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2012-08-22T14:00:00+02:00

Les miettes par terre... au tour du grand frère... Suite !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Suite à cet article, faisant suite au premier, je vais répondre aujourd'hui à la question de Fabienne :

 

Est-ce que s'il avait continué à manger au milieu du salon, ça ne devenait pas une "résolution de conflits", puisque chacun avait un besoin à satisfaire et que vous n'arriviez pas à vous entendre ?

 

Je pense qu'on avait chacun à un besoin à satisfaire (propreté, respect pour moi, et se nourrir pour lui), en revanche, il n'y a que moi qui avait un problème !

Cela ne dérangeait pas Timéo de mettre des miettes par terre... ce n'est pas lui qui fait le ménage ! Et le respect du travail des autres... il n'a que 3 ans ! Donc il n'avait pas de problème...

 

Par contre, mon message-je : "Timéo, je suis déçue"  lui a posé un problème.

A ce moment-là, nous avions tous les deux un problème, et ça devenait une résolution de conflit.

Mais il a réfléchit, seul, en silence, tout en m'observant, et je pense qu'il a mentalement fait les étapes. Puis il a appliqué une solution (il a choisit seul de s'assoir sur le canapé, il aurait pu s'assoir à table ou ailleurs...), ensuite, il m'a questionnée pour s'assurer que la solution (qu'il avait déjà appliquée !) me convenait.

 

 

 

 

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2012-08-22T13:26:00+02:00

Vos témoignages

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vous propose, si vous le souhaitez, d'écrire vous aussi vos expériences sur ce blog.

 

Voici un premier témoignage :

 

Laissé par : biovalam le29/11/2011 à 09h27
  • Je tenais à te remercier car vendredi j'ai connu ma première victoire grâce à toi et à cet article...

    Pendant que je préparais le repas, ma plus grande avait pris tous les torchons de vaiselle pour emballer des jouest avec (elle faisait des cadeaux comme elle dit). Je n'aime pas qu'elle mette les torchons parterre car on a 1chien et je trouve pas ça hygiénique. Et bien pour la 1ère fois, au lieu de m'énerver et de lui reprendre les torchons. J'ai appliqué la méthode Gordon.

    Moi : "ecoute mon coeur, je n'aime pas quand les torchons sont parterre car après ils se salissent et je dois les laver et je n'aime pas faire des lessives. Tu veux bien les remettre en place ?" Elle : "Mais maman, je fais des cadeaux pour toi ..." Moi:"Ok, je comprends tu as envie d'emballer des cadeaux. Tu as idée de ce qu'on peut faire ?" Après quelques instants de reflexion; j'ai ajouté :"et si tu prenais du papier journal, pour emballer des cadeaux ?. Elle :"D'accord et je peux écrire les noms dessus?" (elle sais pas écrire mais elle a gribouillé avec un feutre sur le papier). Je suis très fière de moi car pour une fois cela n'a pas été la crise et tout le monde était content ! MERCI

 

 

 

A votre tour de laisser un commentaire (^_^)

 

A vos plumes !

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2012-08-21T14:12:00+02:00

"Non" pour dire "oui" !?

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voici un épisode qui s'est déroulé il y a quelques semaines entre mon cadet (19 mois) et moi.

Nous étions à table avec son frère, qui m'a demandé à boire. Puis Tadéo s'est agité :

Tadéo : " o o o !! "

Moi : "Tadéo, tu veux de l'eau ?"

Tadéo : "Non !"

Je referme la bouteille sans le servir... et il se met à pleurer, fort, d'un coup, et c'est LE drame !

Moi : "Ah ! Tu as dit "non" pour dire "oui" ! En fait tu veux de l'eau ?"

Il s'arrête de pleurer, et me regarde, sans trop savoir quoi faire"

Moi : "C'est difficile de prononcer "oui", alors tu dis "non", mais du coup, je ne te comprends plus ! Si tu veux, tu peux dire "hum" pour me répondre "oui".

Tadéo prend un air sérieux et marmonne "hum" tout en penchant la tête en avant en m'imitant !

Moi :"Comme ça je te comprendrais ! On essaie ? Est-ce que tu veux de l'eau mon chéri ?"

Tadéo, avec un grand sourire et les yeux pétillants (avec encore un reste de larmes !) : "hum !"

Moi : "D’accord, je te sers de l'eau !"

