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exemple d'ecoute active

2013-03-28T12:22:00+01:00

Un message à transmettre ?

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Hier soir, j'ai couché mes fils, comme d'habitude. Et puis j'ai entendu Tadéo (26 mois) appeler son père.

Quand mon mari me rejoint dans la cuisine, je lui demande s'il allait le voir ; il m'informe que non.

Je lui raconte qu'hier aussi quand j'ai laissé Timéo râlait seul, sans aller le voir, il ne s'était pas calmé, et m'avait appelée pendant un quart heure. J'étais finalement allée le voir, quand j'étais prête, et ensuite il s'était vite endormi...

Mon mari soupire et s'apprête à aller voir Tadéo.

"Attends, laisse, je vais aller ! C'est certain que si tu y vas comme ça, avec cette énergie, ça va être pire !"

Je respire un bon coup. Mon intention est de créer un lien avec mon fils. Mon but est qu'il arrête de pleurer rapidement pour que je mange dans le calme. Je respire encore une fois, et je rentre dans la chambre.

Tadéo me voit et rouspète : "non, je veux pas toi !"

"Ok", je lui réponds, et je demande à Timéo s'il va bien (ils sont dans le même chambre)... Il me dit qu'il a mal au pied (?!)

Puis je rejoins Tadéo, assis sur son lit.

Tadéo : "Je veux papa !"

[A qui appartient le problème ? à lui, donc je vais utiliser la technique de communication écoute active, ou écoute empathique]

Moi : "Tu veux voir papa ?"

Tadéo, arrête de chouiner, et me répond : "Oui, je veux papa".

Moi : "Et qu'est-ce que tu dirais à papa s'il était là ?"

Tadéo : "qu'que chose"

Silence

Moi : "D'accord, mais quoi ?"

Tadéo : "bah, qu'que chose !"

Moi : "Tu veux que je dise à papa que tu veux lui dire quelque chose ?"

Tadéo : "oui"

Et il respire d'un coup plusieurs fois de suite, et soupire d'un coup bruyamment : c'est le signe pour moi qu'il a été entendu et qu'il est prêt à passer à autre chose.

Moi : "Ok, je vais lui donner ton message. Tu veux bien t'allonger maintenant ?"

Il s'allonge, je l'embrasse et je lui souhaite une bonne nuit.

 

Je rejoins mon mari, et je lui explique ce que je viens d'écrire, ce qui le fait sourire !

 

Plus tard, c'est au tour de Timéo de m'appeler. J'étais occupée, et je n'avais pas du tout envie d'aller le voir.

C'est mon mari qui y est allé, et qui ensuite m'a dit, avec un sourire satisfait : "Timéo te dit qu'il a mal aux pieds !"

 

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2013-01-17T21:49:00+01:00

Faire la queue à La Poste avec 2 bébés !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ce matin, je suis allée à La Poste, avec Tadéo (24 mois) et BB (11 mois). Il faisait très froid, je ne voulais pas que la ballade dure trop longtemps, aussi je n'ai pas insisté quand Tad a voulu monter dans la poussette double (d'habitude je prends la simple et il marche à son rythme, en tête)

Arrivé à La Poste, il y avait deux clients aux deux guichets, et deux personnes dans la file d'attente devant moi, et deux autres personnes qui sont entrées juste derrière moi... J'ai pensé "mince, les peu de fois où je suis venue, il n'y a pas autant de monde, voire même personne... j'espère que ça va aller..."

Je me suis avancée pour regarder la taille des colis préaffranchis, et je me suis retournée pour regarder mes bout'chous.

Dès que mon regard a croisé celui de BB, il s’est mis à pleurer.

J'ai respiré un bon coup, prête à pratiquer l'écoute active… sauf que BB ne parle pas...

Alors j'ai résonné aussi en CNV, pour essayer de deviner son besoin insatisfait.

OSBD :

Observation : quel est le fait déclencheur ? Il me voit, devant lui, et il pleure... (au lieu de derrière la poussette ...?!)

Sentiment : Se sent-il… inquiet ? A-t-il… peur ?

Besoin : il a besoin de… d'être rassuré ?

Demande : c'est un bébé, il est temps de faire de l'écoute active...

(tout ce résonnement, avec l'habitude, me prend 30 secondes maximum, et donc, les pleurs de BB n'étaient pas intense)

 

Je m'approche de BB, je lui prends les mains et je l'embrasse sur le front.

Puis je lui dis : "Je suis là BB, je suis là. Tu as eu peur me voyant là-bas ? Mais rassure-toi, je suis là maintenant."

BB a respiré un grand coup, puis une deuxième fois, et il s'est arrêté de pleurer. Puis il a regardé ce qui se passait autour de lui.

Je suis restée près de lui quelques instants, puis je suis retournée derrière la poussette.

 

Les deux personnes devant nous avançaient aux guichets...

C'est au tour de Tadéo de bouger et de vouloir se lever.

