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2012-11-07T14:15:00+01:00

Voilà le tabouret !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ce matin, j'avais 4 enfants, âgés de 9 mois, 21 mois (Tadéo), 25 mois et 3 ans (Timéo). J'étais fatiguée car j'ai veillé à 2h du matin sur mon aîné qui toussait beaucoup... Quant à mon cadet, il a la diarrhée, une qui déborde de partout...

J'avais appelé la docteure un peu avant, et j'étais en train de sortir les médicaments conseillés avant le RDV de demain soir... Et puis, le dernier à sortir n'était pas dans la pharmacie à portée de main, mais tout en haut !

J'ai soupiré et râlé oralement, mécontente du rangement et... Tadéo m'a coupée dans mes pensées négatives en demandant "bouret, maman ?" : il m'avait apporté un tabouret pour que je puisse atteindre la boite tout de suite !!! J'étais bluffée. En plus, c'était pile celui qu'il me fallait, du coup j'ai attrapé joyeusement ce que je cherchais, et il est allée de lui-même ranger le tabouret !

C'est incroyable qu'à son âge, il cherche des solutions à mes problèmes et surtout qu'il trouve une solution avant même que je songe à la chercher !!! Quand j'y pense, je n'en reviens toujours pas....

Bravo Tadéo ! Je suis fière de toi !

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2012-11-07T13:05:00+01:00

4 jours de formation CNV, partie 1

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ca y est, j'ai suivi les deux premiers modules de Communication NonViolente, du 1er au 4 novembre à Bordeaux.

J'en ressors épanouie, je me connais mieux, j'ai eu plusieurs déclics, dont un qui m'a fait pleurer !

Je peux enfin sortir des livres, et continuer à nouveau à avancer...

 

J'ai beaucoup de choses à partager, alors je vais écrire au fur et à mesure les expériences que j'ai vécues, et ensuite je regrouperai tout dans une page structurée...

 

Samedi matin, troisième jour.

 

Exercice d'écoute "empathique", pour apprendre à écouter et savoir l'effet que ça fait d'être écouté...

La consigne : se mettre en groupe de deux personnes. A parle d'elle, d'un sujet de préférence joyeux et B écoute silencieusement (les yeux dans les yeux, interdiction de parler) pendant 5 minutes chrono. A la fin du temps, B dit à A ce qu'il a retenu d'important (pas de temps limite). Et puis ensuite, à un nouveau "top", c'est au tour de B de parler 5 minutes.

J'étais B.

La première minute, j'avais pleins de question en tête, mais je me suis retenue de les poser... Et puis, j'ai arrêté de me poser des questions… et j'ai pu enfin me concentrer sur ce que A disait, et d'essayer de retenir l’essentiel, puisque je devais ensuite le lui redire... (A parlait de son déménagement et de ses conséquences sur sa famille et sur son travail...) Quand le top de fin a retenti, les 5 minutes avaient passées très vite, et j'ai été étonnée d'avoir vraiment retenu, compris surtout, ce que A m'avait confiée bien malgré elle... A était émue... Et moi, j'étais, je suis toujours émerveillée de ce contact, si intime, si profond, où je suis entrée en relation vraie avec A... En seulement 5 minutes ! Je crois que c’est la première fois de ma vie que j’écoute sans parler pendant aussi longtemps !

Et puis, le top a retenti à nouveau... je n'étais pas prête ! J'étais encore dans l'histoire de A, et il m’a fallait du temps pour me recentrer sur moi ! C'est la première fois que je ressentais ça.  

Après avoir respiré un grand coup pour me déconnecter de A, j'ai parlé, moi aussi, de mon déménagement et des ses conséquences... Je me sentais vraiment écoutée, entendue, comprise, et du coup, je continuais de raconter des choses intimes, de plus en plus en grave, et même dramatiques de ce qui m'arrive en ce moment.... Je faisais la lumière sur ce qui est important pour moi, mes priorités... Je mettais de l’ordre dans ma tête…

Et puis, A m'a posé une petite question. Rien d'important, juste une précision sur le travail de mon époux, pour qu'elle puisse mieux comprendre peut-être...

L'effet sur moi a été riches d'enseignements. Je me suis rendue compte que j'avais complètement perdu le fil de mes pensées. Je me suis rendue compte que je disais oralement ma pensée précédente, et donc que je pensais déjà à la phrase suivante au moment où je parlais... Et pour répondre à cette question, j’ai dû revenir en arrière… Et pour autant, étonnamment, je ne pensais pas à plus d'une pensée à l’avance, c'est à dire que je ne savais pas où j'allais dans le cheminement de ma pensée... Je me suis rappelée les fois où une personne parle, parle, et où je l’ai coupée pour lui demander : "Mais où tu veux en venir ?"…  Cette expérience m’a appris que je ne savais pas du tout où mes pensées me conduiraient... C'est seulement au moment où je peux dire oralement ce qui me passe par la tête, et où je me sens entendue, que je peux avancer et éclaircir mes idées ...

C'est pour moi une vraie révélation, un vrai déclic. Il faut le vivre pour comprendre vraiment, pour le ressentir dans son corps.

J'ai repris ma phrase précédente et puis mes pensées m'ont conduit sur un autre chemin…

A la fin du temps, A avait un peu de mal à trouver les mots pour résumer, en terme de besoins et sentiments, ce que je lui avais dit, mais peut importe, elle m’avait écoutée, vraiment écoutée… et c’est fou le bien que ça m’a fait !

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2012-10-29T13:33:00+01:00

Ne m'éclabousse pas !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je partage un petit moment où j'étais particulièrement énervée (pour un tas de raisons autre que les enfants), et où c'est mon fils qui a utilisé la méthode sans perdant Gordon pour résoudre pacifiquement un conflit, où tout le monde gagne...

