 2/3 mots, ou que cet enfant de 2 ans en soit au stade où il prononce un mot pour une phrase/pensée. L'essentiel est qu'il avance, à son rythme... Mais s'il ne parle pas du tout à deux ans, pour moi, ce n'est pas normal. Soit il a un problème personnel, soit c'est son environnement qui n'est pas favorable..."

 

Je revois encore la vidéo du deuxième anniversaire de Timéo... Il ne parlait pas du tout.

 

J'ai pensé (et je le pense toujours) qu'il était concentré sur les signes, et que cela lui suffit pour communiquer. Qu'il ne fait pas d'effort pour prononcer, parce que je lui offre une méthode plus facile... Et comme tous les petits d'hommes, il préfère ce qui est facile !

 

Le bilan n'est pas négatif, car il signe plusieurs signes, ce qui signifie que ses pensées sont déjà organisées, donc au niveau cérébral, tout va bien. En revanche, je sais que par expérience, entre 18 mois et 3 ans, les enfants ont une "phase perroquet" où ils répètent tout avec beaucoup de plaisir, un nombre incalculable de fois... Mais plus grans, ils ne veulent plus répéter, ils n'écoutent même plus, soupirent et il est difficile de corriger leurs fautes de prononciation et de langage (genre "je suis, tu es" et pas "je es")...

 

J'ai pris alors la décision de ne plus signer. Et de ne plus comprendre ce qu'il voulait quand il signait.

Lui et moi, nous avons passé 10 jours pénibles ; il était très frustré que je ne le comprenne plus... Mais j'étais décidé à stopper totalement les signes une semaine pour observer les résultats : les 2/3 premiers jours, il a crié, puis, très vite, il a essayé de communiquer d'une autre façon, et il s'est mis, enfin, à commencer à prononcer d'autres sons que "mama" ou "papa"... Ses progrès ont été spectaculaires ! 10 jours après, seul le signe "encore" persistait (pratique pour lui de réclamer tout en mangeant !). Six mois après, il prononçait la quasi-totalité des sons, et parlait des phrases de plusieurs mots. Aujourd'hui, il a trois ans, sa prononciation est compréhensible par des inconnus, il utilise le "je", le "moi"... les seules fautes qu'il fait sont du genre : "je es" ou lieu de "je suis", idem avec avoir, et il décompose les apostrophes ("je essaie").

 

Pour son petit frère, Tadéo, né 18 mois après, je n'ai pas signé. J'y ai repensé à mesure qu'il grandissait, mais j'ai préféré ne pas refaire l'expérience. Il parle lui aussi vietnamien avec son père... et son frère ! Il a aujourd'hui 19 mois, et prononce beaucoup mots, de sons, il est déjà en mode perroquet, et répète tout ce qu'on lui dit, surtout la fin, comme "core" pour "encore"... du coup, pour lui faciliter les choses, au début quand je le servais par exemple, je parlais pour lui en disant "merci maman", et il répétait juste la fin "maman"... maintenant il dit "ci maman !"

 

[Je précise que je parle "nourrice", mais pas "bébé". C'est à dire que je parle de moi-même à la première personne, comme à un adulte ("je suis là" et non pas "maman est là"), mais que je parle de façon douce, parfois plus lentement, en articulant doucement, et que je m'adapte à l'enfant en parlant un cran au dessus...]

[Je faisais comme ça aussi avant, avec les bébés que je dorlotais, et tous (6) ont eu un développement similaire à celui de Tadéo... à quelques mois près, chacun à leurs rythmes.]

 

Pour conclure, personnellement, je n'utiliserais plus cette technique.


Cependant, je pense qu'elle a son utilité quand un bébé est gardé par plusieurs personnes (crèche, ou à mi-temps, ou temps irréguliers, etc.). Car les signes sont facilement reconnaissable par les personnes qui connaissent les signes, contrairement aux sons, qui ressemblent à du charabia pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude de s'occuper d'un enfant en particulier. Mais je pense qu'il est préférable que la personne qui s'occupe le plus de l'enfant (en temps) ne signe pas, pour que le bébé apprenne à prononcer en douceur, à son rythme, petit à petit...

 

Mais ce n’est que mon avis (^_^)

Seuls les parents savent ce qu'il y a de meilleur pour leur bébé, unique.