Je lui demande : "Tadéo, tu as assez ?"

Tadéo : "oui, as assez moi ! je veux rentrer !"

Moi : "Tu veux rentrer ?"

Tadéo : "oui, rentrer à la maison ! Tout de suite !"

 

Je ne lui ai pas répondu, car c'était à mon tour de passer. Je devais poster des livres que j'ai vendus sur un site internet, mais je n'avais pas d'emballage : les garçons devaient encore patienter le temps que la guichetière aille chercher des colis préaffranchis, qu'on mette les livres dans le carton, que je remplisse le bordereau avec les adresses... J’ai jeté un coup d'œil à ma poussette : Tad était debout, mais calme, et regardait derrière, et BB, en me voyant, s’est remis à pleurer !

Je me suis avancée vers BB pour le rassurer tout de suite, comme précédemment,  mais avec un contact très bref, puis je suis vite retournée au guichet pour régler. Je n’ai presque pas quitté BB des yeux, et il n'a plus pleuré.

 

Voilà, j'ai terminé ! J’ai poussé un peu la poussette pour créer un peu de mouvement,  avant de m'arrêter pour remettre bonnets et écharpes à tous les trois.

En route pour la boulangerie !

 

P.S. : connaissez-vous la chanson « moi quand je pleure » sur le dernier album de Céline Dion ? Les garçons adorent, et Timéo dit que c’est chanson préférée !

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2012-12-11T13:30:00+01:00

Tombé du camion

Publié par TimTad

Bonjour,

Hier matin, le petit garçon (PG) que j'accueille, âgé de 26 mois, est tombé de son camion-trotteur. Il était à moitié couché, le camion encore entre ses jambes, et s'est mis à crier "ahhhh".

J'étais assise près de lui, et je l'avais vu perdre doucement l'équilibre. J'étais sûre qu'il ne s'était pas fait mal... Après 20 secondes de "Ahhhh", PG s'est arrêté net, et il m'a regardé, fixement.

J'ai compris qu'il attendait...Je ne me suis pas précipitée pour le relever, je ne lui ai pas dit "ce n'est pas grave"... J'ai choisi d’appliquer la méthode gordon, notamment l’écoute active (car il avait un problème), pour lui donner confiance en lui :

Moi : "Oh, tu es tombé PG ? Est-ce que tu as mal quelque part ?"

Il me répond : "tombé PG !".

Je continue : "Est-ce que tu as besoin d'aide ou est-ce que tu veux te relever tout seul ?"

Il me regarde sans comprendre, toujours sans bouger : "Hein ?"

Je le reprends : "comment ?"

Il répète : "Comment ?"

Je me souviens qu'il n'a pas encore l'habitude de faire un choix, alors je simplifie : "Tu veux essayer de te relever tout seul ?"

Il me sourit, manœuvre doucement pour dégager ses jambes, se relève et remonte sur son camion. Puis il me regarde, les yeux pétillants. Je lui souris et le félicite "bravo PB, tu t'es relevé tout seul, sans aide.".

Il rayonne et chantonne, spontanément, ce que chante tous les jours Tadéo et qu'il connait bien : "bravo PG bravo PG, réussi tout seul, réussit tout seul !"

J'ai continué de chanter avec lui, mais, déjà, il repartait au volant de son camion, en appelant Tadéo : "Tado, réussi tout seul !"

Je suis resté dans le séjour avec l'autre bébé que je garde, et j'ai entendu mon fils dans la salle de jeux féliciter PG et chanter avec lui !

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2012-12-04T13:29:00+01:00

"Je veux voir mamannn"

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Cette semaine, un petit garçon que j'accueille, âgé d'un peu plus de deux ans, a eu un gros chagrin. Il voulait voir ses parents et pleurait.

PG : "Je veux mamannn, elle est où maman ?"

Moi : "Au travail, elle viendra te chercher après le goûter..."

PG éclate en sanglot : "mamannn je veux voir maman, je veux voir papaaaa, il est où papaa"

Bon, je respire un bon coup. Je sais qu'il sait que son père est aussi au travail, et le lui dire ne l'apaiserait pas, au contraire.

Alors, j'applique la méthode Gordon :

Qui a un problème ? Lui. C'est donc l'écoute active que j'utilise :

Moi : "Tu veux voir maman ?"

PG : "ouiiiii" et ses pleurs redoublent...

PG : "Je veux voir MAMANNNNNNNN ! je veux voir PAPAAAA !"

Je stoppe ce que j'étais en train de faire (cuisine), je me mets à sa hauteur en lui ouvrant mes bras.

Moi, les yeux dans les yeux : "Tu veux voir maman, tu veux voir papa... Tu veux voir papa et maman ?"

[je me rends compte en écrivant que j'ai intégré la demande CNV et que je finis mes phrases en montant le ton pour interroger...]

