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2013-01-29T20:40:00+01:00

"Du temps pour toi, maman"

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ces derniers temps, je ne mets plus en colère, et à crier, mais je pleure…

Thomas GORDON nous dit que la colère est une émotion seconde, qu’on crée. Son exemple est un enfant perdu dans un magasin, sa mère lui crie dessus, le gronde pour qu'il ne recommence plus, mais d'abord, elle avait peur, elle était inquiète, et quand elle a retrouvé  son enfant, elle était soulagée de le retrouver. Ensuite, dans un second temps, elle s’est mit en colère contre lui.

 

Depuis mon stage de Communication NonViolente, je comprends mieux ce qui se passe en moi, et je me concentre sur moi. Mes émotions débordent, et je pleure !

Par exemple, face au désordre : il arrive fréquemment (c'est à dire 2 fois par semaine au moins) que les enfants se mettent à sortir tous les jouets sans les ranger au fur et à mesure. Dimanche dernier, Timéo a voulu me monter sa "montagne" dans la salle de jeux : il avait empilé beaucoup de jouets de la salle et aussi des jouets qui se rangent dans sa chambre ! Comme s'il n'y en avait pas assez dans la salle de jeux !!!

Il voyait une montagne… et je voyais le temps que j'allais passer à ranger, car je savais que lui n'ait pas capable de ranger quand il y a trop de choses de sortie...

J'ai ouvert de grands yeux, et la bouche aussi. Puis j'ai respiré un bout coup et j'ai soufflé bruyamment. Je suis entrée dans la pièce : c'était encore pire que ce je croyais. Je me suis assise par terre, et j'ai pleuré.

Timéo était un peu étonné, et je lui répondu que j'étais découragée de devoir encore ranger, que je venais juste de finir de ranger la cuisine, et que j'en avais marre, que j'avais besoin de me reposer, et ce n'était pas possible, car il y avait des jouets de petites tailles que je range en hauteur hors de la portée des petites mains des bébés (mais qui sont à la portée de Timéo qui a le droit de les prendre le soir)...

Bref, j'ai pleuré de découragement, de fatigue.

 

Mais mes pleurs sont différents : avant, je me coupais de moi-même, et quand je pleurais c'était quand je craquais. Je ne contrôlais pas, je détestais mes pleurs que je prenais pour de la faiblesse, et je m'en voulais de pleurer comme une gamine. J'essayais toujours de m'empêcher de pleurer. Et tout restait en moi, quelque part. Et j'étais tendue, crispée, je restais de mauvaise humeur un moment, fronçant les sourcils et soupirant bruyamment.

Aujourd'hui, c'est différent. Je pleure, mais je ne craque plus. C'est comme si je vidais mon vase au fur et à mesure. Avant, il débordait de partout, l'eau se répandait tout autour, incontrôlable, et au pire moment.

Maintenant, mes pleurs sont libérateurs, et je me sens tout de suite beaucoup mieux, je peux passer à autre chose (et puis je pleure une ou deux minutes maximum, pas comme avant…).

Je me sens plus légère, je me relie à moi-même ; je suis plus heureuse, plus vivante.

Je préfère pleurer de temps en temps !

 

Un autre exemple du changement en moi, et de mon comportement : un jour de la semaine dernière, mes fils étaient fatigués tous les deux, enfin c'est ce je croyais, alors je les ai couchés pour la sieste, et au bout d'un court moment, alors que je m’étais à peine installée pour me détendre : les voilà qui se relevaient, le sourire aux lèvres.

J’ai soupiré et je me suis lancée dans un monologue : "Quoi ? Vous ne dormez pas ? Vous n'êtes pas fatigués ? Mais moi j'ai besoin de me reposer ! Je pensais avoir un moment pour moi, tranquille, sur mon ordinateur, mais ce n'est pas possible, vous ne dormez pas, vous n'avez pas sommeil, je vais devoir m'occuper de vous, pff, j'en ai marre, j'ai besoin de me détendre. AH !"

Et voilà j'avais vidé mon sac.. Ca m’a fait du bien, et j’ai souris.