 

Mes deux fils étaient dans le bain, et moi j’étais assise à coté, pour les surveiller. J'avais grand besoin de me détendre, aussi j'utilisais mon iPod (!).

Et, bien sûr, j'ai reçu une petite goutte d'eau... Timéo gesticulait et faisait des vagues, et cela l'amusait beaucoup...

Je lui ai demandé, ordonné fermement pour être exacte, de faire attention, et de ne pas m'éclabousser, et aussi de s'asseoir...

Il a continué, et je me suis énervée en lui disant (aboyant ?) : "Timéo, arrête d'éclabousser et de mettre de l'eau à coté ! Je te préviens, je suis en train de perdre patience !"

Et là, il me demande, presque joyeusement : "Maman, je peux fermer le rideau ? Comme ça l'eau restera dans la baignoire, donc tu ne seras pas mouillée !"

Je me suis calmée d'un coup en lui répondant avec un sourire : "Bien sûr, le rideau est là pour ça !"

Timéo a fermé le rideau de la baignoire, et il a continué de jouer comme il le voulait.

 

Ca n'a l'air de rien comme ça, mais l’instant d’après, et sans sa proposition, je l'aurais fort probablement puni en le sortant du bain… et il aurait hurlé, etc. Quand j'y pense, cette fois là, j'étais tellement ailleurs que je n'avais même pas pensé à une solution aussi simple !

 

Ce que je trouve formidable, c'est qu'avec le temps, même quand ça ne va pas, j'arrive quand même à exprimer mon besoin et ma zone d'acceptation, et aussi à prévenir mes enfants de mon humeur.

Et ce qui est encore plus formidable, c'est quand c’est mon fils qui utilise cette méthode, et qu'il déclenche lui-même la résolution de conflit en me proposant une solution !

Il avait bien compris que nous avions un problème tous les deux, il savait qu'il avait besoin de jouer, et que j'avais besoin de rester au sec [1ère étape], alors il a réfléchis [2ème étape] et il m'a proposée une solution [3ème étape], que j'ai acceptée [4ème étape], et qu'il a appliquée [5ème étape] !

 

Bravo Timéo (^_^)

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2012-10-18T14:24:00+02:00

Les livres Gordon

Publié par TimTad

Bonjour,

Voici un article que j'ai écrit l'année dernière (et que j'ai oublié de publier !?!?) sur ma lecture de 5 livres de Thomas GORDON et traduit en français :

 

Livre Relations Efficaces

 

Publié en 2001 aux Etats-Unis sous le titre "Goog Relationships : What Makes Them, What Breaks Them", et en 2033 en français sous le titre "Relations Efficaces, comment construire et maintenir de bonnes relations" ce livre est l'un des derniers livres publiés par le Dr Thomas GORDON.

 

Après 30 ans a enseigner sa méthode aux parents, aux managers, aux enseignants... j'étais curieuse de lire ce livre, pour voir s'il avait apporter de modifications...

 

J'ai commencé par lire Parents Efficaces, et certains principes, certaines pratiques courantes qu'il décrit et explique m'avait fait réfléchir sur la façon dont j'avais été élevé, et la façon dont je voulais élever mes enfants...

Le tome 2, parents efficaces au quotidien, explique mieux, mais brievement la méthode, en revanche décrit comment se servir outils de communication pour faciliter la mise en pratique de la méthode... car entre la thérorie et la pratique, il y a tout un monde ! Et ce deuxième livre m'y avait aidé.

Ensuite, j'ai lu un troisième livre, "Eduquer sans punir, comment apprendre l'autodisciple aux enfants". La première moitié et partie du livre est très bien, et bien documenté (études, statistiques...). On y apprend ce qu'est l'autoriété, tous les mécanismes et les conséquences des autres méthodes (punitions, récompences, etc). La deuxième partie explique sa méthode, donc rien de nouveau pour moi (et j'ai étais déçu de lire les mêmes exemples que pour les précedents livres !) Dans ce livre, il parle de Linda Adams, et de ce qu'elle a apporté à sa méthode, notamment sur les messages-je.

J'ai continué ma lecture par "Femmes Efficaces, apprendre à être soi-même", de Linda Adams... son épouse ! J'ai hésité à lire ce livre... Est-ce que cela allait être un ènième livre de plus qui explique la même chose ? Mais j'étais intrigué, car, une femme a une vision différente... Alors je l'ai quand même lu. C'est un livre différent. Bon, c'est toujours la même méthode, les mêmes outils de communication hien. Il faut replacer le livre dans son contexte historique, les années 70. Les inégalités entre les sexes existent encore, mais beaucoup moins qu'à l'époque (on ne demande plus l'autorisation de son mari pour travailler ou dépenser de l'argent... en tout cas, en France). L'auteure parle plus de nos émotions, de ce qu'on ressent, du pourquoi on n'arrive pas s'exprimer avec un message-je... de comment se préparer, (se relaxer, répéter...) avant d'affronter quelqu'un, elle parle de l'anxiété... et rappelle de ne pas oublier de changer de position pour passer à l'écoute active... et de ne jamais voter, car il y a toujours un perdant dans les votes ! Elle propose de faire un cahier avec nos objectifs à court terme et à plus long terme... Voilà, j'ai bien aimé ce livre.

J'ai aussi lu "Relations Efficaces , comment construire et maintenir de bonnes relations". Après 30 ans à enseigner sa méthode aux parents, aux managers, aux enseignants, et ce dans des pays aux cultures très différentes... j'étais curieuse de lire ce livre écrit "après coup", pour voir s'il avait apporté des modifications... et bien non par grand chose ! Mais il détaille plus les difficultés de la pratique à la théorie, et explique sa méthode en suivant son crédo, de manière générale.