PG , reniflant et se calmant un peu: "Ouiiii"

Je pense qu'il se sentait compris, et qu'il avait besoin d'évacuer encore un peu son chagrin... Alors, je me suis mise à chanter, avec un air qu'il aime bien : "Tu veux voir maman, tu veux voir papa, tu veux voir papa et maman... Tu aimes ta maman, tu aimes ton papa, tu aimes ta maman et ton papa... Ils te manquent ?"

Et je recommence la chanson, avec "maman te manque", etc.

Quand ses larmes ne coulaient plus au bout d'une ou deux minutes, j'ai chanté : "les petits papas dans l'eau, nagent nagent nagent... aussi bien que les mamans !" Ce qui l'a fait rire.

 

Le lendemain, même sénario, qui s'est terminé en fou rire sur l'air de la chanson "c'est gugus avec son violon, qui fait danser maman, qui fait danser maman !"

 

Et ce matin, il ne pleurait pas, il a chanté directement "je veux voir maman, je veux papa !", et rigolait tout seul !

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2012-09-30T14:30:00+02:00

"Je veux pas aller à l'école !" partie 2

Publié par TimTad

Bonjour,

 

J'ai tant de choses à écrire, et si peu de temps pour le faire ! 

Je continue de vous raconter l'aventure de la rentrée d'école de Timéo, que j'ai commencé dans cet article et que je viens de corriger...

 

____________

Mardi soir, alors que mon mari donnait le bain à nos fils et je préparais le repas, j'ai entendu Timéo hurlait, angoissé, qu'il ne voulait pas aller à l'école, silence, et ses pleurs qui redoublent... Alors je suis allée les voir :

Moi : "Qu'est-ce qui se passe Timéo ?"

Lui : "Je veux pas aller à l'école "

Moi : "Non, tu ne vas plus à l'école aujourd'hui. Après le bain, tu manges, je te lis des histoires et tu vas te coucher. Et demain, mercredi, il n'y a pas d'école, tu reste avec moi."

Lui : "Papa a dit que j'allais aller à l'école !!!"

Moi : "Papa a oublié que tu vis dans l'instant présent. Aujourd'hui, l'école est finie, et demain elle est fermé, rassure-toi...

Lui, un peu calmé : "Je vais pas à l'école, papa a dit que j'allais à l'école, mais je vais pas à l'école demain !"

 

Le lendemain, mercredi, quand Timéo s'est réveillé, il m'a dit avec un grand sourire : "Le mouton est levé, mais il n'a pas sonné... donc, je ne vais pas à l'école aujourd'hui."

 

Jeudi matin, quand sa veilleuse a sonné, Timéo a pleuré : "Non, je veux pas aller à l'école !"

Alors, pas toujours avec autant de patience, mais toujours avec la volonté de l'apaiser, je pense : écoute active et instant présent

Moi :" Tu ne veux pas aller à l'école, et tu n'y vas pas... pas tout de suite. D'abord, on va prendre le petit déjeuner, puis s'habiller, jouer un peu, et après seulement, ce sera l'heure de mettre ses chaussures et d'aller à l'école."

D'abord calmé, il pleure un peu à nouveau, doucement, en entendant mes dernières paroles... Mais une minute après, je lui donne sa tasse de lait chaud, et il se calme.

Nous avons mangé, nous nous sommes préparés, sans que Timéo ne repleure ou ne reparle de l'école. Mais 5 minutes avant l'heure, il m'a demandé, serein : "Maman, je vais à l'école aujourd'hui ?". Je lui ai répondu que oui. Du coup, nous sommes allées tout de suite mettre nos chaussures... je ne voulais pas qu'il s'inquiète, car je le voyais attendre le moment du départ.

Nous arrivons toujours un peu avant l'heure d'ouverture, car j'accueille le premier bébé à 8h30. C'est le moment du câlin du matin avant que les portes s’ouvrent, et c’est devenu un rituel. Et ce jour-là, mon fils est entré sans m'attendre dans sa classe, sans me demander de câlin. J'aurais bien aimé le rattraper, et l'embrasser une dernière fois, mais j'ai réussi, un pincement au cœur quand même, à me retenir, et à me convaincre de le laisser grandir, pendant que j'indiquais oralement à la maîtresse qu'il resterait manger à la cantine...

_______________

Vendredi matin, Timéo était fatigué. Je lui ai proposé d'aller le chercher avant la cantine, et tout s'est passé, il a même fait une longue sieste de plus 3 heures !

________________

Samedi et dimanche, il était content dès le réveil : "le mouton ne sonne pas et donc il n'y a pas école".

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Deuxième semaine.

Lundi matin, il me demande : "Maman, je suis fatigué, alors tu veux bien venir me chercher avant la cantine ?"

Une partie de moi voulait lui dire oui, et aller le chercher tous les jours... Mais il semblait tenir le rythme, et pour être honnête, le fait qu'il ne fasse plus de sieste tous les jours me pose un problème, m'enlève ma pause... et mentalement, être sollicitée en continue du matin au soir, tous les jours, m'est impossible...

