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exemple de resolution de conflits

2012-11-23T14:15:00+01:00

La terrible période du "non"...

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Mon cadet, Tadéo, âgé de 22 mois, change. Il a comportement différent, par rapport à il y a quelques semaines tout au plus...

 

Ce matin, Tadéo est venu me réveiller dans ma chambre, avant la sonnerie de mon réveil. Cela fait plusieurs fois cette semaine, en plus de quelques réveils nocturnes... Je me demande si quelque chose l'empêche de bien dormir, comme moi la veille d’un examen... ?

Après l'avoir recouché, nous nous levons à l’heure habituelle. Je le dépose sur une des petites chaises de la cuisine, mais il crie "non, non!" et se met à pleurer. Je le prends dans mes bras et je lui demande ce qu'il veut : "chaise ROSE !" Ah bon, ce matin la chaise bleue ne lui convient pas...

Plus tard, lorsque je l'habille, il se met à pleurer et enlève le pantalon que je viens de lui mettre. Je le prends dans mes bras et lui demande ce qui se passe : "mickey !" Ah, il voulait un autre pantalon. Idem pour les chaussettes : "chaussettes crocodiles!". Et pour son pull, j'en sors deux, et il se met à pleurer, de rage (?) Alors, je les repose dans l'armoire en lui disant "d’accord, c'est toi qui choisis." Et puis, il pleure encore 30 secondes, respire un bon coup, prend son pouce et son doudou... Il fronce ses sourcils, et va prendre tout seul l'un des deux pulls dans l'armoire : "pull ROUGE".

Avant, quand je lui demandais : "Tadéo, tu veux choisir ton pull ?", il me répondait "non, maman". (= non, c'est toi, maman, qui choisit.

 

Je pourrais continuer de décrire le reste de la journée de la même façon... Il s'énerve vite parce qu'il n'arrive pas à faire quelque chose, genre mettre ses chaussures, et si je l'aide il hurle plus fort "non, tout seul"… et il continue d’essayer en pleurant parce qu’il n’y arrive pas !

 

De mon coté, je suis contrariée, et aussi en colère, parce que j'ai besoin de mon moment tranquille le matin, seule.
Et je tiens à être ponctuelle pour déposer Timéo à 8h20 à l'école et être de retour pour 8h30 pour accueillir les bébés sur lesquels je veille pendant que leurs parents travaillent...

 

La situation, et surtout ma relation avec mon petit garçon pourrait vite se dégrader...

 

Ce qui arrive à Tadéo est souvent appelé "période du non", "terrible two" ou encore "période d'opposition", j'en passe et pas que des meilleurs. Tous ces noms ne me conviennent pas. Aujourd'hui, je suis différente, j'ai un regard différent sur mon fils, et je veux réfléchir à une éducation non violente, gagnante-gagnante, CNV...

Tout est une question de besoins, satisfaits ou non satisfaits...

  ________________________

Avant, Tadéo était bébé. Il était dépendant de moi, pour tout. Il était aussi impatient : quand il avait faim, il m'appelait, puis il pleurait et hurlait s'il n'avait pas de quoi apaisait sa faim dans les 5 minutes top chrono. Il n'avait pas beaucoup de besoins, surtout physiologique (boire, manger, évacuer, chaleur humaine, etc.)

Et puis, au fur et à mesure qu'il a grandit, de nouveaux besoins sont apparus, comme celui de jouer, ou de rencontrer d'autres enfants...

Aujourd'hui, je pense que son nouveau besoin s'appelle l'autonomie.
C'est tout nouveau pour lui.

Je pense que c'est un grand bouleversement en lui, et que ce nouveau besoin de faire seul entraine la naissance d'un autre besoin : du temps pour réfléchir.

Quand je lui fais une proposition en sortant les deux pulls, peut-être qu'il s'énerve parce qu'il voudrait prendre tout seul son pull dans l'armoire ? Ensuite, peut-être a t-il besoin de temps pour se remettre de cette émotion intense ? Une fois calmé, il a encore besoin de temps pour réfléchir ? Et choisir le pull qui lui plait, dans l’instant présent ?

De mon point de vue, il ne s'oppose pas à moi. Il n'agit pas contre moi, il ne me dit pas "non" parce qu'il en a entendu pleins avant… Peut-être qu’il dit "non" pour dire "attend, je veux faire tout seul, je ne sais pas encore comment, ni ce que je veux/peux faire exactement, mais attend, laisse moi réfléchir dans le calme..." ??

  _____________________________

 

Une semaine plus tard...

 

Ce matin, pour aller déposer Timéo à l'école, je me prépare à partir 5 minutes plus tôt. J'appelle mes fils, après les avoir prévenus cinq minutes auparavant que ce serait bientôt l'heure de partir, et puis je demande à Tadéo de m'apporter la paire de chaussures qu'il veut (il en a deux, j'essaie de ne pas lui proposer trop de choix, car je crains qu'il lui faille plus de temps encore pour se décider !). Je le laisse essayer de mettre tout seul sa chaussure, en me regardant et en regardant son frère, puis il n'énerve, et je lui dis "si tu as besoin d'aide, demande moi ! Mais n'oublie pas qu'on n’a pas le temps de trainer quand on dépose Tim à l'école..." Tadéo s'énerve encore un peu et puis il demande "d'aide ! d'aide maman !"

___________________________

Depuis deux semaines, tout prend plus de temps, vu que M. Tadéo a besoin d’autonomie, besoin de temps pour essayer, besoin de temps pour se rendre compte qu'il n'y arrive pas encore seul… seulement après, il peut accepter mon aide...