Et mes fils ? Dans des moments comme celui-là : ils me regardent, ils attendent en silence, et quand j'ai terminé, ils me demandent si c'est l'heure du goûter, ou ce qu'on va faire après... Ils ne me parlent de ce que je viens de dire, ils ne se justifient pas, ne se sentent pas coupable.

 

Pas coupable ? Vraiment ?

En fait, une petite voix en moi se pose la question, s'interroge : comment mes enfants interprètent cette nouvelle façon de communiquer avec eux... C'est devenu naturel pour moi de parler comme ça avec mes fils, mais pas avec mon mari ou d'autres personnes... C'est beaucoup plus simple avec les enfants...

Oui, mais quand même, j'avais hâte d'avoir un retour de leur part, parce que j’étais aussi un peu inquiète...

 

 

J'ai des retours de l'écoute active, quand j'entends mes fils parlais et qu'ils ont un problème.

Par exemple, quand Tadéo, 2 ans, pleure, et qu'il dit tout haut : "regarde ! je pleure moiii !" ou "je veux câlin, je suis triste".

Hier, dans un lieu d'accueil enfant parent, il a eu une grosse frustration à propos d'un jouet qu'il voulait, et qu'un autre petit garçon avait déjà. Une accueillante a voulu le prendre dans ses bras, il lui a répondu, en s’écartant, sans cesser de pleurer "non, je veux maman, c’est maman !". Et comme j'étais occupée à lire un livre avec un autre enfant, elle lui a proposé un autre jouet... Tadéo lui a répliqué : "laisse-moi tranquille ! Laisse-moi pleurer !"

Il a surpris tout le monde, moi y compris. L'autre accueillante a dit "au moins, ça a le mérite d'être clair !"

 

Dimanche matin, j'ai eu un retour des messages-je que j'emploie.

J'étais en train d'aider mon ainé, 3 ans et demi, à s'habiller, quand il m'a dit spontanément, d'un coup :

Timéo : "je vais prendre la voiture rouge, avec papa, et avec Tadéo, et toi, maman, tu vas rester à la maison, tu vas préparer le repas...’’

Moi : "Tu veux que je reste seule à la maison pendant que tu descends jouer en bas avec la voiture rouge avec ton frère et papa ?

Timéo : "oui, comme ça, tu auras du temps pour toi, maman."

J'étais surprise. Je l'ai pris dans mes bras, et je l'ai remercié. J’étais presque au bord des larmes, tellement j'étais touchée, émue...

 

C'est un très grand soulagement pour moi de constater que mes enfants comprennent que je cherche à satisfaire mes besoins, et les leurs, sur un pied d'égalité. Qu'il n'y a pas de gentil ou de méchant. Et que lorsque je me plains à la première personne, en prenant la responsabilité de ce que je ressens, ils savent que j'ai juste besoin de le dire tout haut, et qu'après, je vais tout de suite mieux. Que mes paroles ne sont pas dirigées contre eux, mais pour moi.

 

Je vais continuer sur ce chemin, le cœur plus léger et rassuré.

Dans 10 jours, je vais à la Rochelle faire le module 3 de la CNV, avec d'autres personnes que j'ai rencontrées lors du premier stage en novembre. Tout un week-end pour moi, en pratiquant la CNV... J'ai hâte !

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2013-01-23T11:49:00+01:00

Modifier l'environnement pour les tout-petits.

Publié par TimTad

Bonjour,

 

L'écoute active, le message-je et la résolution de conflit sont les techniques verbales de la méthode GORDON, mais jusqu'à présent je n'ai pas parlé de la technique non-verbale, qui résous pourtant beaucoup plus de conflits (que les techniques verbales), d'après mon expérience avec les tout-petits.

 

"Changer un comportement inacceptable en modifiant l'environnement" : tel est le titre du chapitre 8 du livre "Parents Efficaces", de Thomas GORDON.

 

Ce chapitre ne comporte que 8 pages, avec 7 "possibilités et quelques exemples.

 

Aujourd'hui, on pense à mettre un objet de valeur en hauteur, à fermer l'armoire à pharmacie à clé, interdire l'accès à des pièces dangereuses avec une barrière ou en la fermant à clé, ou on pense à donner un tabouret à un enfant pour qu'il puisse accéder au lavabo et se laver les mains...