Penser en méthode gordon, c'est aussi penser à soi-même, à sa zone d'acceptation et de non-acceptation.

Alors je lui ai répondu : "Non, Timéo, aujourd'hui, c'est papa qui viendra te chercher pour le gouter."

Il a un peu pleuré, et je l'ai pris dans mes bras.

Puis, je lui ai expliqué que la semaine dernière, c'était sa semaine d'adaptation, comme les bébés que je garde [j'ai fait l'adaptation d'un bébé de six mois la semaine précédente seulement], certain tous les jours, jusqu'après le gouter, et aussi le mercredi... Je pense qu'il a pu mieux comprendre, faire le parallèle, et en tout cas accepter...

Je lui ai chanté une chanson sur un air qu'il aime : "lundi école, mardi école, mercredi pas école, jeudi école, vendredi école, samedi pas école, dimanche pas école..." Puis j'ai compliqué la chanson en ajoutant quand papa travaille et quand il est là... quand les bébés que j’accueille vienne ou pas… Il m’écoutait en fronçant les sourcils.

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La semaine s'est bien passée.

Et depuis, il s'est fait des copines et des copains...

Mercredi dernier, il voulait absolument que j'appelle une de ses copines pour qu'elle vienne à la maison ! J'ai tenté de lui expliqué que j'étais d'accord, mais que je n’avais pas son numéro de téléphone ! Il a compris qu'il s'ennuie plus à la maison avec les bébés, qu'avec ses copain(e)s à l’école, et il ne m'a plus demandé d'aller le chercher à midi.

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Le centre de loisirs

J'ai inscrit Timéo au centre de loisirs, le mercredi et les vacances scolaires, et je comptais l'y emmener en octobre.

Mais à son âge, ici, c'est qu'en demi-journée, donc l'après-midi de préférence pour moi... Mais le centre n'est pas à l'école du quartier, mais dans une autre école. Il y a un car, mais qui ne passe que le matin et le soir. Et comme je ne vais pas emmener 4-5 enfants en voiture à l'heure du temps calme avant la sieste, mon fils n'ira pas cette année. J'ai décidé du coup d'accueillir un enfant périscolaire...

Ce sera l'occasion de nouvelles aventures et témoignages de cette pédagogie non violente.

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2012-09-12T13:57:00+02:00

"Je veux pas aller à l'école !" partie 1

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vais vous raconter la rentrée à l'école maternelle de Timéo, qui ne "voulait pas aller à l'école"

 

Un jeudi matin, le jour d'aller à l'école pour Timéo, 3 ans, était enfin arrivé.

Mais ce matin-là, il disait qu'il ne voulait y aller, qu'il m'accompagnait, et que c'était moi, sa mère, qui allait y rester... Je pensais qu'il jouait, alors je lui répondais que oui...

Et puis, dans la classe, le moment de la séparation est arrivé. Timéo a pleuré. C'était sa première séparation avec moi... Les pleurs n'ont pas durés longtemps, d'après la maîtresse et son atsem.

Mon mari est allée le cherché à 11h30, et après le repas, mon fils était d'accord pour retourner l'après midi à l'école, et cette fois, il n'y a pas eu de pleurs.

 

Vendredi matin, c'était un jour particulier. La rentrée s'était fait en demi-groupe, et ce vendredi toute la classe serait là, y compris son copain (un petit garçon que je gardais), et il avait hâte de le retrouver ! Pour sa deuxième journée d'école, Timéo est resté toute la journée et son père est allée le chercher à 16h30. Pas de problème particulier.

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Mais le soir, une fois couché, Timéo pleurait doucement. Je suis sortie de la douche, et j'entendais clairement ce qu'il disait :  "je veux pas aller à l'écoleeeeeeeee".

J'ai questionné mon mari, qui m'a répondu qu'il n'était pas allé le voir, ne sachant pas trop quoi lui dire...

J'y suis donc allée, en pensant méthode gordon : Qui avait un problème ? Mon fils, je devais utiliser l'écoute active, et surtout, surtout, éviter les obstacles à la communication.

Timéo : "Je veux pas aller à l'école...."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l'école.."

Lui : "Non, je veux pas aller à l'école."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l’école..."

Puis je me suis rappelée que j'avais lu qu'à cet âge, il vit dans le moment présent, et qu'il avait peut-être besoin d'être rassuré qu'il ne doit pas y aller tous les jours... Qu'il faut d'abord qu'il vive une semaine d'école pour le comprendre...

Alors je lui ai murmuré : "Demain, c'est samedi, pas de travail et pas d'école. Donc, tu n'iras pas à l'école. Et après demain, ce sera dimanche. Pas de travail et pas d'école non plus."

Lui : "Je vais pas à l'école demain ?"