Pour beaucoup de situations, il ne me reste plus qu'à respirer un bon coup moi aussi, de prendre "mon mal en patience", et de prévoir toujours plus de temps, d'essayer de lui laisser choisir ce qu'il veut, quand il veut... mais tout en respectant mes besoins et ceux des autres.

Je pose mon autorité et mes limites sans fessée, sans punition (mais pas sans crier (!)), je lui explique en quoi son comportement me gène, et surtout, surtout, je n'accepte pas l'inacceptable... Sinon, ce serait de la permissivité, où je subirais son comportement, au détriment de mes besoins... mes besoins sont importants, ses besoins sont importants, essayons de trouver ensemble une solution, une stratégie qui nous conviennent à tous les deux, de façon gagnante-gagnante, sans perdant.
____________________

Un matin de la semaine dernière, pour les chaussures, je n'ai pas attendu qu'il me demande de l'aide, je lui ai mis ses chaussures pendant qu'il pleurait "non, moi, tout seul"... Ce matin-là, <<j'ai gagné et il a perdu>>, mais c'est devant le constat que Tadéo n'avait pas assez de temps que j'ai avancé l'heure du départ, et que le conflit a été résolu la matin suivant.

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Cette période est difficile pour Tadéo, capital pour son développement... Tant de choses ce passent en lui...

Mais c'est difficile aussi pour moi... Je choisis d’adapter mon emploi du temps à ses nouveaux besoins. Je pourrais aussi choisir de ne rien changer, mais alors ses besoins ne serait pas satisfaits, et il pleurerait souvent… je pense aussi qu’alors il aurait un comportement de résistance décrit par Thomas Gordon, comme la soumission, la révolte, la vengeance, etc. et qu’à partir de là, il agirait peut-être contre moi, et qu’un combat de force, d’opposition (?), et quotidien, commencerait entre nous…?

Mais je choisis une autre éducation pour mes enfants (et ceux que je garde, en accord avec leurs parents).

[[

Trop souvent, j’ai vu, et je vois encore, des parents excédés, fatigués, qui cherchent des solutions, qui craquent… Et les premières fessées sont données, à contre cœur, après avoir tout essayé… je vois aussi à cette période des enfants avoir un geste de recul quand je m’approche pour essuyer leurs visages après le repas. Et je les rassure, mes mains protègent, elles ne tapent pas.

]]

J’ai beaucoup travaillé sur moi, je travaille toujours pour contrôler mes émotions, et comprendre les tout-petits. Ma façon de penser à évoluer ; Tadéo ne m’impose pas de subir ses crises ou de changer mon emploi du temps. Mon intention est de créer un lien avec mon fils, et je choisis de changer mes stratégies pour satisfaire mes propres besoins de façon à satisfaire aussi les siens. 

 

J’essayerai de partager des témoignages concrets sur cette période tant redoutée, mais en même temps, je choisis d’avoir moins de temps pour moi, et plus de temps pour mon petit garçon qui grandit… ça me plait tellement de le voir s’épanouir, et chanter, fier de lui, "bravo moi, bravo moi, fait tout seul, fait tout seul" avec l’air "d’aller les champions", et je chante avec lui, en dansant : "bravo Tadéo, Bravo Tadéo, bravo, bravo, bravo Tadéo, d’avoir mis ton scratch tout seul, d’avoir mis ton scratch tout seul, bravo, bravo Tadéooooo".

Aucun doute, pour moi, c'est notre relation le plus important... aujourd'hui.

 

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2012-10-29T13:33:00+01:00

Ne m'éclabousse pas !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je partage un petit moment où j'étais particulièrement énervée (pour un tas de raisons autre que les enfants), et où c'est mon fils qui a utilisé la méthode sans perdant Gordon pour résoudre pacifiquement un conflit, où tout le monde gagne...

 

Mes deux fils étaient dans le bain, et moi j’étais assise à coté, pour les surveiller. J'avais grand besoin de me détendre, aussi j'utilisais mon iPod (!).

Et, bien sûr, j'ai reçu une petite goutte d'eau... Timéo gesticulait et faisait des vagues, et cela l'amusait beaucoup...

Je lui ai demandé, ordonné fermement pour être exacte, de faire attention, et de ne pas m'éclabousser, et aussi de s'asseoir...

Il a continué, et je me suis énervée en lui disant (aboyant ?) : "Timéo, arrête d'éclabousser et de mettre de l'eau à coté ! Je te préviens, je suis en train de perdre patience !"

Et là, il me demande, presque joyeusement : "Maman, je peux fermer le rideau ? Comme ça l'eau restera dans la baignoire, donc tu ne seras pas mouillée !"

Je me suis calmée d'un coup en lui répondant avec un sourire : "Bien sûr, le rideau est là pour ça !"

Timéo a fermé le rideau de la baignoire, et il a continué de jouer comme il le voulait.

 

Ca n'a l'air de rien comme ça, mais l’instant d’après, et sans sa proposition, je l'aurais fort probablement puni en le sortant du bain… et il aurait hurlé, etc. Quand j'y pense, cette fois là, j'étais tellement ailleurs que je n'avais même pas pensé à une solution aussi simple !

 

Ce que je trouve formidable, c'est qu'avec le temps, même quand ça ne va pas, j'arrive quand même à exprimer mon besoin et ma zone d'acceptation, et aussi à prévenir mes enfants de mon humeur.

Et ce qui est encore plus formidable, c'est quand c’est mon fils qui utilise cette méthode, et qu'il déclenche lui-même la résolution de conflit en me proposant une solution !

Il avait bien compris que nous avions un problème tous les deux, il savait qu'il avait besoin de jouer, et que j'avais besoin de rester au sec [1ère étape], alors il a réfléchis [2ème étape] et il m'a proposée une solution [3ème étape], que j'ai acceptée [4ème étape], et qu'il a appliquée [5ème étape] !