C'est comme ça que la série des "non" incompréhensible, alors que ce n'est pas encore "la période du non" s'est achevée !

 

______________

Pour la petite explication :

Récemment, j'ai suivi la deuxième partie de la formation obligatoire des assistantes maternelles. Et ce que nous a dit l'orthophoniste m'est revenu d'un coup, me permettant de comprendre ce qui se passait dans la tête de mon fils, et du coup de pratiquer l'écoute active.

Tadéo disait "non" parce que c'est le même chant lexical que "oui". De la même façon, il dit "maman" quand il voit une dame, et "papa" quand il voit un homme. Les gens lui répondent "non, je ne suis pas ton papa / ta maman !"
Bah oui, il le sait bien ! Mais en réfléchissant avec le cerveau d'un bébé, et non celui d'un adulte, et surtout avec une bonne connaissance du développement des bébés, on comprend que, non seulement il a déjà assimilé le sens de tous les mots, mais qu'en plus il a déjà suffisamment organisé ses pensées pour essayer de se faire comprendre ! Tiens, ça me rappelle le jeu à la télé : pyramide !

"oui" est difficile à prononcer, on est obligé de faire une grimace qui ressemble à un sourire... (ne dit-on pas "ouistitiiiii" pour poser sur une photo ?) Quand Tadéo sera capable de prononcer sans difficulté le son "i", il dira "oui" à ce moment-là... Il commence parfois à dire "oui" avec une belle voix !

 

 

______________

Et pour finir, une remarque à propos de la méthode "signe avec moi", ou "bébé signeur".

Avec du recul, je la déconseille (je modifierai la page à ce sujet en expliquant plus en détails mes raisons), mais je voulais en parler ici, car il aurait aussi été possible de proposer un signe à mon fils, plus facile qu'un mot à première vue... mais je n'ai plus aucun doute aujourd'hui quand au fait qu'il y a beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages à faire "signer" les bébés... mais ce n'est que mon avis !

 

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2012-08-03T13:54:00+02:00

Les miettes par terre... au tour du grand frère !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vous ai raconté hier  l'histoire des miettes par terre entre moi et Tadéo (18 mois).

Eh bien, juste après écrit l'article, et ce que j'aurai pu dire si cela était mon grand, ce fut le cas !

 

Toujours chez mes beaux-parents, Timéo (3 ans), mange une madeleine, et je vois les miettes tomber par terre.

Moi : "Timéo regarde : tu fais tomber des miettes par terre ! Tu veux bien aller t'asseoir... ?"

Timéo, me coupant la parole, avec une voix fluette : "non, je ne veux pas !"

Ok, alors j'essaie un bon message-je : "Quand je vois que tu mets des miettes par terre, je suis gênée parce que tes grands-parents font le ménage et qu'ils vont devoir recommencer... J'aimerai que tu respectes leurs efforts, tu sais que c'est fatiguant de faire le ménage... Tu veux bien aller t'asseoir ?"

Il me regarde dans les yeux, avec un air de défi : "Non, je veux pas !"

Et il continue de manger...

Il manque un élément à mon message, l'effet tangible que cela a sur moi, pas sur ses grands-parents. Alors je lui dis simplement, entre 4 yeux : "Timéo, je suis déçue".

Je n'ajoute rien, mais je continue d'avoir l'air contrariée... je le suis vraiment d'ailleurs...

Au bout de 30 secondes à m'observer, Timéo se lève, puis vient s'asseoir à coté de moi pour finir sa madeleine.

Quand il a terminé, il me demande : "Tu es triste maman ?"

Moi : "Non, je ne suis pas triste ! J'étais déçue tout à l''heure parce que tu ne m'écoutais pas, mais maintenant je suis contente, je te remercie d'avoir pris en considération ce que je te disais et je t'en suis reconnaissante. Merci Timéo"

Il me regarde, et me dit avec un beau sourire et les yeux pleins de fierté : "Je t'en prie, maman".

 

 

Et s'il n'avait pas réagi à mon message, et qu'il avait continué de manger en plein milieu du salon ?