Moi : "Non. le mouton (sa veilleuse) se réveillera, mais il ne sonnera pas. Et papa sera là, et les bébés que je garde ne viendront pas demain : c'est le week-end !"

Il me sourit et répète qu'il n'ira pas l'école demain... Il referme ses yeux, et s'endort...

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Lundi matin, le mouton a sonné, il était content d'aller à l'école.

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Lundi soir, une fois couché, Timéo pleurait doucement : "je veux pas aller à l'écoleeeeeeeee".

Je l'ai pris dans mes bras chuchotant :

Moi : "Tu pleures, tu as mal ?"

Lui : "Ouiii"

Moi : "Chut, s'il-te-plait, Tadéo dort"

Il respire un coup et me chuchote en pleurant :" Je pleure, je veux pas aller à l'école..."

Moi : "Tu ne veux pas aller à l'école."

Lui : "Non"

Après quelques instant de silence, je lui demande pourquoi...

Timéo : "Je m'ennuie"

Moi : "Tu t'ennuies ?"

Lui : "oui"

Je lui parle alors de toutes les activités que j'ai vues dans sa classe, en lui décrivant, pour lui donner des idées...

Puis au bout d'un moment, il me raconte le vrai problème :" La maitresse est méchante !"

Bien que sa phrase me déplaise, je reste concentrée sur l'écoute active :

Moi : "La maitresse est méchante".

Lui : "Oui, elle veut pas que je garde mes doudous"

moi : "Tu ne veux pas aller à l'école parce que la maitresse ne te laisse pas garder tes doudous avec toi."

Lui : "oui, elle est méchante !"

Moi : "Tu veux que je lui demande demain, si tu peux garder tes doudous avec toi ?"

Lui : "Oui, d'accord... non, je veux pas aller à l'école, c'est trop long !"

Moi : "Tu trouves que la journée d'école est longue... Tu es fatigué ?"

Lui : "Oui, je suis fatigué, c'est trop long..."

Je lui propose de venir le chercher avant la cantine, juste pour demain. Il accepte, et il se rendort.

Il est allé à l’école mardi matin sans problème, et je suis allée le chercher comme convenu à 11h30, avec son frère, et les deux enfants que je garde. " 3 enfants ! Médaille d'or !" m'a dit le directeur de l'école en me voyant avec un bébé dans un porte-bébé, et un petit garçon dans chaque main !

Pour l'histoire des doudous, il n'avait pas le droit de les garder à la récréation (!), donc les choses n'ont pas changés mais en parler lui a fait du bien, je pense...

_______________________ 

 

 

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2012-08-21T14:12:00+02:00

"Non" pour dire "oui" !?

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voici un épisode qui s'est déroulé il y a quelques semaines entre mon cadet (19 mois) et moi.

Nous étions à table avec son frère, qui m'a demandé à boire. Puis Tadéo s'est agité :

Tadéo : " o o o !! "

Moi : "Tadéo, tu veux de l'eau ?"

Tadéo : "Non !"

Je referme la bouteille sans le servir... et il se met à pleurer, fort, d'un coup, et c'est LE drame !

Moi : "Ah ! Tu as dit "non" pour dire "oui" ! En fait tu veux de l'eau ?"

Il s'arrête de pleurer, et me regarde, sans trop savoir quoi faire"

Moi : "C'est difficile de prononcer "oui", alors tu dis "non", mais du coup, je ne te comprends plus ! Si tu veux, tu peux dire "hum" pour me répondre "oui".

Tadéo prend un air sérieux et marmonne "hum" tout en penchant la tête en avant en m'imitant !

Moi :"Comme ça je te comprendrais ! On essaie ? Est-ce que tu veux de l'eau mon chéri ?"

Tadéo, avec un grand sourire et les yeux pétillants (avec encore un reste de larmes !) : "hum !"

Moi : "D’accord, je te sers de l'eau !"

C'est comme ça que la série des "non" incompréhensible, alors que ce n'est pas encore "la période du non" s'est achevée !

 

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Pour la petite explication :

Récemment, j'ai suivi la deuxième partie de la formation obligatoire des assistantes maternelles. Et ce que nous a dit l'orthophoniste m'est revenu d'un coup, me permettant de comprendre ce qui se passait dans la tête de mon fils, et du coup de pratiquer l'écoute active.

Tadéo disait "non" parce que c'est le même chant lexical que "oui". De la même façon, il dit "maman" quand il voit une dame, et "papa" quand il voit un homme. Les gens lui répondent "non, je ne suis pas ton papa / ta maman !"
Bah oui, il le sait bien ! Mais en réfléchissant avec le cerveau d'un bébé, et non celui d'un adulte, et surtout avec une bonne connaissance du développement des bébés, on comprend que, non seulement il a déjà assimilé le sens de tous les mots, mais qu'en plus il a déjà suffisamment organisé ses pensées pour essayer de se faire comprendre ! Tiens, ça me rappelle le jeu à la télé : pyramide !