Voici un extrait :

"La relation qui met le plus notre patience à l'épreuve, qui exige le plus d'attention, de courage et de ténacité, est la relation parent-enfant. C'est la seule qui commence par la dépendance absolue pour s'achever par l'autonomie. J'ai souvent eu l'occasion d'affirmer que le meilleur des parents, c'était celui ou celle qui, dès que possible, devenait inutile à la réussite de la vie de l'enfant. Cette tâche qui consiste à élever un être, pour lui permettre d'atteindre fructueusement l'âge adulte, rend la relation unique en son genre."

Thomas GORDON.

 

 

Vous trouverez ici le diagramme de sa méthode de relation interpersonnelles, et d'autres renseignements sur l'auteur dans la bibliographie.

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2012-10-05T11:30:00+02:00

Les fois où je craque...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Prendre soin de soi-même pour prendre soin des autres...tel aurait pu être aussi le titre de cet article.

Quand j'ai commencé à écrire ce blog, je me disais qu'il serait intéressant de partager aussi mes doutes, mes erreurs, et de voir l'évolution, petit à petit...
Et puis, finalement, je n'en ai pas écris beaucoup (voire pas du tout), en revanche, j'ai trouvé le temps de partager une partie de mes succès. Après tout, les échecs, vous savez ce que c'est... et les écrire, les avouer, est plus difficile. Mais en même temps, je ne voudrais pas que mon blog soit culpabilisant pour ceux et celles qui essaient et qui le lisent à un moment où ils/elles n'y arrivent pas.

Cependant, aujourd'hui je vais vous raconter comment ça se passe, quand je craque, quand je dérape et que je ne me contrôle plus. Ce qui intéressant, c'est que je pense aussi savoir pourquoi, et que je sais comment faire pour stopper le cercle qui commence et retrouver ma sérénité, mon calme, et réfléchir sur les conflits futurs en méthode non violente.

 

Alors voilà. C’était mercredi de la semaine dernière. J'étais fatiguée, j'avais passé une semaine éprouvante pour mes nerfs, mais j'avais tout géré... Sauf au moment du rangement. Tous les enfants que j'accueille étaient partis, et l'heure du rangement avait sonnée... Timéo avait sortis beaucoup de jouets et la maison "entière" était en désordre... Je lui ai demandé de ranger, il a refusé. Pire, il ressortait des jouets déjà rangés... J'étais furieuse... J'ai crié, j'ai hurlé... Il ne voulait toujours pas ranger, me disait que j’étais "méchante"... Alors, à un moment, je l'ai attrapé, je l'ai posé par terre, j'ai mis ses mains dans les miennes, et je l'ai forcé à ranger avec moi... Nous avons encore crié tous les deux, il a aussi pleuré... vous voyez très bien le tableau...

 

Alors voilà, ça m'arrive à moi aussi, de temps en temps. J'ose écrire aujourd'hui, j'ose vous avouer et reconnaitre que, parfois, je maltraite mon fils... ou les deux. Curieusement, j'éclate toujours en présence uniquement de mes propres enfants. Pourquoi ? Peut-être parce que les enfants sont "plus durs avec leurs mamans"... peut-être aussi parce que j'ai le droit. Et ça, ça craint... Même la fessée n'est pas interdite, alors crier, ou forcer à ranger, ce n'est pas si grave... Et bien, si c'est grave, pour moi. Mais s'il n'en est pas mort, il en a été malheureux... Et moi aussi... Je ne veux pas d'une relation comme ça avec mes enfants. Il est vrai que si le législateur l'interdisait, le condamnait, je ne verrai plus des parents taper leurs enfants dans les lieux publics ou à la télé, et ces images sortiraient de ma tête, et elles ressortiraient moins dans ces situations là...

Mais je ne blâme personne, et je m'éloigne de ce que je voulais dire en écrivant cet article.

Si je peux aujourd'hui vous en parler, c'est parce que je ne culpabilise plus. Du tout. Quand je craque comme précédemment, je prends ça comme un signal d'alarme qui dit : attention, prend soin de temps.... Réfléchis, qu’est-ce qui ne va… Ah, oui, en septembre, je n'ai pu retourner à la salle de sport, il va falloir que je revoie mon emploi du temps, pour trouver du temps pour moi. A la salle de sport, je défoule physiquement, et surtout, surtout, je suis seule, sans enfant, sans mari.

Justement, le lendemain, je suis allée en formation sur le thème de "punir bébé", et j'ai pu me ressourcer. J'en avais besoin. Mes enfants et mon mari ne m'ont pas manqué. Du tout. Deux jours, c'est court.
Car enfin, depuis très longtemps, je pouvais prendre le temps de ne rien faire, prendre le temps de m'ennuyer, sans être sollicitée par personne, ni distraite par le bruit de la télé. Enfin, j'ai pu me réveiller en douceur, sans entendre les cris des enfants...

Ah, ça m'a fait un bien fou. Je n’ai pas les mots pour vous dire à quel point ! Et vous savez quoi ? Je vais recommencer ! Je me suis inscrite à la formation CNV qui aura lieu les premiers jours de novembre à Bordeaux... Et ça dure 4 jours ! Bon, dommage, c'est trop près pour que je dorme à l'hôtel et que je coupe complètement du quotidien, mais je pense quand même que je vais pouvoir me ressourcer. J'ai hâte !

Il y a eu d'autres fois où j'ai craqué comme ça. Parfois j'en ai pleuré et je m'en voulais énormément. Mais aujourd'hui, je craque de moins en moins. Car quand ça arrive, le week-end, ou même parfois le jour même : je sors de chez moi, seule. Je laisse mes enfants à mon mari, et je pars. Faire une course, choisir un magasine dans la librairie du quartier, peu importe. Quand je craque, c'est presque toujours parce que j'ai besoin d'être seule. Je suis assistante maternelle, je travaille à la maison. Je n'ai pas de temps de trajet où on est seul avec soi-même. Non, je m'occupe des enfants dès le réveil, jusqu'au soir, et aussi la nuit. Et le week-end. Et les vacances ! Quand à mes soirées, elles sont consacrées à mon couple, qui heureusement va bien (merci à mon mari, pour tout).