Et bien, je n'aurais rien fait. J'aurais peut-être insisté avec des mots (ou des explications plus détaillées comme avec son petit frère), mais je ne me serais pas levée pour l'obliger physiquement à m'obéir. Je ne me serais levée. Ensuite, j'aurai ramassé ses miettes devant lui, en soupirant et en râlant bien fort (s'il était plus grand, je lui aurai demandé de le faire)... mais je ne l'aurais pas contraint. Cela arrive parfois, régulièrement. Et je crois sincèrement que c'est une des raisons de mon succès aujourd'hui : je lui laisse son libre arbitre...

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2012-08-02T13:55:00+02:00

Pas de miettes par terre !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vais vous raconter un conflit que j'ai eu avec Tadéo, 18 mois.

 

Nous sommes chez mes beaux-parents. Les règles et les limites sont nouvelles et différentes. Ici, tout le monde mange quand il veut, à table ou sur le canapé, et la télé est allumée en permanence...

Quand Tadéo se réveille, vers 15H, il a faim, et il mange un cookie... Or, pendant qu'il dormait, le ménage avait été fait...

Moi : "Tadéo, assieds-toi s'il te plait"

Tadéo : "Ah nan !"

Moi : "Ah si !"

Lui : "Ah nan !"

J'avais un problème, il me fallait utiliser un message-je :

Moi : "Tadéo, regarde par terre, j'aimerai que tu ailles t'asseoir pour ne pas mettre les miettes par terre…"

Lui : "Ah nan!"

Bon, pas très efficace (d'autant que je n'ai pas vraiment fait un vrai message-je, maintenant que j'y pense...) Comme il est petit, il ne comprend pas les sous-entendus, alors je décide de lui expliquer en détail, pas à pas :

Moi "C'est qui Tadéo ?" (c’est une petite question pour couper le cycle des réponses « ah nan ! »

Lui : "Moi !"

Moi : "Et où est ông nội ?"

Tadéo pointe son grand-père du doigt : "Là !"

Moi : "Et tu sais qui a balayé tout à l'heure ?"

Il ne répond pas, mais fronce les sourcils...

Moi : "C'est ông nội ! Et tu sais qui a lavé par terre ?"

Tadéo : "nội ?"

Moi : "Non, c'est bà nội (grand-mère) ! Regarde par terre, comme c'est propre !"

Il regarde par terre, se penche, et ramasse une miette de son biscuit...

Moi : "C'est toi qui mets des miettes partout en mangeant debout ! Tu veux bien aller t'asseoir pour que les miettes tombent sur la table ? C'est plus facile à nettoyer..."

Tadéo : "Hum !" (c'est son oui)

Puis il va prendre un petit marchepied, l'approche de la table basse, et s'assoit pour manger !

Et depuis, il fait attention à reposer ce qu'il mange sur la table : il s'assoit, croque un morceau, repart rejouer, puis vient s'asseoir à nouveau pour une bouchée !

 

Avec un plus grand, j'aurai pu dire un vrai message-je : "je suis gênée (sentiment) que tu manges en mettant des miettes par terre (comportement inacceptable) parce que ông nội et bà nội viennent de faire le ménage et que je n'ai pas envie de le refaire ! (effet tangible sur moi)"

Et si j’avais l’impression que Timéo (3 ans) ne me comprend pas, j’aurais tout détaillé comme avec son frère… je pense qu’il vaut mieux trop d’explications que pas assez…


En CNV, maintenant que j’ai tout le temps de penser ma phrase, j’aurai pu dire : "Quand je vois que tu manges en mettant des miettes partout (observation), je suis gênée (sentiment) parce que j’ai besoin que tu respectes le ménage effectué par tes grands-parents (besoin). De plus, j’ai besoin de propreté et d’ordre et je n’ai pas envie de refaire le ménage ! Est-ce que tu veux bien t’asseoir s’il te plait ? (demande)"

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2012-08-01T16:00:00+02:00

"Stop ! Ne dis rien de plus !" Ou le drame du petit pain au chocolat...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voilà un conflit qui s'est déroulé il y a quelques jours. Toute la famille est partie en vacances une semaine, puis nous sommes retournés chez nous un jour et deux nuits avant de repartir une semaine (chez mes beaux-parents).

Ce jour là, j'ai constaté que mes poissons rouges avez dévorés toutes leur plantes, alors nous sommes allés en acheter de nouvelles, et j'ai passé une bonne partie de la matinée à vider l'aquarium, le nettoyer, le remplir à nouveau... Bref, j'étais occupée, et je ne voulais pas reporter cette tâche puisque que je repartais une semaine le lendemain matin.