"oui" est difficile à prononcer, on est obligé de faire une grimace qui ressemble à un sourire... (ne dit-on pas "ouistitiiiii" pour poser sur une photo ?) Quand Tadéo sera capable de prononcer sans difficulté le son "i", il dira "oui" à ce moment-là... Il commence parfois à dire "oui" avec une belle voix !

 

 

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Et pour finir, une remarque à propos de la méthode "signe avec moi", ou "bébé signeur".

Avec du recul, je la déconseille (je modifierai la page à ce sujet en expliquant plus en détails mes raisons), mais je voulais en parler ici, car il aurait aussi été possible de proposer un signe à mon fils, plus facile qu'un mot à première vue... mais je n'ai plus aucun doute aujourd'hui quand au fait qu'il y a beaucoup plus d'inconvénients que d'avantages à faire "signer" les bébés... mais ce n'est que mon avis !

 

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2012-08-01T16:00:00+02:00

"Stop ! Ne dis rien de plus !" Ou le drame du petit pain au chocolat...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Voilà un conflit qui s'est déroulé il y a quelques jours. Toute la famille est partie en vacances une semaine, puis nous sommes retournés chez nous un jour et deux nuits avant de repartir une semaine (chez mes beaux-parents).

Ce jour là, j'ai constaté que mes poissons rouges avez dévorés toutes leur plantes, alors nous sommes allés en acheter de nouvelles, et j'ai passé une bonne partie de la matinée à vider l'aquarium, le nettoyer, le remplir à nouveau... Bref, j'étais occupée, et je ne voulais pas reporter cette tâche puisque que je repartais une semaine le lendemain matin.

C'est donc mon époux qui s'occupait de nos charmants petits garçons.

Le matin même, j'étais allée acheter des petits au chocolat pour tout le monde, et mes fils ne les avaient pas terminés, et la table du petit déjeuner n'avait pas été défaite...

Le conflit commence quand Timéo décide de finir sa chocolatine (comme on dit à Bordeaux), et qu'il a constaté que son frère était passé par là avant lui ! Je l'ai entendu pleurer, se plaindre à son père... Le ton est monté, et mes deux hommes se prenaient sérieusement la tête, entre Timéo, 3 ans, qui chouinait le plus fort possible en criant que c'était SON pain au chocolat, et son père, énervé, qui criait aussi qu'il n'y plus de pains au chocolat, que ce n'était pas grave, qu'il mangerait mieux à midi, qu'il n'avait qu'à le manger plus tôt, etc.

Et Tadéo ? Il jouait tranquillement, laissant l'orage passait j'imagine, en tout cas, je ne l'entendais pas, et ni mon mari ni mon ainé ne lui parlait, comme si ça ne le concernait pas ! Bah, en y réfléchissant, lui n'avait pas de problème...

Et la dispute a continué ainsi...

Quand à moi, je continuais de m'occuper de mon aquarium !

Bon, au bon d'un moment, le père a décidé de quitter la pièce et d'aller jouer avec le plus petit dans la chambre... laissant Timéo à table, qui pleurait toujours...

Alors, j'ai décidé de m'en mêler, et d'analyser rapidement la situation avant d'intervenir.

Timéo avait besoin d'être calmé. Son père aussi, ce qu'il faisait surement dans la pièce d'à coté.

Quand à mon époux, ce qu'il voulait surement, c'est un peu de tranquillité, et que mon fils arrête de chouiner, car je sais que cela le rend fou ! Et le constat, c'est qu'il s'y ait mal pris ; les méthodes classiques ne marchent pas. Je comprends mon homme, il aimerait que mon fils obéisse, que quand il lui ordonne d'arrêter de pleurer, il arrête. Il aimerait régler les problèmes de mon fils rapidement (s'il avait un autre petit pain, il le lui aurait donné !). Je pense qu'il na pas encore fait le deuil de l'enfant idéal. Je pense que je l'ai fait et que cela me permet d'avancer : dans la vraie vie, les enfants ne sont pas comme ça !

Bon, à mon tour de raisonner.

Alors, que veut mon Timéo, quand il pleure parce que son frère a mangé le reste de son pain au chocolat ? Je ne pense pas qu'il a encore faim, et qu'un autre de remplacement l'aurait satisfait... ou peut-être que oui, je n'en sais rien, lui seul le sait !

Ce qui est sûr, c'est qu'il a besoin d'être compris. L'écoute active est la technique de communication la plus appropriée. Allez, je me lance :

Moi : "Timéo, tu es en colère ?"

Lui : "Oui, Tadéo a mangé mon pain au chocolat !"

Moi : "Tu pleures parce que ton frère a mangé ton pain au chocolat."

Lui : "Oui, je en ai plus ! Donne-moi en un autre !"

Moi : "Tu aimerais qu'il reste un autre pain au chocolat et que je te le donne!"