 

Alors, cet article, je l'ai écrit pour toi, Biovalam, qui culpabilise un peu d'avoir une petite matinée seule pendant qua ta fille est chez sa nounou, à un moment où tu pourrais t'en occuper. Moi, j'ai plutôt envie de te féliciter d'avoir du temps pour toi, de prendre soin de toi, même au prix d'une culpabilité. Je me pense même : La chance ! ça me rappelle le temps ou j’avais tous mes vendredis matin, avant que je devienne maman… c’était le bon temps !

Cet article, il est aussi pour les mamans au foyer, toutes celles qui travaillent, et toutes les mamans qui n'ont pas de temps pour elles.

Si vous le pouvez, confiez votre enfant à une halte-garderie (elles ont été créées pour ça à l'origine), à une assmat, une nounou, à votre mère ou votre belle-mère... Ou au papa le week-end ! Quelques heures par semaine, toutes les semaines, nous suffisent à nous ressourcer. Même si la première fois, on en profite pas, on se demande si tout va bien pour la chair de notre chair, la fois suivante on est un peu plus rassurée, mais la troisième fois, on profite un max, sans plus penser à notre bébé, car enfin on pense à nous, et on se fait du bien. Enfin, on réalise à quel point ça nous manquait, du temps pour nous.

 

Je vous invite à écouter cette petite vidéo d'Isabelle Filliozat ici ou ici

 

En conclusion : prenez soin de vous-même pour pouvoir prendre soin des autres...

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2012-10-03T20:35:00+02:00

Punir bébé

Publié par TimTad

"Punir bébé" est le thème des "journées spirales" qui se sont déroulées à Toulouse la semaine dernière, et auxquelles j'ai participées (avec un titre pareil, je me devais d'y aller !)

Un titre provocateur, que j'ai connu grâce à une pub dans un magazine pour assistante maternelle.

Je suis allée sur le site internet, et je me suis inscrite à cette formation.

Bien sûr, ces 2 journées n'étaient pas consacrée à comment "punir bébé", mais plutôt pourquoi, depuis quand, pourquoi ça n'a pas de sens avant un certain âge et à quel point la punition est destructrice... même si elle ne tue pas !

Un livre, écrit en amont, est à la vente.

Ces journées n'étaient pas vraiment des journées de formation au sens propre, car le but est nous amener à réfléchir, à nous remettre en question...

Pari gagné pour moi, lors de la conférence "les albums sont hors sévices". J'avais tendance à sélectionné les livres, voire interdire certains, du genre quand on voit les enfants se prendre ou donner une fessée (ou pire), quand les enfants font des bêtises ou insultes... mais j'ai changé d'avis suite à cette conférence et celle "les bons parents donnent de bons livres à leurs bons enfants !". C’est intéressant de discuter de livres dont on n’adhère pas aux idées… Il m'est impossible de vous résumé cette matinée, mais les textes de base de la conférence écrient par les intervenants sont dans le livre.

J'ai adoré qu'un musicien joue avant chaque conférence, pour reprendre en douceur.

Les conférences "qu'est-ce qu'une punition juste ?" (il n'y en a pas) et "punir les parents" (par un juge pour enfant) ont été aussi riche d'enseignement...

La deuxième  journée, nous avons abordé la nutrition, le repas, la musique (celle qui fait mal)...

 

J'ai adoré ces journées, et je suis partante pour y retourner l'année prochaine, peu importe le thème choisi par "la grande aventure de Monsieur Bébé".

 

Mais j'ai quand même regretté qu'il n'y ait pas eu de conférence sur comment faire pour ne pas punir !

Je pensais que tous les participants sauraient déjà que les punitions nuisent aux bébés et qu'ils recherchaient, comme moi, des techniques pour ne pas punir.

Mais j'ai été surprise, et un peu déçue, de constater que ce n'était pas le cas. Une partie des participants se demandaient vraiment si c'était possible de faire autrement, et pourquoi le faire d'ailleurs... après tout, des fessées reçues dans l'enfance ne les ont pas tuées (et ce n'est toujours pas interdit pour les familles en France)... alors ne plus punir (isoler, mettre au coin, privé de quelque chose...) ? Quelle drôle de question !

Bah, un participant a parlé de Maria Montessori... une autre a mentionnée de façon maladroite les émotions (elle voulait parler de la Communication Non-Violente)... une autre a osé "je ne punie pas mes enfants et ils vont bien..." Elle a été applaudit par certains (pas que moi, ouf !), tandis que d'autres la regardaient de façon septique, sans la croire... cela faisait vraiment polémique ; les professionnels n'étaient pas du d'accord entre eux... et comme l'a dit une participante septique "si nous ne sommes pas d'accords entre-nous, comment voulez vous que les parents ne sentent pas perdus ?"

 

Mal à l'aise devant tout ce monde, et pas douée pour l'improvisation (je rougie et je bégaie, c’est horrible !!), je n'ai pas pris la parole. Je le regrette un peu. J'aurai aimé leur dire que moi aussi, je ne punis pas mes enfants et ils vont bien, leurs parler de Thomas GORDON, de Marshall Rosenberg, de Faber et Mazlish...

 


Et suite au commentaire de biovalam sur mon article précédent, j'aimerai ajouter que ce que j'ai le plus adoré, c'est être deux jours toute seule, sans enfants, sans mari ! Ca n'était pas arrivé depuis... heu, en fait, ça n'est jamais arrivé depuis que je suis maman ! Et ça m'a fait beaucoup de bien ! J'avais vraiment besoin de me ressourcer ^^

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2012-09-30T14:30:00+02:00

"Je veux pas aller à l'école !" partie 2

Publié par TimTad

Bonjour,

 

J'ai tant de choses à écrire, et si peu de temps pour le faire ! 