C'est donc mon époux qui s'occupait de nos charmants petits garçons.

Le matin même, j'étais allée acheter des petits au chocolat pour tout le monde, et mes fils ne les avaient pas terminés, et la table du petit déjeuner n'avait pas été défaite...

Le conflit commence quand Timéo décide de finir sa chocolatine (comme on dit à Bordeaux), et qu'il a constaté que son frère était passé par là avant lui ! Je l'ai entendu pleurer, se plaindre à son père... Le ton est monté, et mes deux hommes se prenaient sérieusement la tête, entre Timéo, 3 ans, qui chouinait le plus fort possible en criant que c'était SON pain au chocolat, et son père, énervé, qui criait aussi qu'il n'y plus de pains au chocolat, que ce n'était pas grave, qu'il mangerait mieux à midi, qu'il n'avait qu'à le manger plus tôt, etc.

Et Tadéo ? Il jouait tranquillement, laissant l'orage passait j'imagine, en tout cas, je ne l'entendais pas, et ni mon mari ni mon ainé ne lui parlait, comme si ça ne le concernait pas ! Bah, en y réfléchissant, lui n'avait pas de problème...

Et la dispute a continué ainsi...

Quand à moi, je continuais de m'occuper de mon aquarium !

Bon, au bon d'un moment, le père a décidé de quitter la pièce et d'aller jouer avec le plus petit dans la chambre... laissant Timéo à table, qui pleurait toujours...

Alors, j'ai décidé de m'en mêler, et d'analyser rapidement la situation avant d'intervenir.

Timéo avait besoin d'être calmé. Son père aussi, ce qu'il faisait surement dans la pièce d'à coté.

Quand à mon époux, ce qu'il voulait surement, c'est un peu de tranquillité, et que mon fils arrête de chouiner, car je sais que cela le rend fou ! Et le constat, c'est qu'il s'y ait mal pris ; les méthodes classiques ne marchent pas. Je comprends mon homme, il aimerait que mon fils obéisse, que quand il lui ordonne d'arrêter de pleurer, il arrête. Il aimerait régler les problèmes de mon fils rapidement (s'il avait un autre petit pain, il le lui aurait donné !). Je pense qu'il na pas encore fait le deuil de l'enfant idéal. Je pense que je l'ai fait et que cela me permet d'avancer : dans la vraie vie, les enfants ne sont pas comme ça !

Bon, à mon tour de raisonner.

Alors, que veut mon Timéo, quand il pleure parce que son frère a mangé le reste de son pain au chocolat ? Je ne pense pas qu'il a encore faim, et qu'un autre de remplacement l'aurait satisfait... ou peut-être que oui, je n'en sais rien, lui seul le sait !

Ce qui est sûr, c'est qu'il a besoin d'être compris. L'écoute active est la technique de communication la plus appropriée. Allez, je me lance :

Moi : "Timéo, tu es en colère ?"

Lui : "Oui, Tadéo a mangé mon pain au chocolat !"

Moi : "Tu pleures parce que ton frère a mangé ton pain au chocolat."

Lui : "Oui, je en ai plus ! Donne-moi en un autre !"

Moi : "Tu aimerais qu'il reste un autre pain au chocolat et que je te le donne!"

Lui : "Oui ! Est-ce que tu as encore de la monnaie ? Tu peux aller à la boulangerie ?"

Je suis fière que constater que malgré la situation et son état, il arrive à me parler, et surtout à chercher lui-même une solution à son problème !

Moi : "Tu aimerais que j'aille à la boulangerie pour t'acheter un autre petit pain au chocolat ?"

Lui : "Oui maman"

Cette fois, c'est une question qui m'est adressée. Timéo est beaucoup moins énervé, et j'espère que ma réponse ne le replongera pas dans les sanglots ! Mais je reste honnête avec lui :

Moi : "Je ne peux pas aller à la boulangerie maintenant, regarde, je n'ai pas encore terminé, et je ne veux pas laisser les poissons dans le sceau ! Mais si tu veux, j'irai cet après-midi, et tu pourras en manger pour le goûter."

Il ne s'énerve pas plus, mais il ne se calme pas non plus.

Timéo : "Non, je veux manger tout de suite !"

Il sait que les placards sont vides, et qu'il n'y a rien d'autre... Je l'entends renifler...