Lui : "Oui ! Est-ce que tu as encore de la monnaie ? Tu peux aller à la boulangerie ?"

Je suis fière que constater que malgré la situation et son état, il arrive à me parler, et surtout à chercher lui-même une solution à son problème !

Moi : "Tu aimerais que j'aille à la boulangerie pour t'acheter un autre petit pain au chocolat ?"

Lui : "Oui maman"

Cette fois, c'est une question qui m'est adressée. Timéo est beaucoup moins énervé, et j'espère que ma réponse ne le replongera pas dans les sanglots ! Mais je reste honnête avec lui :

Moi : "Je ne peux pas aller à la boulangerie maintenant, regarde, je n'ai pas encore terminé, et je ne veux pas laisser les poissons dans le sceau ! Mais si tu veux, j'irai cet après-midi, et tu pourras en manger pour le goûter."

Il ne s'énerve pas plus, mais il ne se calme pas non plus.

Timéo : "Non, je veux manger tout de suite !"

Il sait que les placards sont vides, et qu'il n'y a rien d'autre... Je l'entends renifler...

Moi : "Si tu veux, tu peux prendre tes doudous et venir t'installer sur le canapé pour me regarder. Peut-être que ça t'aidera à te calmer..."

Il ne me répond pas, mais il me rejoint. Après un moment, il s'en va. Et tout de suite après, j'entends qu'il se querelle à nouveau avec son père, qui crie à peu près la même chose que tout à l'heure !

Timéo revient, encore plus énervé !

Timéo : "Papa ne veut pas ! Je ai demandé d'aller à la boulangerie, mais il veut pas !".

Je décide de faire une pause. Je prends mon fils dans mes bras, et lui caresse le dos doucement. Je me promène dans le couloir, sans rien dire, et Timéo se confie à moi, tout en se calmant. Je continue l'écoute active.

[L'écoute empathique de la CNV aurait probablement été plus efficace, et rapide, mais je ne trouve pas les mots (je n'ai pas le vocabulaire, et je n'arrive pas à me mettre à la place de mon fils... pas encore)]

A un moment, quand je suis à coté de la porte de la pièce où est mari, Timéo se plaint une dernière fois du refus de son père... je sens qu'il est presque totalement calmé, quand mon mari déboule et dit :

Le père, encore énervé : "Mais je t'ai déjà dit que j'en ai pas d'autre..."

Moi : "Timéo, tu es déçu que ton père ne veut pas aller à la boulangerie pour t'acheter un autre pain au chocolat..."

Tim, complètement calmé : "Oui."

Mais son père continue, toujours énervé et étonné : "Quoi ? Tu veux que j'aille à la boulangerie ? Mais j'ai pas que ça à faire ! Et..."

Et là, agacée, je lui ai coupé la parole en lui disant : "Stop ! Ne dit rien de plus ! Arrête ! Ca y est, il est calmé, n'ajoute rien."

Il m'a foudroyé du regard, mais il s'est tu.

Et le calme est revenu.

 

Je suis contrariée d'avoir ainsi parlé à mon époux... J'aurais aimé lui parler à lui aussi avec de l'écoute active/empathique... Mais sur le coup, voyant qu'il allait rallumer le feu, je voulais juste qu'il se taise. Et je lui suis reconnaissante de l'avoir fait.

 

Je pense que c'est là l'une des principales difficultés de la technique : s'en tenir à l'écoute active, en reflétant au mieux ce que dit l'autre, garder le silence, être patient, et surtout, surtout, ne rien ajouter de plus (tant que que l'autre n'est pas calmé à 100%), ne pas utiliser les obstacles à la communication, identifiés par T. GORDON, et décris dans ses livres. Je les liste ici, et je vous invite à lire ses livres pour plus de détails :

1.      Ordonner, commander, exiger

2.      Menacer, avertir, mettre en garde

3.      Moraliser, sermonner

4.      Conseiller, donner des solutions

5.      Argumenter, persuader par la logique, faire la leçon

6.      Juger, critiquer, blâmer

7.      Complimenter, approuver, louanger

8.      Humilier, ridiculiser, étiqueter

9.      Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer

10.  Rassurer, sympathiser, consoler

11.  Enquêter, questionner

12.  Dévier, blaguer, esquiver

 

Je souhaite me reconnecter avec moi-même, avec ce que je ressens, pour être à l'avenir capable de mieux communiquer aussi avec mon mari (et les autres...) La communication non-violente m'y aidera, petit à petit. J'ai conscience que cela prendra du temps, des années... Mais quand je regarde le chemin que j'ai parcouru ces dernières années, tout ce que j'ai défait de mes dernières décennies, je suis confiante en l'avenir ! Je souhaite continuer de faire grandir mon esprit en même temps que la croissance de mes enfants, à mon rythme !