Je continue de vous raconter l'aventure de la rentrée d'école de Timéo, que j'ai commencé dans cet article et que je viens de corriger...

 

____________

Mardi soir, alors que mon mari donnait le bain à nos fils et je préparais le repas, j'ai entendu Timéo hurlait, angoissé, qu'il ne voulait pas aller à l'école, silence, et ses pleurs qui redoublent... Alors je suis allée les voir :

Moi : "Qu'est-ce qui se passe Timéo ?"

Lui : "Je veux pas aller à l'école "

Moi : "Non, tu ne vas plus à l'école aujourd'hui. Après le bain, tu manges, je te lis des histoires et tu vas te coucher. Et demain, mercredi, il n'y a pas d'école, tu reste avec moi."

Lui : "Papa a dit que j'allais aller à l'école !!!"

Moi : "Papa a oublié que tu vis dans l'instant présent. Aujourd'hui, l'école est finie, et demain elle est fermé, rassure-toi...

Lui, un peu calmé : "Je vais pas à l'école, papa a dit que j'allais à l'école, mais je vais pas à l'école demain !"

 

Le lendemain, mercredi, quand Timéo s'est réveillé, il m'a dit avec un grand sourire : "Le mouton est levé, mais il n'a pas sonné... donc, je ne vais pas à l'école aujourd'hui."

 

Jeudi matin, quand sa veilleuse a sonné, Timéo a pleuré : "Non, je veux pas aller à l'école !"

Alors, pas toujours avec autant de patience, mais toujours avec la volonté de l'apaiser, je pense : écoute active et instant présent

Moi :" Tu ne veux pas aller à l'école, et tu n'y vas pas... pas tout de suite. D'abord, on va prendre le petit déjeuner, puis s'habiller, jouer un peu, et après seulement, ce sera l'heure de mettre ses chaussures et d'aller à l'école."

D'abord calmé, il pleure un peu à nouveau, doucement, en entendant mes dernières paroles... Mais une minute après, je lui donne sa tasse de lait chaud, et il se calme.

Nous avons mangé, nous nous sommes préparés, sans que Timéo ne repleure ou ne reparle de l'école. Mais 5 minutes avant l'heure, il m'a demandé, serein : "Maman, je vais à l'école aujourd'hui ?". Je lui ai répondu que oui. Du coup, nous sommes allées tout de suite mettre nos chaussures... je ne voulais pas qu'il s'inquiète, car je le voyais attendre le moment du départ.

Nous arrivons toujours un peu avant l'heure d'ouverture, car j'accueille le premier bébé à 8h30. C'est le moment du câlin du matin avant que les portes s’ouvrent, et c’est devenu un rituel. Et ce jour-là, mon fils est entré sans m'attendre dans sa classe, sans me demander de câlin. J'aurais bien aimé le rattraper, et l'embrasser une dernière fois, mais j'ai réussi, un pincement au cœur quand même, à me retenir, et à me convaincre de le laisser grandir, pendant que j'indiquais oralement à la maîtresse qu'il resterait manger à la cantine...

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Vendredi matin, Timéo était fatigué. Je lui ai proposé d'aller le chercher avant la cantine, et tout s'est passé, il a même fait une longue sieste de plus 3 heures !

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Samedi et dimanche, il était content dès le réveil : "le mouton ne sonne pas et donc il n'y a pas école".

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Deuxième semaine.

Lundi matin, il me demande : "Maman, je suis fatigué, alors tu veux bien venir me chercher avant la cantine ?"

Une partie de moi voulait lui dire oui, et aller le chercher tous les jours... Mais il semblait tenir le rythme, et pour être honnête, le fait qu'il ne fasse plus de sieste tous les jours me pose un problème, m'enlève ma pause... et mentalement, être sollicitée en continue du matin au soir, tous les jours, m'est impossible...

Penser en méthode gordon, c'est aussi penser à soi-même, à sa zone d'acceptation et de non-acceptation.

Alors je lui ai répondu : "Non, Timéo, aujourd'hui, c'est papa qui viendra te chercher pour le gouter."

Il a un peu pleuré, et je l'ai pris dans mes bras.

Puis, je lui ai expliqué que la semaine dernière, c'était sa semaine d'adaptation, comme les bébés que je garde [j'ai fait l'adaptation d'un bébé de six mois la semaine précédente seulement], certain tous les jours, jusqu'après le gouter, et aussi le mercredi... Je pense qu'il a pu mieux comprendre, faire le parallèle, et en tout cas accepter...

Je lui ai chanté une chanson sur un air qu'il aime : "lundi école, mardi école, mercredi pas école, jeudi école, vendredi école, samedi pas école, dimanche pas école..." Puis j'ai compliqué la chanson en ajoutant quand papa travaille et quand il est là... quand les bébés que j’accueille vienne ou pas… Il m’écoutait en fronçant les sourcils.

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La semaine s'est bien passée.

Et depuis, il s'est fait des copines et des copains...

Mercredi dernier, il voulait absolument que j'appelle une de ses copines pour qu'elle vienne à la maison ! J'ai tenté de lui expliqué que j'étais d'accord, mais que je n’avais pas son numéro de téléphone ! Il a compris qu'il s'ennuie plus à la maison avec les bébés, qu'avec ses copain(e)s à l’école, et il ne m'a plus demandé d'aller le chercher à midi.

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Le centre de loisirs

J'ai inscrit Timéo au centre de loisirs, le mercredi et les vacances scolaires, et je comptais l'y emmener en octobre.