 

Bravo Timéo (^_^)

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2012-08-22T14:00:00+02:00

Les miettes par terre... au tour du grand frère... Suite !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Suite à cet article, faisant suite au premier, je vais répondre aujourd'hui à la question de Fabienne :

 

Est-ce que s'il avait continué à manger au milieu du salon, ça ne devenait pas une "résolution de conflits", puisque chacun avait un besoin à satisfaire et que vous n'arriviez pas à vous entendre ?

 

Je pense qu'on avait chacun à un besoin à satisfaire (propreté, respect pour moi, et se nourrir pour lui), en revanche, il n'y a que moi qui avait un problème !

Cela ne dérangeait pas Timéo de mettre des miettes par terre... ce n'est pas lui qui fait le ménage ! Et le respect du travail des autres... il n'a que 3 ans ! Donc il n'avait pas de problème...

 

Par contre, mon message-je : "Timéo, je suis déçue"  lui a posé un problème.

A ce moment-là, nous avions tous les deux un problème, et ça devenait une résolution de conflit.

Mais il a réfléchit, seul, en silence, tout en m'observant, et je pense qu'il a mentalement fait les étapes. Puis il a appliqué une solution (il a choisit seul de s'assoir sur le canapé, il aurait pu s'assoir à table ou ailleurs...), ensuite, il m'a questionnée pour s'assurer que la solution (qu'il avait déjà appliquée !) me convenait.

 

 

 

 

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2012-06-20T13:44:00+02:00

Suite de : "Crise : il veut du chocolat à la place de son assiette !"

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Je fais suite à réaction sur ce forum, car je trouve cela très instructif !!

 

Voilà le message :


Mstern a écrit :


Bonjour,
[...]Je ne donnerai qu´un exemple : Ta résolution du problème "Je veux du chocolat." Certes, tu as réglé le problème, vous n´êtes plus en conflit et ton fils a accepté l´idée de ne manger qu´un chocolat par jour. Mais toi dans tout ca? Ce chocolat t´a été offert, non? Grâce à sa crise, ton fils aura réussi à s´approprier tous les chocolats sans devoir partager. Il me semble donc que ta solution n´en est pas réellement une car même si le conflit a été réglé, il n´y a pas de respect de l´autre, de partage.


Le conflit a été durablement résolu et la solution en était bien une, je vais expliquer pourquoi.

 

Si ce n'est pas fait, je vous invite à lire mon premier post.

 

Personnellement, ça ne me gênait pas de partager, au contraire ! (D'ailleurs mon époux m'offre une boite plus grande sachant que je prends plaisir à partager avec mon fils  :) )

Mon problème n'était pas qu'il s’approprie mes chocolats, mais qu'il en mange trop et à la place du repas, ou qu'il fasse une crise à chaque fois que je sors la boîte ! (d'autant que mon fils sait que j'en mange sans lui, et il n'est pas sûr qu'il en reste le lendemain !!!) D'ailleurs, je n'aurais pas proposé une solution qui ne me convenait pas !


J'avais expliqué mes raisons à Timéo avec un message-je : "Je ne veux pas te donner encore du chocolat parce que je veux un petit garçon en bonne santé... Je limite le chocolat à un par jour parce que je ne veux pas que tu aies mal au foie..."

 

Ensuite, quand j'avais écrit :

"D'accord, c'est toi qui mangeras tout le chocolat et pas moi. Mais un chocolat demain, et un autre après demain, et un tous les jours si tu veux tout manger ! Mais pas tous les chocolats le même jour car je veux un petit garçon en bonne santé" [5ème étape : nous étions d'accord tous les deux, et nous avons appliqué la solution]"


Bon, je me suis mal exprimée, car ce n'est pas lui qui a mangé tous mes chocolats, c'était une façon de parler (!), et je pense que c'est la raison pour laquelle Mstern a pensé qu'il s'appropriait TOUS mes chocolats ! J'ai juste fait attention que ce soit lui, cette fois-là, qui mange le dernier !

 

Cette méthode marche à condition de bien cerner les problèmes, donc la "1ère étape : définir nos besoins mutuels avec l'écoute active et le message-je".


L'une des difficultés de cette méthode, au début, c'est justement cette première étape, qui oblige à bien utiliser les deux autres techniques qui ne sont pas naturelles au début !


Ensuite, elle fonctionne avec tout le monde, peu importe le sexe ou l'âge !
Avec les tout-petits, c'est difficile, parce qu'il faut deviner leurs besoins, et avec les grands et les adultes, c'est difficile parce qu'ils ne savent pas non plus !

 

C'est pour cela que la solution qui convenait à mon Tim et moi, ce jour-là, ne conviendrait pas à toutes les familles, car toutes les familles n'ont pas le même problème !

 