 

Je trouve que ce chapitre est capitale, indispensable, et pourtant trop superficiel pour les tout-petits.

Pour améliorer les techniques de communications verbales, je me sers de la Communication Non-Violente de M. Rosenberg.

Pour modifier l'environnement au plus proche des besoins des tout-petits, la grande spécialiste est pour Maria MONTESSORI.

 

J'avais entendu parler de certains aspects positifs et un négatif, et vu un reportage sur une école montessori à la télé. Mais je ne voulais pas me faire une idée sur des interprétations, alors j'ai lu ses ouvrages : "L'enfant", "L'enfant dans sa famille", "L'esprit absorbant de l'enfant", et pour finir "Pédagogie scientifique tome1 :la maison des enfants" en cours de lecture.

 

Ma réaction : "Ouah !" Je suis impressionnée. J'ai passé 13 ans à observer les bébés et à modifier mon propre comportement. Tout ce qu'elle a écrit concernant ses observations sur les tout-petits, c'est simple, je suis d'accord à 200 %.

Je suis aussi pleine d'interrogation, par rapport à certaines de ses observations auxquelles je n'avais pas spécialement réfléchie...

 

J'avais entendu : "les enfants font ce qu'ils veulent". C'est faux. La pédagogie Montessori impose les limites de façon différente. Pour faire simple, les limites sont imposées quasiment de la même façon que la méthode Gordon, sans punition ni récompense, en tenant compte des besoins de tout le monde (ou presque).

 

Mais pour cela, il faut savoir quels sont besoins des uns et des autres.

 

Maria MONTESSORI a passé sa vie à observer les enfants, de la naissance à l'adolescence, et en modifier leur environnement (dans ses écoles) en fonction de ses observations. Elle s'est notamment intéressée aux besoins psychiques des enfants (en plus des besoins physiques).

 

"Aide-moi à faire seul", voilà comment est résumé sa pédagogie.

La période de crise et de caprice, vers 2/3 ans ? Elle n'existe pas. Pour Maria Montessori, l'individu part à la conquête de son indépendance. Il se libère du sein nourricier, puis il se libère de nous pour se déplacer en apprenant la marche, il se libère aussi de nous pour la communication et apprend à parler. Et ensuite, vers 2/3 ans, l’enfant continue à vouloir être indépendant, autonome, poussé par les forces de la Nature. Et si nous, adultes, nous nous y opposons (inconsciemment et avec les meilleurs volontés du monde), l'enfant ne se laissera pas faire, il réagira, et son comportement, son caractère, seront modifiés... Pour elle, tous les enfants partent de zéro à la naissance, elle voit les bons cotés comme naturel chez tous enfants, et affirme avec une grande certitude que tous les défauts de caractères disparaissent si nous fournissons un environnement adapté pour eux...

J'aime beaucoup cette vision très positive des enfants ^^ D’ailleurs, je vous ai déjà fait part de mon interrogation sur le besoin d’autonomie, et j’ai trouvé beaucoup de réponses dans ses livres. Par exemple, une fois, Tadéo s'y mis à hurler, d'un coup intensément, sans raison apparente quand je mettais la table : sachant qu'il est en période sensible de l'ordre, j'ai compris que je n'étais trompée en lui donnant le set de table de son frère au lieu du sien, alors, j'ai juste remis les sets de table en place, dans l'ordre, et ses cris ont cessé d'un coup... (vous avez vu Amélie Poulain ? La scène où elle change les choses de place d'un méchant voisin pour le punir de sa méchanceté en le rendant dingue ^^ )

 

Je vous en reparlerai plus en détails dans mes prochains post, parce qu'il y a vraiment beaucoup de choses à dire.

 

Mais je suis tellement admirative de ses réflexions profondes sur la nature humaine, sur sa pédagogie respectueuse de chaque individu, à son rythme, que j'ai changé Timéo d'école la semaine dernière (une école s'est ouverte à deux pas de chez moi en septembre dernier !!). Son comportement a changé dès le premier jour... son humeur est si joyeuse, il a l'air tellement heureux !