Moi : "Si tu veux, tu peux prendre tes doudous et venir t'installer sur le canapé pour me regarder. Peut-être que ça t'aidera à te calmer..."

Il ne me répond pas, mais il me rejoint. Après un moment, il s'en va. Et tout de suite après, j'entends qu'il se querelle à nouveau avec son père, qui crie à peu près la même chose que tout à l'heure !

Timéo revient, encore plus énervé !

Timéo : "Papa ne veut pas ! Je ai demandé d'aller à la boulangerie, mais il veut pas !".

Je décide de faire une pause. Je prends mon fils dans mes bras, et lui caresse le dos doucement. Je me promène dans le couloir, sans rien dire, et Timéo se confie à moi, tout en se calmant. Je continue l'écoute active.

[L'écoute empathique de la CNV aurait probablement été plus efficace, et rapide, mais je ne trouve pas les mots (je n'ai pas le vocabulaire, et je n'arrive pas à me mettre à la place de mon fils... pas encore)]

A un moment, quand je suis à coté de la porte de la pièce où est mari, Timéo se plaint une dernière fois du refus de son père... je sens qu'il est presque totalement calmé, quand mon mari déboule et dit :

Le père, encore énervé : "Mais je t'ai déjà dit que j'en ai pas d'autre..."

Moi : "Timéo, tu es déçu que ton père ne veut pas aller à la boulangerie pour t'acheter un autre pain au chocolat..."

Tim, complètement calmé : "Oui."

Mais son père continue, toujours énervé et étonné : "Quoi ? Tu veux que j'aille à la boulangerie ? Mais j'ai pas que ça à faire ! Et..."

Et là, agacée, je lui ai coupé la parole en lui disant : "Stop ! Ne dit rien de plus ! Arrête ! Ca y est, il est calmé, n'ajoute rien."

Il m'a foudroyé du regard, mais il s'est tu.

Et le calme est revenu.

 

Je suis contrariée d'avoir ainsi parlé à mon époux... J'aurais aimé lui parler à lui aussi avec de l'écoute active/empathique... Mais sur le coup, voyant qu'il allait rallumer le feu, je voulais juste qu'il se taise. Et je lui suis reconnaissante de l'avoir fait.

 

Je pense que c'est là l'une des principales difficultés de la technique : s'en tenir à l'écoute active, en reflétant au mieux ce que dit l'autre, garder le silence, être patient, et surtout, surtout, ne rien ajouter de plus (tant que que l'autre n'est pas calmé à 100%), ne pas utiliser les obstacles à la communication, identifiés par T. GORDON, et décris dans ses livres. Je les liste ici, et je vous invite à lire ses livres pour plus de détails :

1.      Ordonner, commander, exiger

2.      Menacer, avertir, mettre en garde

3.      Moraliser, sermonner

4.      Conseiller, donner des solutions

5.      Argumenter, persuader par la logique, faire la leçon

6.      Juger, critiquer, blâmer

7.      Complimenter, approuver, louanger

8.      Humilier, ridiculiser, étiqueter

9.      Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer

10.  Rassurer, sympathiser, consoler

11.  Enquêter, questionner

12.  Dévier, blaguer, esquiver

 

Je souhaite me reconnecter avec moi-même, avec ce que je ressens, pour être à l'avenir capable de mieux communiquer aussi avec mon mari (et les autres...) La communication non-violente m'y aidera, petit à petit. J'ai conscience que cela prendra du temps, des années... Mais quand je regarde le chemin que j'ai parcouru ces dernières années, tout ce que j'ai défait de mes dernières décennies, je suis confiante en l'avenir ! Je souhaite continuer de faire grandir mon esprit en même temps que la croissance de mes enfants, à mon rythme !

 

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2012-07-31T21:05:00+02:00

Ah ! Il casse le puzzle de son frère !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Nous sommes en vacances chez mes beaux-parents. Mes fils ont pleins de jouer à découvrir, et ils sont aussi très excités, et fatigués du voyage...

Timéo a découvert une sorte de lego d'encastrement, et il s'applique à les emboiter pendant un moment. Il est fier de lui, joyeux, il s'applaudit ! Son frère l'imite et applaudit lui aussi !

Puis Tim laisse en place son oeuvre, et s'amuse avec un autre jouet... et d'un coup, il s'énerve et crie : son petit frère vient de commencer à défaire les legos, "ses" legos ! Et Timéo commence à le pousser, alors j'interviens :

(c'est leur problème, alors j'utilise l'écoute active pour les aider à communiquer sans violence physique, et en essayant de pas prendre partie...)