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2012-08-22T14:00:00+02:00

Les miettes par terre... au tour du grand frère... Suite !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Suite à cet article, faisant suite au premier, je vais répondre aujourd'hui à la question de Fabienne :

 

Est-ce que s'il avait continué à manger au milieu du salon, ça ne devenait pas une "résolution de conflits", puisque chacun avait un besoin à satisfaire et que vous n'arriviez pas à vous entendre ?

 

Je pense qu'on avait chacun à un besoin à satisfaire (propreté, respect pour moi, et se nourrir pour lui), en revanche, il n'y a que moi qui avait un problème !

Cela ne dérangeait pas Timéo de mettre des miettes par terre... ce n'est pas lui qui fait le ménage ! Et le respect du travail des autres... il n'a que 3 ans ! Donc il n'avait pas de problème...

 

Par contre, mon message-je : "Timéo, je suis déçue"  lui a posé un problème.

A ce moment-là, nous avions tous les deux un problème, et ça devenait une résolution de conflit.

Mais il a réfléchit, seul, en silence, tout en m'observant, et je pense qu'il a mentalement fait les étapes. Puis il a appliqué une solution (il a choisit seul de s'assoir sur le canapé, il aurait pu s'assoir à table ou ailleurs...), ensuite, il m'a questionnée pour s'assurer que la solution (qu'il avait déjà appliquée !) me convenait.

 

 

 

 

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2012-08-22T13:26:00+02:00

Vos témoignages

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vous propose, si vous le souhaitez, d'écrire vous aussi vos expériences sur ce blog.

 

Voici un premier témoignage :

 

Laissé par : biovalam le29/11/2011 à 09h27
  • Je tenais à te remercier car vendredi j'ai connu ma première victoire grâce à toi et à cet article...

    Pendant que je préparais le repas, ma plus grande avait pris tous les torchons de vaiselle pour emballer des jouest avec (elle faisait des cadeaux comme elle dit). Je n'aime pas qu'elle mette les torchons parterre car on a 1chien et je trouve pas ça hygiénique. Et bien pour la 1ère fois, au lieu de m'énerver et de lui reprendre les torchons. J'ai appliqué la méthode Gordon.

    Moi : "ecoute mon coeur, je n'aime pas quand les torchons sont parterre car après ils se salissent et je dois les laver et je n'aime pas faire des lessives. Tu veux bien les remettre en place ?" Elle : "Mais maman, je fais des cadeaux pour toi ..." Moi:"Ok, je comprends tu as envie d'emballer des cadeaux. Tu as idée de ce qu'on peut faire ?" Après quelques instants de reflexion; j'ai ajouté :"et si tu prenais du papier journal, pour emballer des cadeaux ?. Elle :"D'accord et je peux écrire les noms dessus?" (elle sais pas écrire mais elle a gribouillé avec un feutre sur le papier). Je suis très fière de moi car pour une fois cela n'a pas été la crise et tout le monde était content ! MERCI

 

 

 

A votre tour de laisser un commentaire (^_^)

 

A vos plumes !

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2012-08-21T14:12:00+02:00

"Non" pour dire "oui" !?

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voici un épisode qui s'est déroulé il y a quelques semaines entre mon cadet (19 mois) et moi.

Nous étions à table avec son frère, qui m'a demandé à boire. Puis Tadéo s'est agité :

Tadéo : " o o o !! "

Moi : "Tadéo, tu veux de l'eau ?"

Tadéo : "Non !"

Je referme la bouteille sans le servir... et il se met à pleurer, fort, d'un coup, et c'est LE drame !

Moi : "Ah ! Tu as dit "non" pour dire "oui" ! En fait tu veux de l'eau ?"

Il s'arrête de pleurer, et me regarde, sans trop savoir quoi faire"

Moi : "C'est difficile de prononcer "oui", alors tu dis "non", mais du coup, je ne te comprends plus ! Si tu veux, tu peux dire "hum" pour me répondre "oui".

Tadéo prend un air sérieux et marmonne "hum" tout en penchant la tête en avant en m'imitant !

Moi :"Comme ça je te comprendrais ! On essaie ? Est-ce que tu veux de l'eau mon chéri ?"