Ca aussi, je vous le raconterais très prochainement dans un post.

Mon post est bref, mais je tenais à vous parler de cette grande dame qu'était Maria Montessori (et vous trouverez beaucoup de blog qui en parlent...)

 

J'ai aussi décidé de me former à la pédagogie Montessori, et je suis en train d'effectuer les démarches pour suivre une formation début mars... Encore une aventure à partager (^_^)

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2013-01-17T21:49:00+01:00

Faire la queue à La Poste avec 2 bébés !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ce matin, je suis allée à La Poste, avec Tadéo (24 mois) et BB (11 mois). Il faisait très froid, je ne voulais pas que la ballade dure trop longtemps, aussi je n'ai pas insisté quand Tad a voulu monter dans la poussette double (d'habitude je prends la simple et il marche à son rythme, en tête)

Arrivé à La Poste, il y avait deux clients aux deux guichets, et deux personnes dans la file d'attente devant moi, et deux autres personnes qui sont entrées juste derrière moi... J'ai pensé "mince, les peu de fois où je suis venue, il n'y a pas autant de monde, voire même personne... j'espère que ça va aller..."

Je me suis avancée pour regarder la taille des colis préaffranchis, et je me suis retournée pour regarder mes bout'chous.

Dès que mon regard a croisé celui de BB, il s’est mis à pleurer.

J'ai respiré un bon coup, prête à pratiquer l'écoute active… sauf que BB ne parle pas...

Alors j'ai résonné aussi en CNV, pour essayer de deviner son besoin insatisfait.

OSBD :

Observation : quel est le fait déclencheur ? Il me voit, devant lui, et il pleure... (au lieu de derrière la poussette ...?!)

Sentiment : Se sent-il… inquiet ? A-t-il… peur ?

Besoin : il a besoin de… d'être rassuré ?

Demande : c'est un bébé, il est temps de faire de l'écoute active...

(tout ce résonnement, avec l'habitude, me prend 30 secondes maximum, et donc, les pleurs de BB n'étaient pas intense)

 

Je m'approche de BB, je lui prends les mains et je l'embrasse sur le front.

Puis je lui dis : "Je suis là BB, je suis là. Tu as eu peur me voyant là-bas ? Mais rassure-toi, je suis là maintenant."

BB a respiré un grand coup, puis une deuxième fois, et il s'est arrêté de pleurer. Puis il a regardé ce qui se passait autour de lui.

Je suis restée près de lui quelques instants, puis je suis retournée derrière la poussette.

 

Les deux personnes devant nous avançaient aux guichets...

C'est au tour de Tadéo de bouger et de vouloir se lever.

Je lui demande : "Tadéo, tu as assez ?"

Tadéo : "oui, as assez moi ! je veux rentrer !"

Moi : "Tu veux rentrer ?"

Tadéo : "oui, rentrer à la maison ! Tout de suite !"

 

Je ne lui ai pas répondu, car c'était à mon tour de passer. Je devais poster des livres que j'ai vendus sur un site internet, mais je n'avais pas d'emballage : les garçons devaient encore patienter le temps que la guichetière aille chercher des colis préaffranchis, qu'on mette les livres dans le carton, que je remplisse le bordereau avec les adresses... J’ai jeté un coup d'œil à ma poussette : Tad était debout, mais calme, et regardait derrière, et BB, en me voyant, s’est remis à pleurer !

Je me suis avancée vers BB pour le rassurer tout de suite, comme précédemment,  mais avec un contact très bref, puis je suis vite retournée au guichet pour régler. Je n’ai presque pas quitté BB des yeux, et il n'a plus pleuré.

 

Voilà, j'ai terminé ! J’ai poussé un peu la poussette pour créer un peu de mouvement,  avant de m'arrêter pour remettre bonnets et écharpes à tous les trois.

En route pour la boulangerie !

 

P.S. : connaissez-vous la chanson « moi quand je pleure » sur le dernier album de Céline Dion ? Les garçons adorent, et Timéo dit que c’est chanson préférée !

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