 

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2012-07-31T21:05:00+02:00

Ah ! Il casse le puzzle de son frère !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Nous sommes en vacances chez mes beaux-parents. Mes fils ont pleins de jouer à découvrir, et ils sont aussi très excités, et fatigués du voyage...

Timéo a découvert une sorte de lego d'encastrement, et il s'applique à les emboiter pendant un moment. Il est fier de lui, joyeux, il s'applaudit ! Son frère l'imite et applaudit lui aussi !

Puis Tim laisse en place son oeuvre, et s'amuse avec un autre jouet... et d'un coup, il s'énerve et crie : son petit frère vient de commencer à défaire les legos, "ses" legos ! Et Timéo commence à le pousser, alors j'interviens :

(c'est leur problème, alors j'utilise l'écoute active pour les aider à communiquer sans violence physique, et en essayant de pas prendre partie...)

Moi : "Non, Timéo, ne le pousse pas !"

Il crie de fureur et se met à pleurer !

Moi : "Je comprends que tu sois en colère et que tu cries ! Mais je ne veux pas que tu pousses Tadéo !"

Puis, je continue : "Tadéo, Timéo ne voulait pas que tu détruises ce qu'il a fait ! Regarde comme il est en colère !"

Tad fronce les sourcils, et mes deux fils se dévisagent. Timéo pleure toujours un peu.

J'essaie de continuer sur ma lancée, en allant plus loin avec de la CNV : "Timéo, tu aimerais que tes jouets soient toujours en sécurité, et que ton frère ne les casse pas."

Tim, se calmant "Oui, j'en ai assez que Tadéo casse mes jouets, et je veux pas les refaire !"

Moi : "Tu as mis du temps et tu étais concentré, et tu n'as pas envie de recommencer. Est-ce que tu veux que moi, je refasse ce que tu avais fait ?"

Lui, presque calmé : "oui maman".

Je ré-emboite ce qu'il avait construit, et il se calme complètement, satisfait, et il retourne jouer.
Son frère n'a plus défait ses legos.

 

 

Encore une petite victoire, que je dédie à la méthode Gordon, et aussi aux livres pour enfants en CNV, en particulier "Clèment, Louise, et le petit train".

http://www.nonviolence-actualite.org/catalog/images/0771.jpg

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2012-07-31T20:21:00+02:00

Non, c'est ma gourde !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Nous avons pris le train aujourd'hui, mon mari, mes 2 garçons et moi.

Une fois installés à nos places, Timéo (3 ans) boit dans sa nouvelle gourde. Un peu plus tard, son petit frère (18 mois) la prend et boit à son tour. Ce qui a déplu à mon grand et qui s'est exclamé :

Timéo : "Non, c'est ma gourde !"

Son père : "Il a soif, et la sienne est dans la valise..."

Tim savait que la valise était rangée dans le compartiment plus loin, mais il a continué, un peu plus fort, en chouinant un peu : "Je ne veux pas que Tadéo boive dans ma gourde !"

Voyant que mon mari allait perdre patience (et je vous laisse imaginer les scénarios possible de la suite d'une histoire qui commence comme ça !), j'ai pris le relais...

Avec mon expérience de la méthode, il m'a fallu une seconde pour raisonner en "Gordon" : A qui appartient le problème ? A mon fils, donc je dois utiliser l'écoute active : "Tim, tu ne veux pas prêter ta gourde à ton frère..."

Timéo : "Nonnn !"

Moi : "Tu es en colère parce qu'il boit dans ta gourde..."

Son frère continuait de boire... et Timéo était encore assez énervé...

J'aurais pu continuer l'écoute active un moment, le temps que Tim se calme (et que Tad ait terminé de boire), mais j'ai choisi d'essayer une technique d'un niveau supérieur, plus difficile pour moi, et que je ne maitrise pas bien encore : l'écoute empathique de la CNV.

Moi : "Timéo, tu as peur que Tadéo boive toute l'eau ?"

Lui : "Oui !"

Moi : "Tu voudrais être rassuré qu'il y aura toujours de l'eau pour toi quand tu auras soif ?"

Timéo, complètement calmé, du coup : "Oui, je ne veux pas Tad boive l'eau et que moi j'en ai plus !"

Moi : "Rassure toi, s'il a très soif et qu'il boit tout, je prendrai l'eau de la gourde de ton papa pour la mettre dans la tienne, et s'il n'y en a plus non plus dans la sienne, j'irai en acheter au bar, comme ça, tu auras toujours de l'eau si tu as soif. Ca te va ?"

Lui : "Oui."

Timéo s'est intéressé à autre chose... pendant que Tadéo continuait de boire dans la gourde de son frère (qu'il a vidée, bien sûr!)... ce qui ne dérangeait plus Timéo !!

 

 

Ouah ! Je suis fière de cette nouvelle victoire ! Grâce à la Communication NonViolente, je sens à nouveau que je progresse, que je suis débloquée, et que je vais pourvoir perfectionner cette façon de vivre ! J'en suis folle de joie !

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