Tadéo, avec un grand sourire et les yeux pétillants (avec encore un reste de larmes !) : "hum !"

Moi : "D’accord, je te sers de l'eau !"

C'est comme ça que la série des "non" incompréhensible, alors que ce n'est pas encore "la période du non" s'est achevée !

 

______________

Pour la petite explication :

Récemment, j'ai suivi la deuxième partie de la formation obligatoire des assistantes maternelles. Et ce que nous a dit l'orthophoniste m'est revenu d'un coup, me permettant de comprendre ce qui se passait dans la tête de mon fils, et du coup de pratiquer l'écoute active.

Tadéo disait "non" parce que c'est le même chant lexical que "oui". De la même façon, il dit "maman" quand il voit une dame, et "papa" quand il voit un homme. Les gens lui répondent "non, je ne suis pas ton papa / ta maman !"
Bah oui, il le sait bien ! Mais en réfléchissant avec le cerveau d'un bébé, et non celui d'un adulte, et surtout avec une bonne connaissance du développement des bébés, on comprend que, non seulement il a déjà assimilé le sens de tous les mots, mais qu'en plus il a déjà suffisamment organisé ses pensées pour essayer de se faire comprendre ! Tiens, ça me rappelle le jeu à la télé : pyramide !

"oui" est difficile à prononcer, on est obligé de faire une grimace qui ressemble à un sourire... (ne dit-on pas "ouistitiiiii" pour poser sur une photo ?) Quand Tadéo sera capable de prononcer sans difficulté le son "i", il dira "oui" à ce moment-là... Il commence parfois à dire "oui" avec une belle voix !

 

 

______________

Et pour finir, une remarque à propos de la méthode "signe avec moi", ou "bébé signeur".

Avec du recul, je la déconseille (je modifierai la page à ce sujet en expliquant plus en détails mes raisons), mais je voulais en parler ici, car il aurait aussi été possible de proposer un signe à mon fils, plus facile qu'un mot à première vue... mais je n'ai plus aucun doute aujourd'hui quand au fait qu'il y a beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages à faire "signer" les bébés... mais ce n'est que mon avis !

 

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2012-08-03T13:54:00+02:00

Les miettes par terre... au tour du grand frère !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vous ai raconté hier  l'histoire des miettes par terre entre moi et Tadéo (18 mois).

Eh bien, juste après écrit l'article, et ce que j'aurai pu dire si cela était mon grand, ce fut le cas !

 

Toujours chez mes beaux-parents, Timéo (3 ans), mange une madeleine, et je vois les miettes tomber par terre.

Moi : "Timéo regarde : tu fais tomber des miettes par terre ! Tu veux bien aller t'asseoir... ?"

Timéo, me coupant la parole, avec une voix fluette : "non, je ne veux pas !"

Ok, alors j'essaie un bon message-je : "Quand je vois que tu mets des miettes par terre, je suis gênée parce que tes grands-parents font le ménage et qu'ils vont devoir recommencer... J'aimerai que tu respectes leurs efforts, tu sais que c'est fatiguant de faire le ménage... Tu veux bien aller t'asseoir ?"

Il me regarde dans les yeux, avec un air de défi : "Non, je veux pas !"

Et il continue de manger...

Il manque un élément à mon message, l'effet tangible que cela a sur moi, pas sur ses grands-parents. Alors je lui dis simplement, entre 4 yeux : "Timéo, je suis déçue".

Je n'ajoute rien, mais je continue d'avoir l'air contrariée... je le suis vraiment d'ailleurs...

Au bout de 30 secondes à m'observer, Timéo se lève, puis vient s'asseoir à coté de moi pour finir sa madeleine.

Quand il a terminé, il me demande : "Tu es triste maman ?"

Moi : "Non, je ne suis pas triste ! J'étais déçue tout à l''heure parce que tu ne m'écoutais pas, mais maintenant je suis contente, je te remercie d'avoir pris en considération ce que je te disais et je t'en suis reconnaissante. Merci Timéo"

Il me regarde, et me dit avec un beau sourire et les yeux pleins de fierté : "Je t'en prie, maman".

 

 

Et s'il n'avait pas réagi à mon message, et qu'il avait continué de manger en plein milieu du salon ?

