Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Archives

2011-05-30T21:51:00+02:00

Bienvenue sur mon "nouveau" blog.

Publié par TimTad

Bonjour !

Aujourd'hui, je déménage mon blog ici.


Vous pouvez me laissez un commentaire, une question... je vous répondrai et vous serez avertis par mail d'une réponse, si vous le désirez.


Je n'ai pas encore terminé de le mettre en page... Cela me prendra peut-être quelques jours.

A bientôt

TimTad

Voir les commentaires

2011-05-29T21:37:00+02:00

Il s'est fait mal ! - L'écoute active -

Publié par TimTad

Bonjour,

Hier soir, j'étais en train de donner la tétée à mon bébé, quand mon aîné m'a appelée tout doucement.

Je précise que depuis 2 semaines, Timéo fait des efforts pour attirer mon attention en m'appelant "maman" avec une belle voix, plutôt qu'en gémissant avec une voix aigüe... ce qui me posait un problème. J'ai utilisé un message-je : "Mon chéri, quand tu cries comme ça pour attirer mon attention, ça m'énerve, et ensuite, moi aussi je crie... et je ne veux pas crier sur toit. Je préfère que tu m'appelles doucement "maman", comme ça, je te réponds avec un sourire".

Bref, je l'entends m'appeler.
Je lui réponds "oui mon chéri ?" en essayant de le voir, mais il était en partie caché derrière un meuble.
Je voyais seulement qu'il était sur sa grande peluche chien, en train de le chevaucher, et je pensais qu'il s'amusait à sauter dessus.
Mais il a continué à m'appeler tranquillement, mais en insistant : "ma-man... ma-man..."
J'essaie de le regarder à nouveau, et je le vois en train de tomber ! J'appelle mon mari (en train de cuisiner dans notre cuisine US, donc juste à coté), mais trop tard, Timéo est tombé en arrière, et sa tête a cogné le carrelage ! On a entendu un grand "bam" !

Il pleure tout de suite, et quand son père veut le prendre dans ses bras et le consoler, il crie plus fort, et hurle "maman".
Mon époux lui propose des granulés d'arnica (ça marche bien en général...) mais notre fils les refuse, et me regarde, contrarié que je ne vienne pas le consoler, repoussant son père, et pleurant encore plus fort...

Il m'a semblé qu'il avait vraiment besoin de moi, alors je suis intervenue.
Non pas que j'ai "cédé" à une crise de larme, mais j'ai pensé que son besoin, sur le moment, était très fort, et donc prioritaire.

J'ai passé Tadéo à son père, qui l'a rassuré en lui disant qu'il allait pouvoir encore téter après,tout en le portant de façon à ce qu'il pouvait nous observer. Tadéo a patienté.

De mon coté, j'ai pris mon grand dans mes bras, il avait un problème, alors j'ai pratiqué l'écoute active :
"Oh, tu es tombé du doudou chien. Tu as eu peur, tu es tombé et tu t'es fait mal. Tu as vu que tu allais tomber, et tu m'as appelée pour que je vienne t'aider, mais je ne suis pas venue, et tu es tombé ! Ta tête a touché le carrelage et tu as mal."
Il s'arrête de pleurer pour confirmer ; il montre la peluche, bredouille aie aie en touchant sa tête, dit "maman" et "aie" en gémissant !
Je lui propose alors de l'arnica, qu'il veut bien prendre...
Encore un câlin d'une petite minute pendant laquelle il ne pleure pas.
Je lui demande si ça va mieux ; il signe "oui" de la tête.
Je lui explique : "Tadéo a encore faim, il était en train de manger, tu veux bien retourner jouer ou faire un câlin à papa pour que je puisse donner la tétée à Tad ? Papa ne peut pas, il n'a pas de lait !"
Il me répond en imitant le bruit de l'aspiration quand on boit, et montre son frère, signe oui, et me pousse pour descendre.

Je reprends mon cadet pour la tétée.

Fin de la crise, qui aura durée 3 minutes, pas plus !



Quelques minutes plus tard, mon fils jouait tranquillement, mon mari continuait de cuisiner, et Tadéo tétait en s'endormant !
Le moment m'a paru propice pour les conseils.

Les conseils font partie des 12 obstacles à la communication si on les prodigue au moment où l'enfant a un problème.
Mais quand on se situe dans un moment sans problème, ni pour le parent, ni pour l'enfant, les conseils ne bloquent pas la communication.

J'ai conseillé à mon fils de m'appeler plus fort, plus vite, et de dire "aie aie aie" quand il a besoin d'aide, pour que je sache que c'est urgent ! Et que je l'aide !
Il a cogité un moment... et a montré plusieurs fois la grosse peluche, en essayant de répéter "maman" plus fort et en gémissant "aie aie" !
Ce matin, au petit déjeuner, il a de nouveau montré la peluche et a répéter plus fort "maman, aie aie aie !"
Je pense qu'il a compris...