Moi : "Non, Timéo, ne le pousse pas !"

Il crie de fureur et se met à pleurer !

Moi : "Je comprends que tu sois en colère et que tu cries ! Mais je ne veux pas que tu pousses Tadéo !"

Puis, je continue : "Tadéo, Timéo ne voulait pas que tu détruises ce qu'il a fait ! Regarde comme il est en colère !"

Tad fronce les sourcils, et mes deux fils se dévisagent. Timéo pleure toujours un peu.

J'essaie de continuer sur ma lancée, en allant plus loin avec de la CNV : "Timéo, tu aimerais que tes jouets soient toujours en sécurité, et que ton frère ne les casse pas."

Tim, se calmant "Oui, j'en ai assez que Tadéo casse mes jouets, et je veux pas les refaire !"

Moi : "Tu as mis du temps et tu étais concentré, et tu n'as pas envie de recommencer. Est-ce que tu veux que moi, je refasse ce que tu avais fait ?"

Lui, presque calmé : "oui maman".

Je ré-emboite ce qu'il avait construit, et il se calme complètement, satisfait, et il retourne jouer.
Son frère n'a plus défait ses legos.

 

 

Encore une petite victoire, que je dédie à la méthode Gordon, et aussi aux livres pour enfants en CNV, en particulier "Clèment, Louise, et le petit train".

http://www.nonviolence-actualite.org/catalog/images/0771.jpg

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2012-07-31T20:21:00+02:00

Non, c'est ma gourde !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Nous avons pris le train aujourd'hui, mon mari, mes 2 garçons et moi.

Une fois installés à nos places, Timéo (3 ans) boit dans sa nouvelle gourde. Un peu plus tard, son petit frère (18 mois) la prend et boit à son tour. Ce qui a déplu à mon grand et qui s'est exclamé :

Timéo : "Non, c'est ma gourde !"

Son père : "Il a soif, et la sienne est dans la valise..."

Tim savait que la valise était rangée dans le compartiment plus loin, mais il a continué, un peu plus fort, en chouinant un peu : "Je ne veux pas que Tadéo boive dans ma gourde !"

Voyant que mon mari allait perdre patience (et je vous laisse imaginer les scénarios possible de la suite d'une histoire qui commence comme ça !), j'ai pris le relais...

Avec mon expérience de la méthode, il m'a fallu une seconde pour raisonner en "Gordon" : A qui appartient le problème ? A mon fils, donc je dois utiliser l'écoute active : "Tim, tu ne veux pas prêter ta gourde à ton frère..."

Timéo : "Nonnn !"

Moi : "Tu es en colère parce qu'il boit dans ta gourde..."

Son frère continuait de boire... et Timéo était encore assez énervé...

J'aurais pu continuer l'écoute active un moment, le temps que Tim se calme (et que Tad ait terminé de boire), mais j'ai choisi d'essayer une technique d'un niveau supérieur, plus difficile pour moi, et que je ne maitrise pas bien encore : l'écoute empathique de la CNV.

Moi : "Timéo, tu as peur que Tadéo boive toute l'eau ?"

Lui : "Oui !"

Moi : "Tu voudrais être rassuré qu'il y aura toujours de l'eau pour toi quand tu auras soif ?"

Timéo, complètement calmé, du coup : "Oui, je ne veux pas Tad boive l'eau et que moi j'en ai plus !"

Moi : "Rassure toi, s'il a très soif et qu'il boit tout, je prendrai l'eau de la gourde de ton papa pour la mettre dans la tienne, et s'il n'y en a plus non plus dans la sienne, j'irai en acheter au bar, comme ça, tu auras toujours de l'eau si tu as soif. Ca te va ?"

Lui : "Oui."

Timéo s'est intéressé à autre chose... pendant que Tadéo continuait de boire dans la gourde de son frère (qu'il a vidée, bien sûr!)... ce qui ne dérangeait plus Timéo !!

 

 

Ouah ! Je suis fière de cette nouvelle victoire ! Grâce à la Communication NonViolente, je sens à nouveau que je progresse, que je suis débloquée, et que je vais pourvoir perfectionner cette façon de vivre ! J'en suis folle de joie !