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2011-12-20T13:00:00+01:00

Il jette tous les livres par terre !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Dimanche matin, j'avais décidé de faire une petite grâce matinée... enfin, après la tétée de Tadéo qui m'a réveillée à 5H45 !
J'ai laissé mon mari se lever à 6H45 quand les enfants ont commencé à être bruyants ! Et je me suis rendormie.
J'ai été réveillée vers 8H30 par des gros cris et des pleurs : Timéo et son père était en conflit. Vu qu'ils se parlaient en vietnamien, je ne savais pas pourquoi. Mais le conflit durait et le ton montait... Je me suis demandée ce qu'avait bien pu faire pour fils pour mériter que son père lui crie dessus de cette façon (!)...
Je me suis levée et je suis allée voir. Ils étaient tous très énervés, Tadéo dans les bras de son père assis, et Timéo assis par terre. Quand ce dernier m'a aperçue, il a voulu se lever en me demandant un câlin, mais son père lui a donné un ordre (en vietnamien) et Timéo s'est rassis, encore plus furieux.
J'ai demandé ce qui se passait, et mon mari m'a expliqué que notre fils avait jeté quelques livres par terre et qu'il refusait de les ranger.
J'ai patienté quelques instants. Mon mari était furieux, et mon fils en pleine crise émotionnelle. La situation me semblait bloquée : Tim refusait de ranger et son père continuait d'exiger qu'il range...
Je me suis très souvent retrouvée face à une situation semblable, où chacun reste sur ces positions, et une solution efficace consiste d’abord à ce que tout le monde se calme, et qu’ensuite on reprenne le conflit là où on l'a laissé (sauf en cas de danger imminent, ce qui n'était pas le cas, les livres pouvaient rester par terre encore un peu).

Alors je suis intervenue pour débloquer la situation : j'ai tendu une main vers mon fils, qui a accouru dans mes bras pour s’y réfugier. Je l'ai emmené avec moi dans le séjour, et j'ai pratiqué l'écoute active avec mon fils [pour l'aider à régler SON problème]:
Moi : "Comment ça va Tim ?"
Tim : "Moi pas contenttt ! papa gronder moi ! papa pousser moi ! moi pas content !"
Moi : "Tu es furieux parce que papa t'a grondé et qu'il t'a poussé ?"
Tim : "Oui ! pas content moi, pas content !"
Mon mari, qui nous avait rejoint, s'est expliqué :"Ben oui, j'étais obligé, sinon il allait mettre tous les livres par terre ! Je lui avais dit non avant, mais il ne m'a pas écouté !"
Moi, à Tim : "Papa t'a poussé pour t'empêcher de continuer à jeter les livres par terre, et tu es furieux."
Tim, presque calmé : "Ouii"
Moi à Tim "Je vais te poser par terre..." Il m'a coupé la parole "non ! encore câlin" mais j'ai repris, uniquement avec des « message-je » [pour expliquer MON problème] : "Je vais te poser par terre, car je viens de me lever, je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner et j'ai faim !"
Je l’ai posé par terre, et j'ai entendu mon mari lui ordonner, un peu plus calmement mais fermement, d'aller ranger les livres ! Tim s'est accroché plus fort à moi. Alors, je me suis accroupie à sa hauteur et je lui ai expliqué :
Moi : "Tim, quand tu as un problème avec papa, tu le règles avec papa, pas avec moi." [c'est à eux de régler LEUR problème] Il m’écoutait et a acquiescé avec un "hum". J'ai continué : "Ton problème avec papa, c'est que tu as mis des livres par terre, et que papa ne veut pas que tu jettes les livres par terre pour ne pas les abimer, et qu’en plus, papa ne veut pas les ranger, il aimerait que ce soit toi qui aille ranger les livres maintenant, d'accord ?"
Il m'a répondu "hum" et s'est dirigé vers son père. Ils se sont parlés dans leur langue paternelle, et Tim est allé dans sa chambre... ranger les livres !
Il est revenu en s'adressant à son père :" moi, pas tout tombé par terre livre ! moi tout rangé !"

 

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2011-12-18T13:00:00+01:00

Crise : il veut du chocolat à la place de son assiette !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Samedi matin, mes enfants se sont réveillés plus tôt. Nous avons donc pris notre petit déjeuner plus tôt. Et vers 11 heures, alors que mon époux commençait à préparer le repas pour 11h45, la faim s'est fait ressentir.
Tadéo réclamait "tétée !" et Timéo demandait à manger. Le cadet a patienté en mangeant du fenouil et de l'oignon crus.
En revanche mon aîné n'en a pas voulu : il voulait du chocolat (mon mari m'en a offert une boite hier soir, et Tim s'en souvenait). J'ai accepté de partager avec lui, mais un seul. Il en a pris un, l’a mangé vite, et m'en a demandé un autre. J’ai refusé.

Nous voilà face un problème, que j'ai résolu grâce à la résolution de conflit, car nous avions tous les deux un problème.

Devant mon refus, il a commencé par répéter sa demande. Puis il a essayé auprès de son père. La réponse était toujours la même. Entre temps, son repas était prêt, et Tim est passé à table mais il a repoussé son assiette, réclamant encore du chocolat. Perdant patience, il a commencé à pleurer et à crier... pendant que je donnais à manger son frère qui se régalait. J'ai essayé d'expliquer pourquoi, mais il s'est énervé encore en plus et s’est mis à hurler, dépassant clairement ma zone d'acception, et celle de mon mari. Ce dernier s'est arrêté de cuisiner, l’a pris et l’a déposé dans le canapé et lui demandant de se calmer, et en tentant à son tour de lui expliquer, en vain.

Je me suis adressé à mon époux : "Je pense qu'il n'est pas réceptif à ce qu'on dit, qu'il n'en est pas capable émotionnellement, et qu'il a peut-être besoin qu'on l'aide à se calmer".

Il a alors pris Timéo dans ses bras pour l'aider à se calmer un peu... Et quand le calme est revenu, Timéo réclamait toujours du chocolat. J’ai décidé de changer de méthode, d'arrêter les explications car, selon T. GORDON , raisonner un enfant en plein conflit est un des douzes obstacles à la communication (voir ici en bas de la page). J'ai pratiqué l'écoute active :
Moi :"Tu veux manger du chocolat. Tu es furieux contre papa et contre moi parce qu'on ne veut pas te donner du chocolat."
Lui : "Oui, chocolat mamannnn!" et il s’est remis à pleurer, mais plus doucement...
Son père l'a posé à terre pendant que je m'installais sur le canapé pour donner la tétée-dessert à Tadéo.