Mais à son âge, ici, c'est qu'en demi-journée, donc l'après-midi de préférence pour moi... Mais le centre n'est pas à l'école du quartier, mais dans une autre école. Il y a un car, mais qui ne passe que le matin et le soir. Et comme je ne vais pas emmener 4-5 enfants en voiture à l'heure du temps calme avant la sieste, mon fils n'ira pas cette année. J'ai décidé du coup d'accueillir un enfant périscolaire...

Ce sera l'occasion de nouvelles aventures et témoignages de cette pédagogie non violente.

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2012-09-12T13:57:00+02:00

"Je veux pas aller à l'école !" partie 1

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vais vous raconter la rentrée à l'école maternelle de Timéo, qui ne "voulait pas aller à l'école"

 

Un jeudi matin, le jour d'aller à l'école pour Timéo, 3 ans, était enfin arrivé.

Mais ce matin-là, il disait qu'il ne voulait y aller, qu'il m'accompagnait, et que c'était moi, sa mère, qui allait y rester... Je pensais qu'il jouait, alors je lui répondais que oui...

Et puis, dans la classe, le moment de la séparation est arrivé. Timéo a pleuré. C'était sa première séparation avec moi... Les pleurs n'ont pas durés longtemps, d'après la maîtresse et son atsem.

Mon mari est allée le cherché à 11h30, et après le repas, mon fils était d'accord pour retourner l'après midi à l'école, et cette fois, il n'y a pas eu de pleurs.

 

Vendredi matin, c'était un jour particulier. La rentrée s'était fait en demi-groupe, et ce vendredi toute la classe serait là, y compris son copain (un petit garçon que je gardais), et il avait hâte de le retrouver ! Pour sa deuxième journée d'école, Timéo est resté toute la journée et son père est allée le chercher à 16h30. Pas de problème particulier.

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Mais le soir, une fois couché, Timéo pleurait doucement. Je suis sortie de la douche, et j'entendais clairement ce qu'il disait :  "je veux pas aller à l'écoleeeeeeeee".

J'ai questionné mon mari, qui m'a répondu qu'il n'était pas allé le voir, ne sachant pas trop quoi lui dire...

J'y suis donc allée, en pensant méthode gordon : Qui avait un problème ? Mon fils, je devais utiliser l'écoute active, et surtout, surtout, éviter les obstacles à la communication.

Timéo : "Je veux pas aller à l'école...."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l'école.."

Lui : "Non, je veux pas aller à l'école."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l’école..."

Puis je me suis rappelée que j'avais lu qu'à cet âge, il vit dans le moment présent, et qu'il avait peut-être besoin d'être rassuré qu'il ne doit pas y aller tous les jours... Qu'il faut d'abord qu'il vive une semaine d'école pour le comprendre...

Alors je lui ai murmuré : "Demain, c'est samedi, pas de travail et pas d'école. Donc, tu n'iras pas à l'école. Et après demain, ce sera dimanche. Pas de travail et pas d'école non plus."

Lui : "Je vais pas à l'école demain ?"

Moi : "Non. le mouton (sa veilleuse) se réveillera, mais il ne sonnera pas. Et papa sera là, et les bébés que je garde ne viendront pas demain : c'est le week-end !"

Il me sourit et répète qu'il n'ira pas l'école demain... Il referme ses yeux, et s'endort...

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Lundi matin, le mouton a sonné, il était content d'aller à l'école.

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Lundi soir, une fois couché, Timéo pleurait doucement : "je veux pas aller à l'écoleeeeeeeee".

Je l'ai pris dans mes bras chuchotant :

Moi : "Tu pleures, tu as mal ?"

Lui : "Ouiii"

Moi : "Chut, s'il-te-plait, Tadéo dort"

Il respire un coup et me chuchote en pleurant :" Je pleure, je veux pas aller à l'école..."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l'école."

Lui : "Non"

Après quelques instant de silence, je lui demande pourquoi...

Timéo : "Je m'ennuie"

Moi : "Tu t'ennuies ?"

Lui : "oui"

Je lui parle alors de toutes les activités que j'ai vues dans sa classe, en lui décrivant, pour lui donner des idées...

Puis au bout d'un moment, il me raconte le vrai problème :" La maitresse est méchante !"

Bien que sa phrase me déplaise, je reste concentrée sur l'écoute active :

Moi : "La maitresse est méchante".

Lui : "Oui, elle veut pas que je garde mes doudous"

moi : "Tu ne veux pas aller à l'école parce que la maitresse ne te laisse pas garder tes doudous avec toi."

Lui : "oui, elle est méchante !"

Moi : "Tu veux que je lui demande demain, si tu peux garder tes doudous avec toi ?"

Lui : "Oui, d'accord... non, je veux pas aller à l'école, c'est trop long !"

Moi : "Tu trouves que la journée d'école est longue... Tu es fatigué ?"

Lui : "Oui, je suis fatigué, c'est trop long..."

Je lui propose de venir le chercher avant la cantine, juste pour demain. Il accepte, et il se rendort.

Il est allé à l’école mardi matin sans problème, et je suis allée le chercher comme convenu à 11h30, avec son frère, et les deux enfants que je garde. " 3 enfants ! Médaille d'or !" m'a dit le directeur de l'école en me voyant avec un bébé dans un porte-bébé, et un petit garçon dans chaque main !

Pour l'histoire des doudous, il n'avait pas le droit de les garder à la récréation (!), donc les choses n'ont pas changés mais en parler lui a fait du bien, je pense...

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2012-08-28T13:30:00+02:00

Le changement de couche, avec un bébé qui ne marche pas...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Lors du changement de couche avec les tout-petits, nous rencontrons souvent un problème récurrent : nous essayons de les changer, et eux, ils ne tiennent pas en place et/ou hurlent !