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2012-07-30T13:40:00+02:00

Les formations...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vais répondre aux questions de Fabienne :

Bonjour,
[...][..]
Une petite question quand même : as-tu fait la ou les formations ? Et si oui, es-tu satisfaite ? As-tu beaucoup appris ou est-ce que la pratique avec tes enfants t'a suffit ?
Bien cordialement.
Fabienne

 

Je n'ai pas suivie les formations. Il n'y en a pas ici, à Bordeaux. Et avant de déménager, lorsque que j'habitais en région parisienne, les 500 euros demandés m'ont dissuadée ! Pourtant, en cherchant sur le net, j'avais trouvé les mêmes formations, par l'intermédiaire d'association, à partir de 50 euros... Enfin bref. 

Ce qui m'a énormément aidée à progresser, c'est d'écrire le blog.
Car cela m'oblige à réfléchir après coup, à construire les phrases, à bien reprendre le diagramme pour me servir de la bonne technique en fonction de la situation (à qui appartient le problème), et du coup, parfois, je comprenais pourquoi cela ne marchait pas...
Ensuite, j'écrivais mentalement les articles dans ma tête ! Le temps m'a manqué pour en écrire une bonne moitié au moins, que j'avais pourtant rédigé mentalement...
Et aujourd'hui, quand un problème, un conflit surgit, c'est un peu comme si j'écrivais l'article en live ! C'est pour cela que c'est devenu naturel. (Si vous le souhaitez, n'hésitez pas à venir écrire vous aussi vos expériences, au fur et à mesure !)

 

En revanche, je suis toujours bloquée. Pour bon nombre de situation, je suis incapable de mettre des mots, et me mettre "à la place de", et donc il ne m'est pas possible d'utiliser l'écoute active ou les message-je.

Je pense qu'à partir de là, une pratique de groupe est utile. J'imagine décrire les situations, et que d'autres personnes trouvent les mots qui me manquent, et inversement.

 

Je ne pense pas que les stages de formation niveau 1 (http://www.latelierdesparents.fr) et niveau 2 (http://www.ateliergordon.com/) m'apporteront beaucoup, car je pense les avoir bien intégrés.

En revanche, j'ai l'intention de suivre les formations de Communication NonViolente (http://nvc-europe.org/SPIP/) , et qui ensuite permettront de m'entrainer dans un groupe de pratique. Les prochains jours de formations sur Bordeaux sont début novembre. Je ferai un retour sur ce blog (^_^)

 

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2012-07-11T13:52:00+02:00

Des livres pour les enfants !

Publié par TimTad

Bonjour !

 

D'abord, je tenais à remercier toutes les personnes qui m'ont écrit des commentaires, car cela me fait très plaisir de les lire !

 

Aujoud'hui, j'ai un tout petit de temps, alors je vais parler des livres pour enfants, en CNV.

j'en ai acheté à noël dernier, et Timéo les ADORE !

 

Vous trouverez une présentation des livres, ainsi qu'un bon de commande à cette adresse :

http://nvc-europe.org/SPIP/-Livres-

Il faut imprimer le bon de commande avec un chèque. Ce n'est pas très pratique, mais c'est un bénévole de l'association qui s'en occupe, et cela évite des frais je pense. Pesonnellement, j'ai d'abord envoyer un mail pour m'assurer de la disponibilité des livres, et j'ai renvoyé ensuite le bon de commande. Deux semaines après, comme je n'avais pas de nouvelles, le bénévole, Mr RUIZ, m'a répondu par mail qu'il avait pris un peu de retard, et trois jours après j'ai reçu les livres ! Et mon chèque n'a été encaissé qu'un mois après...

 

Il y a aussi un pdf de présentation ici.

 

Enfin bref, je vais vous présenter les livres que j'ai. Je les recommande vivement !

Ceux que Tim a préféré quand il avait 2 ans et demi, c'est la collection Clément et sa soeur Louise j'en ai 6 sur les 9). j'ai une centaine de livres, et pourtant, il voulait les lire encore et encore, et encore ! Il les aime toujours autant aujourd'hui,

Il commence à lire les livres d'Emile (j'ai les trois).

Il y a aussi les 2 livres de Simon le Caneton, cartonné, et c'est plus Tadéo, un peu avant ses 18 mois, qui les a aimé, mais sans plus pour le moment.

 

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'entends un bébé pleurait...

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