Et bien, je n'aurais rien fait. J'aurais peut-être insisté avec des mots (ou des explications plus détaillées comme avec son petit frère), mais je ne me serais pas levée pour l'obliger physiquement à m'obéir. Je ne me serais levée. Ensuite, j'aurai ramassé ses miettes devant lui, en soupirant et en râlant bien fort (s'il était plus grand, je lui aurai demandé de le faire)... mais je ne l'aurais pas contraint. Cela arrive parfois, régulièrement. Et je crois sincèrement que c'est une des raisons de mon succès aujourd'hui : je lui laisse son libre arbitre...

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2012-08-02T13:55:00+02:00

Pas de miettes par terre !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vais vous raconter un conflit que j'ai eu avec Tadéo, 18 mois.

 

Nous sommes chez mes beaux-parents. Les règles et les limites sont nouvelles et différentes. Ici, tout le monde mange quand il veut, à table ou sur le canapé, et la télé est allumée en permanence...

Quand Tadéo se réveille, vers 15H, il a faim, et il mange un cookie... Or, pendant qu'il dormait, le ménage avait été fait...

Moi : "Tadéo, assieds-toi s'il te plait"

Tadéo : "Ah nan !"

Moi : "Ah si !"

Lui : "Ah nan !"

J'avais un problème, il me fallait utiliser un message-je :

Moi : "Tadéo, regarde par terre, j'aimerai que tu ailles t'asseoir pour ne pas mettre les miettes par terre…"

Lui : "Ah nan!"

Bon, pas très efficace (d'autant que je n'ai pas vraiment fait un vrai message-je, maintenant que j'y pense...) Comme il est petit, il ne comprend pas les sous-entendus, alors je décide de lui expliquer en détail, pas à pas :

Moi "C'est qui Tadéo ?" (c’est une petite question pour couper le cycle des réponses « ah nan ! »

Lui : "Moi !"

Moi : "Et où est ông nội ?"

Tadéo pointe son grand-père du doigt : "Là !"

Moi : "Et tu sais qui a balayé tout à l'heure ?"

Il ne répond pas, mais fronce les sourcils...

Moi : "C'est ông nội ! Et tu sais qui a lavé par terre ?"

Tadéo : "nội ?"

Moi : "Non, c'est bà nội (grand-mère) ! Regarde par terre, comme c'est propre !"

Il regarde par terre, se penche, et ramasse une miette de son biscuit...

Moi : "C'est toi qui mets des miettes partout en mangeant debout ! Tu veux bien aller t'asseoir pour que les miettes tombent sur la table ? C'est plus facile à nettoyer..."

Tadéo : "Hum !" (c'est son oui)

Puis il va prendre un petit marchepied, l'approche de la table basse, et s'assoit pour manger !

Et depuis, il fait attention à reposer ce qu'il mange sur la table : il s'assoit, croque un morceau, repart rejouer, puis vient s'asseoir à nouveau pour une bouchée !

 

Avec un plus grand, j'aurai pu dire un vrai message-je : "je suis gênée (sentiment) que tu manges en mettant des miettes par terre (comportement inacceptable) parce que ông nội et bà nội viennent de faire le ménage et que je n'ai pas envie de le refaire ! (effet tangible sur moi)"

Et si j’avais l’impression que Timéo (3 ans) ne me comprend pas, j’aurais tout détaillé comme avec son frère… je pense qu’il vaut mieux trop d’explications que pas assez…


En CNV, maintenant que j’ai tout le temps de penser ma phrase, j’aurai pu dire : "Quand je vois que tu manges en mettant des miettes partout (observation), je suis gênée (sentiment) parce que j’ai besoin que tu respectes le ménage effectué par tes grands-parents (besoin). De plus, j’ai besoin de propreté et d’ordre et je n’ai pas envie de refaire le ménage ! Est-ce que tu veux bien t’asseoir s’il te plait ? (demande)"

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2012-08-01T16:00:00+02:00

"Stop ! Ne dis rien de plus !" Ou le drame du petit pain au chocolat...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voilà un conflit qui s'est déroulé il y a quelques jours. Toute la famille est partie en vacances une semaine, puis nous sommes retournés chez nous un jour et deux nuits avant de repartir une semaine (chez mes beaux-parents).