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J'ai le souvenir du premier conflit que j'ai eu mon "grand", Timéo, alors qu'il n'avait que quelques semaines ! Au début, il s'agitait, puis c'est allé en crescendo très rapidement et il se mettait à pleurer avant même que je l'allonge sur la table à langer ! De son point de vue, c'est comme si j'allais le torturer !

J'ai demandé à mon mari s'il rencontrait le même problème. Sa réponse a été négative, et j'étais très surprise ! Ca fait 10 ans que, moi, je change les couches, et c'est avec moi que mon nourrisson a un problème ?!?!

Non, non, pas avec moi, personnellement, mais avec ma façon de faire... J'ai réfléchis, et j'ai questionné le papa : il se servait des lingettes, plus pratiques ; alors que je préférais utiliser du coton et un lait de toilette pour bébé, mieux pour ses fesses... Et si c'était le lait de toilette avec ses 97% d'origine naturelles, le problème ?

Au changement de couche suivant, j'ai juste pris Timéo dans mes bras, en silence (alors que d'habitude je lui disais en avance que j'allais le changer), et arrivé devant la table à langer, je sors les lingettes et le lait et je les montre à mon fils en lui disant :

moi : "Timéo, c'est le lait que qui te fait mal aux fesses ?"

Il grimace.

Je continue : "Regarde, je vais faire comme papa, je vais utiliser les lingettes... D'accord ?"

Ensuite, je l'ai posé sur le dos. Il a gémit, plus par habitude, pour le principe je pense, mais sans pleurer, et j'ai continué de le changer en décrivant tout haut ce que je faisais.

Lors du changement de couche suivant, mon petit bout n'a même pas rouspété ! Le moment du change est redevenu un temps d'échange et de plaisir.

Je ne sais pas exactement pourquoi il ne voulait pas du lait de toilette, je ne sais pas si ça lui faisait mal (ses fesses n'était pas rouges ni irritées...), peut-être qu'il n'aimait pas le contact... Mais je sais qu'il préférait les lingettes ! Et le conflit a été résolu. (moi aussi je préférais les pratiques lingettes, plus économiques que ce lait!)

 

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Voici une autre anecdote, quand Tadéo avait... je ne sais plus exactement, quand il marchait à 4 pattes, et il ne tenait pas en place, ni pour le change, ni pour que je lui mette ses chaussures, par exemple...

Dans ces moment-là, à cet âge, je sais qu'il comprenait mes messages-je du genre : "Je suis énervée quand tu bouges pendant que je te change, parce que je n'arrive pas à mettre ta couche", mais en passant en mode écoute active, ça devient : "Tadéo, je sais que tu me comprends, que tu ne cherches pas m'énerver, mais que tu n'arrives pas à t'empêcher de bouger... tu as besoin d'aide pour focaliser ton attention, tu t'ennuies..." Et ensuite, soit je chantais, soit je disais :"Oh écoute ! Tu entends ?" Et il s'arrêtait pour essayer d'écouter... pas longtemps, mais suffisamment pour que j'attache la couche... Parfois aussi, je sortais un jouet que j'avais caché avant exprès, pour l’effet nouveauté !

 

[[[ J'ai aussi essayé un messages-je du style "Tadéo, je suis inquiète quand tu gigotes sur la table, j'ai peur que tu tombes", mais ça ne marchait pas. Son grand frère, un peu plus de 2 ans à cet époque, me répondait : "tomber ? mal ! aie aie aie ! calin maman !" et je savais qu'il comprenait, parce qu'il arrivait à déduire la suite, la conséquence de "tomber". J'ai compris alors que Tadéo ne comprenait pas la totalité de mon message... De plus, il manquait un élément, l'effet tangible sur moi...]]]

 

 

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Un court exemple qui date de cette semaine, où je vais "agir sur l'environnement" en changeant de stratégie :

Je demande à Tadéo (19 mois) de venir changer sa couche, et il me répond "ah non !" et il s'enfuit en courant dans l'autre sens !

Alors je change de tactique, et je lui demande : "Où sont les couches ? Où est la table à langer ?"

Il me répond "là là !" en y allant !

Et je continue : "Qui appuie sur le bouton de la lumière ? "

Lui :"moi ! moi !"

Moi : "Tu prends le tabouret ?"

Il le déplace et monte dessus. Je n'ai plus qu'à le prendre et le poser. Je n'ai pas couru après lui, et en plus, je ne me fais pas mal au dos à le soulever !

 

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2012-08-24T20:56:00+02:00

Je ne signe plus avec les bébés

Publié par TimTad

Bonjour,

 

J'ai parlé sur ce blog de la méthode "signe avec moi". Je l'ai testée... mais pas approuvée.

 

J'ai découvert les bébés signeurs lors d'une émission sur France 5, les maternelles. J'étais enceinte de mon aîné.
Très intéressée, j'ai acheté le livre (et le DVD). J'ai commencé à en prendre connaissance tranquillement, et j'ai commencé à signer petit à petit à la naissance de Timéo. Je n'ai pas participé à un atelier.

Au début de cette nouvelle expérience, tout se passait bien, et j'étais très satisfaite. Timéo a commencé à signer vers 14-15 mois. Il apprenait facilement les signes. Je l'ai souvent filmé pour montrer cette technique de communication, et mon mari aussi était fier de montrer les vidéos aux personnes septiques, et qui étaient impressionnées de voir effectivement notre fils de presque deux ans signer 3-4 signes à la suite, prouvant qu'à cet âge il comprenait déjà tout ce qu'on lui disait...

Mais avec le temps, j'ai commençais à douter de cette méthode. Timéo signait, mais il ne parlait pas. Et cela me posait un problème. "Est-ce normal ?" est la question que je me suis beaucoup posée à moment-là. Déjà, depuis quelques mois, je croisais des bébés plus petits que mon fils de 4/6 mois, et qui prononçaient plus de sons que lui...