Grâce à la Communication Non Violente, j'ai appris à me connecter un peu avec moi-même (j'ai raconté sur ce blog une de mes expériences sur la tristesse), et je suis consciente que son émotion est violente, et qu'elle ne va pas s'évanouir d'un coup, mais plutôt s'atténuer doucement. Ce qui m’a permis de comprendre qu'il avait encore besoin de temps, d'être patiente et de garder ma bonne humeur...

Timéo me réclamait toujours du chocolat.

J’ai continué : "Tu veux du chocolat, tu es frustré de ne pas pouvoir en manger encore. Tu me demandes encore du chocolat et je te dis encore non, alors tu n'es pas content, tu es énervé, en colère, tu es furieux !" [Je parlais de plus en plus fort à la fin].
Timéo râlait toujours, et j’ai répété encore plusieurs fois quasiment la même phrase...
Puis il s’est calmé, et j'ai eu l'impression qu'il pouvait m'écouter un peu à présent...

Il m'a demandé en reniflant: "maman encore manger chocolat ?"
Moi : "Oui, d'accord, demain je t'en donnerai un autre"
Il s’est remet à pleurer, encore, mais tout doucement...
Moi :" Tu es déçu, tu espères qu’en me demandant encore, je changerai d'avis et que je te donnerai encore du chocolat  maintenant, tu n'a pas envie d'attendre demain..." [1ère étape : définir nos besoins mutuels avec l'écoute active et le message-je]
J’ai décidé d'expliquer mes raisons en message-je : "Je ne veux pas te donner encore du chocolat parce que je veux un petit garçon en bonne santé... Je limite le chocolat à un par jour parce que je ne veux pas que tu aies mal au foie..."
Il a marmonné un petit "hum"... puis il s’est remis à nouveau à pleurer fort !
J’ai sentis qu'il se forçait cette fois... qu'il était à nouveau capable de gérer ses émotions et qu'il essayé d'en profiter...
Alors, j’ai commencé un peu à perdre patience, du coup, et j'ai changé de stratégie :je l’ai prévenu : "Timéo, je ne te donnerai pas de chocolat demain, je vais tout manger !"
Il s'est arrêté net, sous le coup de la surprise (il avait bien compris qu'à présent, au lieu d'avoir du chocolat le lendemain, il n'en avait plus du tout !) et il m'a écoutée :
Moi : "Si manger du chocolat te met dans un tel état, je ne te donnerai plus de chocolat. Mais si tu peux manger du chocolat et ton assiette, et que tu manges équilibré, alors je voudrais bien te donner du chocolat demain." [2ème étape : je lui ai proposé une autre solution...]
Lui : "non maman ! Moi tout manger chocolat !" [3ème étape et 4ème étape : il a évalué les solutions et a choisi la première...]
Moi : "D'accord, c'est toi qui mangeras tout le chocolat et pas moi. Mais un chocolat demain, et un autre après demain, et un tous les jours si tu veux tout manger ! Mais pas tous les chocolats le même jour car je veux un petit garçon en bonne santé" [5ème étape : nous étions d'accord tous les deux, et nous avons appliqué la solution]
Il avait l'air content, satisfait !

 

Fin de sa crise émotionnelle, qui aura durée une vingtaine de minutes.

 

Il est allé voir son père et lui a demandé "manger moi ?" en montrant son assiette. Mon mari l'a installé et il a commencé à manger. J'en ai profité pour continuer mon explication sur les fibres et les minéraux dans le fenouil pour le transit intestinal, les protéines dans le steak et les sucres lent des spaghettis, etc... Timéo m'écoutait et il était très réceptif. Je lui ai rappelé son expérience d'il y a quelques semaines quand il avait mangé un peu n'importe comment et qu'il avait fait quelques selles dures 3 matins de suite… douloureuses !

Ensuite, Tadéo a terminé sa tétée, et je me suis installée à table à mon tour. J’ai continué de  discuter mon fils, très attentif. Je lui ai parlé de son DVD "Vitaminix" et il a chantonné avec moi : "Les vitamines et les minéraux sont des éléments que l'on trouve dans la nature ! ", "Si tu manges bien, tu iras bien ! " et "Rappelle-toi, une alimentation variée et équilibrée t'aidera à grandir en bonne santé !"

Finalement, Timéo a mangé toute son assiette, a terminé celle de son frère, mangé du fromage et une compote.

Je lui ai annoncé : "Je suis soulagée que tu as bien mangé et équilibré parce que tu vas  bien digéré le chocolat ! Demain, tu pourras me demander du chocolat et je t'en donnerai un autre !"

 

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Mon mari m'a fait remarquer que cela fait très longtemps qu'il n'avait pas fait de crise comme ça, "au moins 4 ou 5 mois" ! Je lui ai répondu que j'étais fière de nous, que nous avions bien géré sa crise. Il a dit que le mérite me revenait, mais je ne suis pas d’accord et je lui ai expliqué mon point de vue : le mérite nous revient à tous les deux, car il s'est arrêté de cuisiner pour aider notre fils à se calmer quand il en avait besoin. Il ne l'a pas grondé ou puni, ne lui a pas ordonné de manger (ce qui aurait provoqué des réactions de résistance négative...) Il m'a laissé gérer le conflit, et son soutien m'est précieux dans ces moments-là.

 

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[5ème étape : Appliquer la solution : ] 

Au réveil de la sieste, Timéo m'a demandé... un chocolat ! Mais il n'a pas insisté devant mon refus.
Il en a redemandé encore plusieurs fois dans la journée... sans insister.
Je lui ai proposé un chocolat le lendemain midi... en dessert, il était ravi, et pendant le repas il disait "moi tout mangé ! chocolat dessert !". Et cette fois, il a croqué des petits bouts pour se régaler, pas comme la veille où il n'avait avalé entier rapidement comme un goinfre !