Ce jour là, j'ai constaté que mes poissons rouges avez dévorés toutes leur plantes, alors nous sommes allés en acheter de nouvelles, et j'ai passé une bonne partie de la matinée à vider l'aquarium, le nettoyer, le remplir à nouveau... Bref, j'étais occupée, et je ne voulais pas reporter cette tâche puisque que je repartais une semaine le lendemain matin.

C'est donc mon époux qui s'occupait de nos charmants petits garçons.

Le matin même, j'étais allée acheter des petits au chocolat pour tout le monde, et mes fils ne les avaient pas terminés, et la table du petit déjeuner n'avait pas été défaite...

Le conflit commence quand Timéo décide de finir sa chocolatine (comme on dit à Bordeaux), et qu'il a constaté que son frère était passé par là avant lui ! Je l'ai entendu pleurer, se plaindre à son père... Le ton est monté, et mes deux hommes se prenaient sérieusement la tête, entre Timéo, 3 ans, qui chouinait le plus fort possible en criant que c'était SON pain au chocolat, et son père, énervé, qui criait aussi qu'il n'y plus de pains au chocolat, que ce n'était pas grave, qu'il mangerait mieux à midi, qu'il n'avait qu'à le manger plus tôt, etc.

Et Tadéo ? Il jouait tranquillement, laissant l'orage passait j'imagine, en tout cas, je ne l'entendais pas, et ni mon mari ni mon ainé ne lui parlait, comme si ça ne le concernait pas ! Bah, en y réfléchissant, lui n'avait pas de problème...

Et la dispute a continué ainsi...

Quand à moi, je continuais de m'occuper de mon aquarium !

Bon, au bon d'un moment, le père a décidé de quitter la pièce et d'aller jouer avec le plus petit dans la chambre... laissant Timéo à table, qui pleurait toujours...

Alors, j'ai décidé de m'en mêler, et d'analyser rapidement la situation avant d'intervenir.

Timéo avait besoin d'être calmé. Son père aussi, ce qu'il faisait surement dans la pièce d'à coté.

Quand à mon époux, ce qu'il voulait surement, c'est un peu de tranquillité, et que mon fils arrête de chouiner, car je sais que cela le rend fou ! Et le constat, c'est qu'il s'y ait mal pris ; les méthodes classiques ne marchent pas. Je comprends mon homme, il aimerait que mon fils obéisse, que quand il lui ordonne d'arrêter de pleurer, il arrête. Il aimerait régler les problèmes de mon fils rapidement (s'il avait un autre petit pain, il le lui aurait donné !). Je pense qu'il na pas encore fait le deuil de l'enfant idéal. Je pense que je l'ai fait et que cela me permet d'avancer : dans la vraie vie, les enfants ne sont pas comme ça !

Bon, à mon tour de raisonner.

Alors, que veut mon Timéo, quand il pleure parce que son frère a mangé le reste de son pain au chocolat ? Je ne pense pas qu'il a encore faim, et qu'un autre de remplacement l'aurait satisfait... ou peut-être que oui, je n'en sais rien, lui seul le sait !

Ce qui est sûr, c'est qu'il a besoin d'être compris. L'écoute active est la technique de communication la plus appropriée. Allez, je me lance :

Moi : "Timéo, tu es en colère ?"

Lui : "Oui, Tadéo a mangé mon pain au chocolat !"

Moi : "Tu pleures parce que ton frère a mangé ton pain au chocolat."

Lui : "Oui, je en ai plus ! Donne-moi en un autre !"

Moi : "Tu aimerais qu'il reste un autre pain au chocolat et que je te le donne!"

Lui : "Oui ! Est-ce que tu as encore de la monnaie ? Tu peux aller à la boulangerie ?"

Je suis fière que constater que malgré la situation et son état, il arrive à me parler, et surtout à chercher lui-même une solution à son problème !

Moi : "Tu aimerais que j'aille à la boulangerie pour t'acheter un autre petit pain au chocolat ?"