Je pense que chaque enfant est unique, et qu'il a son propre développement. Parfois l'un marche plus tôt, l'autre parle plus tôt... l'essentiel c'est qu'il progresse. Certes, il y a des moments dans leurs vies où il stagne aussi, et même régresse... mais cela ne dure pas...

 

Suis-je la seule à me poser toutes ces questions ?
Non, j'ai trouvé sur des forums différents des posts similaires intitulés "A deux ans, mon fils signe mais ne parle pas ?" Je lisais la même inquiétude de ces familles qui signaient...

Il y a aussi le fait qu'il parle vietnamien avec son père. Il parait que les enfants bilingues parlent parfois plus tard... Mais quand même...


Alors, j'ai fais un exercice difficile, que je fais chaque fois que je doute en tant que maman, et je me suis demandée :
"Et si c'était une maman qui me demandait la question, à moi, professionnel de la petite enfance, que lui répondrai-je ?"

 

Prendre du recul dans une situation personnelle est vraiment difficile. Mais une fois que j'y suis parvenue, ma réponse a était : "non, ce n'est pas normal qu'un enfant de 2 ans ne parle pas DU TOUT. Certes, seul son entourage proche comprend ses premiers sons, ses premiers mots, mais il parle et s'exprime oralement (autrement que les pleurs). Peu importe qu'il prononce 5 ou 50 mots, que ces phrases soient déjà composés de 2/3 mots, ou que cet enfant de 2 ans en soit au stade où il prononce un mot pour une phrase/pensée. L'essentiel est qu'il avance, à son rythme... Mais s'il ne parle pas du tout à deux ans, pour moi, ce n'est pas normal. Soit il a un problème personnel, soit c'est son environnement qui n'est pas favorable..."

 

Je revois encore la vidéo du deuxième anniversaire de Timéo... Il ne parlait pas du tout.

 

J'ai pensé (et je le pense toujours) qu'il était concentré sur les signes, et que cela lui suffit pour communiquer. Qu'il ne fait pas d'effort pour prononcer, parce que je lui offre une méthode plus facile... Et comme tous les petits d'hommes, il préfère ce qui est facile !

 

Le bilan n'est pas négatif, car il signe plusieurs signes, ce qui signifie que ses pensées sont déjà organisées, donc au niveau cérébral, tout va bien. En revanche, je sais que par expérience, entre 18 mois et 3 ans, les enfants ont une "phase perroquet" où ils répètent tout avec beaucoup de plaisir, un nombre incalculable de fois... Mais plus grans, ils ne veulent plus répéter, ils n'écoutent même plus, soupirent et il est difficile de corriger leurs fautes de prononciation et de langage (genre "je suis, tu es" et pas "je es")...

 

J'ai pris alors la décision de ne plus signer. Et de ne plus comprendre ce qu'il voulait quand il signait.

Lui et moi, nous avons passé 10 jours pénibles ; il était très frustré que je ne le comprenne plus... Mais j'étais décidé à stopper totalement les signes une semaine pour observer les résultats : les 2/3 premiers jours, il a crié, puis, très vite, il a essayé de communiquer d'une autre façon, et il s'est mis, enfin, à commencer à prononcer d'autres sons que "mama" ou "papa"... Ses progrès ont été spectaculaires ! 10 jours après, seul le signe "encore" persistait (pratique pour lui de réclamer tout en mangeant !). Six mois après, il prononçait la quasi-totalité des sons, et parlait des phrases de plusieurs mots. Aujourd'hui, il a trois ans, sa prononciation est compréhensible par des inconnus, il utilise le "je", le "moi"... les seules fautes qu'il fait sont du genre : "je es" ou lieu de "je suis", idem avec avoir, et il décompose les apostrophes ("je essaie").

 

Pour son petit frère, Tadéo, né 18 mois après, je n'ai pas signé. J'y ai repensé à mesure qu'il grandissait, mais j'ai préféré ne pas refaire l'expérience. Il parle lui aussi vietnamien avec son père... et son frère ! Il a aujourd'hui 19 mois, et prononce beaucoup mots, de sons, il est déjà en mode perroquet, et répète tout ce qu'on lui dit, surtout la fin, comme "core" pour "encore"... du coup, pour lui faciliter les choses, au début quand je le servais par exemple, je parlais pour lui en disant "merci maman", et il répétait juste la fin "maman"... maintenant il dit "ci maman !"

 

[Je précise que je parle "nourrice", mais pas "bébé". C'est à dire que je parle de moi-même à la première personne, comme à un adulte ("je suis là" et non pas "maman est là"), mais que je parle de façon douce, parfois plus lentement, en articulant doucement, et que je m'adapte à l'enfant en parlant un cran au dessus...]

[Je faisais comme ça aussi avant, avec les bébés que je dorlotais, et tous (6) ont eu un développement similaire à celui de Tadéo... à quelques mois près, chacun à leurs rythmes.]

 

Pour conclure, personnellement, je n'utiliserais plus cette technique.


Cependant, je pense qu'elle a son utilité quand un bébé est gardé par plusieurs personnes (crèche, ou à mi-temps, ou temps irréguliers, etc.). Car les signes sont facilement reconnaissable par les personnes qui connaissent les signes, contrairement aux sons, qui ressemblent à du charabia pour quelqu'un qui n'a pas l'habitude de s'occuper d'un enfant en particulier. Mais je pense qu'il est préférable que la personne qui s'occupe le plus de l'enfant (en temps) ne signe pas, pour que le bébé apprenne à prononcer en douceur, à son rythme, petit à petit...

 

Mais ce n’est que mon avis (^_^)

Seuls les parents savent ce qu'il y a de meilleur pour leur bébé, unique.

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