[6ème étape : Evaluer la solution : je pense que c'est une bonne solution, car il était heureux d'avoir son chocolat dimanche... il a bien mangé et n'a plus fait de crise quand il m'en demandait un et que je refusais... voilà ! solution gagnante-gagnante approuvée ! ]

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2011-12-15T20:13:00+01:00

Conflits entre enfants : "on n'arrache pas des mains !"

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Aujourd'hui, je vais aborder la [ résolution de conflit ] entre enfants, à travers des exemples récents (datant d’un mois maximum), et sur le thème "on n'arrache pas des mains !"

 

1) Tout d'abord, entre mes deux garçons, Timéo (29 mois) et Tadéo (11mois).

 

a) Quand Tadéo essaie de prendre un jouet dans les mains de son grand frère, ce dernier proteste fermement "non" et s'éloigne. Et quand Tadéo le poursuit, Tim s'énerve. Au début, il le poussait et Tad est tombé plusieurs fois de la position assise à allongée avec un grand boom au niveau de la tête ! (Plusieurs fois aussi je le rattrapais à temps !). Dans tous les cas, je m'énervais, je prenais Tad dans les bras pour le consoler et je disais à son grand frère [message-je] "Non ! Je ne veux pas que tu le pousses, je ne veux pas que tu lui fasses du mal, je veux qu'il soit en sécurité... Regarde-le pleurer, il a mal !"
Je faisais une pause pour me calmer, pour donner des granules d'arnica... Et quand Tim n'avait pas l'air de m’écouter, je m'énervais encore plus (je répétais ma phrase plus fort et je le fusillais du regard) ! Une fois Tad consolé, j'expliquais à Tim "Ton frère veut juste jouer avec toi, te faire un câlin..."[Écoute active pour Tad]
Ensuite, je proposais des solutions à Tim : "Je comprends que tu veux être un peu tranquille [écoute active pour Tim] Quand tu ne veux pas jouer avec lui, éloigne toi, va dans le canapé ou sur ton lit, ou demande-moi de l'aide quand tu ne veux pas qu'il casse ta tour..."

Hier, Tim faisait un super circuit de train en bois. Je surveillais Tad de près, lui créant un mini circuit à casser renouvelable... Et Tim m'a demandé un câlin.
Je lui réponds : "Je veux bien. Mais je ne pourrais plus empêcher Tad de prendre ton train."
[1ère étape, je définis le problème]
[2ème étape, les solutions possibles ont été proposées le matin...]
Il a eu l'air de réfléchir[3ème étape, il évalue les solutions], il a continué de construire son parcours [4ème étape, il a choisi de jouer encore un peu dans un premier temps...] et puis il a annoncé d'un ton joyeux "Voilà ! Câlin maman ?"
Moi " Tu as fini ? Tu veux bien que Tad joue avec ton train ?" [4ème étape, je lui demande s'il est sûr de son choix]
Tim : "Oui, Tadéo jouer avec mon train"
Et nous avons fait un câlin pendant que Tad s'éclatait avec le grand train ! [5ème étape, nous avons appliqué la décision... (mon besoin était le calme sans dispute...)]

 

b) Quand Timéo essaie de prendre un jouet dans les mains de son petit frère, il y arrive ! Parfois Tad prend un autre jouet, comme si rien ne s'était passé, parfois il rouspète.
Dans le premier cas, je m'exprime simplement [message-je]"Tim, je n'aime pas que tu arraches des mains, c'est désagréable" (je n’agis pas plus, car je ne veux pas créer de conflit là où il n’y en a pas entre mes fils).
Dans l'autre cas, j'insiste un peu plus. Je lui demande de rendre le jouet à son frère, mais sans exiger/ordonner pour ne pas provoquer une réaction de résistance et couper le dialogue (et de plus entre temps, soit Tad essaie de reprendre le jouet lui-même, soit il en trouve un autre).
Ensuite, soit Tim accepte de rendre le jouet, soit il refuse. Dans ce dernier cas, je ne l'oblige pas, mais je lui propose une autre solution et lui explique "Tim, quand tu veux un jouet, tu peux le demander, ou tu peux aussi l'échanger. Pour proposer un échange à Tadéo, tu lui tends un jouet. Tu verras, il va lâcher le jouet qu'il a dans les mains pour prendre celui que tu lui donnes. Comme il ne l'aura plus dans les mains, tu pourras prendre le jouet que tu voulais."

Il a murmuré un simple "hum", mais plus tard, quand il a voulu, à nouveau, prendre une voiture des mains de son frère, j'ai dit un "non" ferme [1ère étape]. Il s'est arrêté [2ème étape], a pris un hochet qu'il a tendu à Tad  [3ème étape], ce dernier a pris le hochet [4ème étape] et Tim a récupéré sa voiture en disant "et voilà ! Merci beaucoup Tadéo !"[5ème étape]

 

 

2) Maintenant, le même type de conflit, cette fois entre Timéo (29 mois) et l'autre petit garçon PG (26 mois), (que je dorlote à temps partiel en tant qu'assistante maternelle)

Etant donné qu'ils ont le même âge, j'agis de la même façon pour l'un ou l'autre.