Lui : "Oui maman"

Cette fois, c'est une question qui m'est adressée. Timéo est beaucoup moins énervé, et j'espère que ma réponse ne le replongera pas dans les sanglots ! Mais je reste honnête avec lui :

Moi : "Je ne peux pas aller à la boulangerie maintenant, regarde, je n'ai pas encore terminé, et je ne veux pas laisser les poissons dans le sceau ! Mais si tu veux, j'irai cet après-midi, et tu pourras en manger pour le goûter."

Il ne s'énerve pas plus, mais il ne se calme pas non plus.

Timéo : "Non, je veux manger tout de suite !"

Il sait que les placards sont vides, et qu'il n'y a rien d'autre... Je l'entends renifler...

Moi : "Si tu veux, tu peux prendre tes doudous et venir t'installer sur le canapé pour me regarder. Peut-être que ça t'aidera à te calmer..."

Il ne me répond pas, mais il me rejoint. Après un moment, il s'en va. Et tout de suite après, j'entends qu'il se querelle à nouveau avec son père, qui crie à peu près la même chose que tout à l'heure !

Timéo revient, encore plus énervé !

Timéo : "Papa ne veut pas ! Je ai demandé d'aller à la boulangerie, mais il veut pas !".

Je décide de faire une pause. Je prends mon fils dans mes bras, et lui caresse le dos doucement. Je me promène dans le couloir, sans rien dire, et Timéo se confie à moi, tout en se calmant. Je continue l'écoute active.

[L'écoute empathique de la CNV aurait probablement été plus efficace, et rapide, mais je ne trouve pas les mots (je n'ai pas le vocabulaire, et je n'arrive pas à me mettre à la place de mon fils... pas encore)]

A un moment, quand je suis à coté de la porte de la pièce où est mari, Timéo se plaint une dernière fois du refus de son père... je sens qu'il est presque totalement calmé, quand mon mari déboule et dit :

Le père, encore énervé : "Mais je t'ai déjà dit que j'en ai pas d'autre..."

Moi : "Timéo, tu es déçu que ton père ne veut pas aller à la boulangerie pour t'acheter un autre pain au chocolat..."

Tim, complètement calmé : "Oui."

Mais son père continue, toujours énervé et étonné : "Quoi ? Tu veux que j'aille à la boulangerie ? Mais j'ai pas que ça à faire ! Et..."

Et là, agacée, je lui ai coupé la parole en lui disant : "Stop ! Ne dit rien de plus ! Arrête ! Ca y est, il est calmé, n'ajoute rien."

Il m'a foudroyé du regard, mais il s'est tu.

Et le calme est revenu.

 

Je suis contrariée d'avoir ainsi parlé à mon époux... J'aurais aimé lui parler à lui aussi avec de l'écoute active/empathique... Mais sur le coup, voyant qu'il allait rallumer le feu, je voulais juste qu'il se taise. Et je lui suis reconnaissante de l'avoir fait.

 

Je pense que c'est là l'une des principales difficultés de la technique : s'en tenir à l'écoute active, en reflétant au mieux ce que dit l'autre, garder le silence, être patient, et surtout, surtout, ne rien ajouter de plus (tant que que l'autre n'est pas calmé à 100%), ne pas utiliser les obstacles à la communication, identifiés par T. GORDON, et décris dans ses livres. Je les liste ici, et je vous invite à lire ses livres pour plus de détails :

1.      Ordonner, commander, exiger

2.      Menacer, avertir, mettre en garde

3.      Moraliser, sermonner

4.      Conseiller, donner des solutions

5.      Argumenter, persuader par la logique, faire la leçon

6.      Juger, critiquer, blâmer

7.      Complimenter, approuver, louanger

8.      Humilier, ridiculiser, étiqueter

9.      Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer

10.  Rassurer, sympathiser, consoler

11.  Enquêter, questionner

12.  Dévier, blaguer, esquiver

 

Je souhaite me reconnecter avec moi-même, avec ce que je ressens, pour être à l'avenir capable de mieux communiquer aussi avec mon mari (et les autres...) La communication non-violente m'y aidera, petit à petit. J'ai conscience que cela prendra du temps, des années... Mais quand je regarde le chemin que j'ai parcouru ces dernières années, tout ce que j'ai défait de mes dernières décennies, je suis confiante en l'avenir ! Je souhaite continuer de faire grandir mon esprit en même temps que la croissance de mes enfants, à mon rythme !

 

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