Au début, quand Timéo essayait d’arracher un jouet, PG ne se laissait pas faire, et Tim éclatait en larmes, de frustration, en réclamant un câlin...
Ensuite, je l'entendais dire haut et fort "Donne ! C'est ma voiture à moi !"… puis à nouveau une crise de larmes quand PG répondait "non".
Plus tard, j'ai vu Timéo réclamait sa moto, mais au lieu de pleurer, il est allé chercher une voiture qu'il a mis dans une des mains de PG, pour lui prendre la moto dans l'autre main. PG n'avait pas l'air d'accord, mais sous la surprise (je pense), le temps qu'il réagisse et dise "non" Tim était déjà parti ! Comme PG a dit un simple "non" et n'a pas semblé vouloir récupérer la moto, je n'ai rien dit.

Et ce matin, en voyant PG jouait avec son transporteur de voitues, Tim a voulu le reprendre : [1ère étape]
Tim : "Donne !" [2ème étape]
PG : "non" [3ème étape : solution refusée]
Je sens que c'est un peu dur émotionnellement parlant pour Tim, qui dit "Tant pis pour moi!"
J'interviens, (pour qu'ils ne restent pas sur un conflit non-résolu avec un perdant) : "Tim, tu es déçu, tu veux le transporteur, mais c'est PG qui l'a. PG, tu veux bien donner le transporteur à Tim, il est triste ? [1ère étape : je définis le problème]
PG : "non"
Tim : "tant pis pour moi !" d'un ton théâtral dramatique, au bord des larmes !
J'attends un instant, pour laisser le temps à Tim éventuellement de réagir seul, puis je lui demande : "Et si tu essayais l'échange ? Tu te souviens ?" [2ème étape : je l'aide à envisager une autre solution]
Tim à moi : "oui"
Tim à PG : "tu veux le camion ?" [3ème étape : proposition de solution]
PG : "non pas camion" [4ème étape : solution refusée]
Tim : "tu veux la voiture jaune ?" [3ème étape : nouvelle proposition]
PG : "oui voiture jaune" [4ème étape : solution acceptée]
Tim est allée chercher la voiture en question, l’a donnée à PG, qui a donné le transporteur à Tim ! [5ème étape : application de la décision]

Ils étaient joyeux tous les deux, et Tad n'en perdait pas une miette. J'étais fière d'eux.

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2011-12-04T13:15:00+01:00

Résolution de conflit... avec un bébé ! (MAJ 4déc 2011)

Publié par TimTad

31 mai 2011

 

Bonjour !

 

En ce moment, je suis en train d'écrire.

Timéo dort, mais Tadéo fait une sieste plus tard en général, puisqu'il se réveille "tard" de sa sieste du matin.

 

Je déménage le mois prochain, j'ai beaucoup de choses à faire, et donc moins de temps...

 

Nous avons un problème, pour définir nos besoins respectifs, j'émets mentalement un message-je, j'ai besoin de temps, et de l'écoute active : Tadéo veut que je m'occupe de lui. Je pense qu'il s'ennuie.

Résolution de conflit :

Je lui propose un jouet (proposition de solution) ... il n'en veut pas ! (évaluation de la solution)

Cette fois, je prends un jouet dans chaque main, et il tend les mains pour prendre un (solution acceptée).

 

Tadéo joue tranquillement avec son hochet... pendant 20 minutes !

 

 

 

  EDIT du 04 décembre 2011

 

Bonjour !

Six mois après l'écrire de ce sujet (Tadéo avait presque 5 mois), et suite à un commentaire (merci Biovalam), j'aimerai apporter une précision.

 

Au début de l'application de la méthode, j'avais besoin de réfléchir avant de parler pour commencer mes phrases par "je", car j'avais encore l'habitude de dire "tais toi, tu me gènes, tu fais trop de bruit, tu vois bien que je suis occupée ?!"

Je pense que les tout-petits comprennent tout ou presque, même s'ils ne savent pas encore parler et nous répondre... Donc, en règle générale, je parle tout haut, toute seule, enfin à mon bébé !

Alors au début, je me concentrais et réfléchissait "dans ma tête", mais ce n'est plus le cas ! Aujourd’hui, je parle tout haut "Quoi ? Tu t'ennuies ? Attends, j'ai encore besoin d'un petit peu de temps, en attendant, tu veux ce jouet ? Non... Alors celui-là ou celui-ci ? Oui ? Ok amuse-toi, je termine ce que j'ai commencé et ensuite, on jouera ensemble"...

 

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2011-06-28T13:00:00+02:00

Sur le pot (2)

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Suite de la résolution de conflit d'hier.

 

Après la sieste, j'ai enlevé la couche de Timéo. Et il est allé sur le pot.

Mais en fin d'après-midi, on a reçu plusieurs voisins, car je vends des objets avant le grand départ samedi.

Et quand il y avait quelqu'un d'autre, Timéo faisait pipi par terre... je l'ai même retrouvé en train de dire "bain bain bain" ; il se baignait dans son pipi ! Et il s'amusait bien !

J'en ai eu marre, et je lui ai remis sa couche, même s'il n'était pas d'accord.

 

Ce matin, nous avons pris notre petit-déjeuner tous les deux. Il a fini comme d'habitude avant moi. Il est allé chercher son doudou, a foncé aux toilettes, et a mis son doudou sur le pot, puis il a imité le bruit quand on pousse : "hu doudou ! hu doudou !"

Je suis allée le voir, et je lui ai proposé d'enlever sa couche, et il m'a dit joyeusement "nan nan nan !".

Puis, cela a été au tour de son 2ème doudou d'aller sur le pot... il refermait la porte des toilettes, et a fait ses selles dans sa couche, pendant que ses doudous étaient sur son pot ! C'est la première fois qu'il fait ça. J'ai eu un petit pincement au cœur...

 

Plus tard, quand je lui ai changé sa couche, je lui ai proposé de ne pas en remettre, en lui rappelant notre accord solution mutuellement satisfaisante d’hier : faire pipi sur le pot, mais pas par terre, et il était d’accord.

Il est resté toute la matinée les fesses en l'air, et n'a remis une couche que pour la sieste.

Il n'a pas fait un seul pipi par terre, parfois juste les premières gouttes. Je ne lui ai rien dit, il s'arrêtait de lui-même et fonçais sur le pot. Parfois, il y est allé sans que je m'en rende compte, je voyais seulement que son pot était rempli ! Je lui disais :

" Ah ! Tu as fait pipi sur le pot ! Je vais le vider. Je suis fière de toi, tu peux être fière de toi, bravo" On applaudissait ensemble, et il gémissait de plaisir.

Puis, je me suis rappelée le livre de Gordon sur l'autodiscipline, sans punition ni récompense ; le compliment étant une forme de récompense… J'ai ajouté un message-je : "Je suis contente mon bébé, quand tu fais pipi sur le pot, je n'ai plus qu'à le vider, et je n'ai plus de ménage à faire. Merci".

 

Il y a eu seulement un petit "incident"... ou plutôt appelons ça un conflit, chose normale dans une relation entre deux personnes

Je lisais des livres à Timéo depuis au moins 3/4 d'heures...

J'ai émis un message-je pour exprimer mon problème. Et devant le problème que mon message-je lui causait, j'ai pratiqué l'écoute active, puis j'ai proposé une solution pour résoudre notre conflit :

Moi : "Timéo, je vais te poser à coté, j'ai besoin d'aller aux toilettes"

Il gémit pour manifester son mécontentement, et il ne veut pas descendre de mes genoux :

Moi : "Tu veux que je te lise encore des histoires ?"

Il fait un grand oui avec sa tête.

Moi : "Tu n'es pas content que j'arrête de lire des histoires. Je t'en lirai encore quand j'aurai fini de faire pipi"

Je me lève, et je le pose ; il crie de frustration.

Il m'accompagne aux toilettes en criant.

Moi :"Timéo, arrête de crier ! J'aimerai faire pipi dans le calme !"

Il continue de crier, et je vois qu'il va faire pipi :

Moi : "Attention ! Fais pipi dans le pot "

Il ne bouge pas ! Je me lève et le pose sur le pot ! Il n'est pas content, se relève, tout en criant, et je vois qu'il va à nouveau faire pipi par terre ! Alors, j’essaie un message-je, tout en le remettant sur le pot :

Moi : "Timéo, si tu fais pipi par terre, je devrais tout nettoyer !"

Il continue de crier, mais il ne se relève pas et fait pipi sur le pot...

Après, je lui ai fait un câlin, en le remerciant d'avoir fait sur le pot.

Puis je le vois repartir sur un autre jouet...

Alors, je lui ai proposé de continuer de lire des histoires, pour tenir mon engagement... ou dit autrement, pour appliquer la solution que je lui avais suggérée.

Il revient vers moi ravi, et on a continuait de lire les 4 mêmes livres encore un bon quart d'heure...

 

 

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2011-06-27T13:35:00+02:00

Sur le pot ou les toilettes ? Résolution du conflit !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Mon fils a décidé de ne plus porter de couche. Il a presque 2 ans, et il ne lui reste plus que la dernière étape à franchir "pour être propre".

La démarche vient de lui ; moi ça ne m'arrange pas, je déménage samedi prochain, et je ne suis pas disponible pour lui.

Mais il refuse de mettre une couche, et quand je le change, il ne veut pas que je lui en remette une autre et s'enfuit (je n'ai plus de table à langer...)

 

Il ne voulait pas aller sur le pot, mais sur le "grand" toilette avec le réhausseur rembourré et confortable...

De mon coté, ça ne m'amuse pas du tout d'aller l'accompagner tout le temps pour le mettre sur les toilettes.

Ce matin, j'étais occupée... et il a fait trois pipis par terre, ce qui ne le gène pas, lui, mais moi, je dois nettoyer, et j'ai marché dedans en plus !

Je n'étais pas contente, et après avoir un peu crier sur le coup, je me suis exprimée avec un message-je :

"Timéo, quand tu fais pipi par terre, je ne le vois pas, je marche dedans et je n'aime pas ça, c'est sale. En plus, je dois nettoyer, et je n'aime pas faire le ménage !"

 

Nous avons donc un problème ; nous allons trouver une solution grâce à la résolution de conflits :

  1. Définir le problème : Il veut devenir propre, et moi je veux qu'il soit autonome...
  2. Envisager des solutions possibles : J'écris (même s'il ne sait pas encore lire) Lui : Ne plus mettre de couche /  rester les fesses à l'air / aller sur les toilettes. Moi : mettre un slip / aller sur le pot / mettre une couche pour dormir
  3. Evaluer les solutions possibles : On élimine "aller aux toillettes"
  4. Choisir la meilleure solution :  Il reste les fesses à l'air, mais porte un slip pour aller dehors, une couche pour dormir tant qu'il n'est pas propre le jour, et il va sur le pot tant qu'il n'est pas capable d'aller seul sur les toilettes.
    Il me faisait des grands "oui" avec la tête
    Je lui dis que je vais aller lui acheter un autre pot plus confortable et/ou un réhausseur avec des marches, mais pas tout de suite, car on va déménager...
  5. Appliquer la décision : On s'est promené dehors en poussette et il a porté un slip. A midi, pendant que je donnais à manger à son frère, j'ai vu qu'il allait faire pipi, et je lui ai dit "vite vite sur le pot !" Et quand je suis allée voir plus tard, il avait fait sur le pot. Et il a bien voulu mettre une couche pour aller faire sa sieste.  
  6. Evaluer les résultats ultérieurement : je ferai un post plus tard :) 

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