Voir les commentaires

2011-05-28T21:36:00+02:00

Améliorer la communication avec les tout-petits

Publié par TimTad

Bonjour,

L'un des grands objectif de la méthode GORDON, c'est d'améliorer la communication.

Comment améliorer la communication des bébés qui ne parlent pas encore ?

Les bébés apprennent d'abord la motricité globale, puis fine, et ensuite le langage.
Avant d'arriver à parler, ils savent utiliser leurs mains.

Tout le monde utilise des gestes simples avec un bébé :
 
- non : vous secouez la tête de droite à gauche
- bravo : vous tapez dans vos mains.
- au revoir : vous agitez la main en l'air

Et si vous appreniez d'autres gestes simples ?
Le bébé pourrait alors vous dire "encore" quand vous lui donnez à manger, et même "fini", "plus faim", "boire", "j'ai soif", "j'ai faim", "j'ai peur", "je suis content", etc...

Il existe une méthode très simple :

Signe Avec Moi

Vous apprenez "bravo" à votre bébé quand vous tapez dans les mains, de la même façon, vous signerez un mot clé de la LSF, Langue des Signes Française.

Il existe des associations un peu partout en France qui propose des ateliers.

Cette technique améliore la communication avec les tout-petits.
Elle offre aussi d'autres avantages :
 - il est plus facile de comprendre le bébé quand il signe, énervé, plutôt que quand il gémit...
 - avec plusieurs enfants, inutile de crier par dessus les cris pour faire comprendre au bébé qu'on va préparer son biberon : un geste, il sourit, et on part tranquillement dans la cuisine pendant qu'il patiente.
 - c'est plus facile de se comprendre dans les lieux silencieux (bibliothèque...) ou à distance.


livre signe avec moi

Présentation du concept par Nathanaëlle Bouhier-Charles, auteure du livre :

Votre enfant a des choses à vous dire… bien avant de pouvoir parler !

Les enfants maîtrisent bien plus tôt et plus rapidement les muscles de leurs bras et de leurs mains que ceux de leur bouche.Ils sont capables de communiquer par gestes bien avant de pouvoir le faire oralement. L'utilisation de la langue des signes permet aux enfants “préverbaux” de disposer rapidement d'un large vocabulaire pour s'exprimer et être mieux compris de leur entourage en attendant que la parole se mette en place.

Ainsi, des mois, voire des années avant d'être en mesure de parler, les enfants peuvent signifier aux autres leurs émotions et sensations (j'ai faim / soif / chaud / froid / mal / j'aime pas…). Ils peuvent demander ce dont ils ont besoin (changer la couche / dormir / téter / un câlin / aide-moi…). Ils peuvent préciser ce qui leur fait envie (je veux encore un bout de pomme / une autre tartine de chocolat / je veux jouer au train / lis-moi le livre des animaux…). Ils peuvent commenter leurs activités, et interagir avec le monde qui les entoure (attends… ça y est, j'ai fini ! / c'est mon/ton tour /regarde l'avion dans le ciel / j'entends un oiseau qui chante …)

Une fenêtre s'ouvre sur l'univers de l'enfant, la communication s'améliore, la fréquence et l'intensité des frustrations diminuent d'un côté comme de l'autre. Les relations sont plus paisibles, les échanges et le respect plus profonds, les liens se tissent plus forts…
source

Voir les commentaires

2011-05-20T21:35:00+02:00

En vacances !

Publié par TimTad

Bonjour !

Je pars une semaine en vacances.
J'écrirai de nouveau en rentrant :)

bonne semaine !

Voir les commentaires

2011-05-19T21:33:00+02:00

"Message-je" fort (!) de confrontation

Publié par TimTad

Bonjour !

Hier midi, j'étais à table avec Timéo, et Tadéo dormait dans son lit.
Nous mangions tranquillement quand il s'est mis à taper sur la table avec sa fourchette, encore et encore.
Il faisait beaucoup de bruit, et ça m'énervait.
Je lui ai demandé gentiment d'arrêter...

Les habitudes sont tenaces ; même si je lui ai demandé gentiment, je lui ai donné un ordre.
Son regard coquin et son mode "fight" sont apparus d'un coup : il s'est mis à taper de plus en plus en fort, et ma réaction l'éclatait visiblement !

J'ai essayé de ne plus rien dire, selon le précepte "pas de spectateur, pas de spectacle"...

Peine perdue, il voyait bien que ça me gênait, grâce au langage non verbal !

Alors je me suis remémorée la méthode GORDON

J'ai un problème, alors j'utilise un message-je...

Je lui ai dit, aussi calmement que possible : "Quand tu tapes, ça fait du bruit, et j'ai peur que tu réveilles ton frère".

Il continuait de taper... et moi, je sentais "la moutarde monter" comme on dit...

J'ai réfléchie. Je me suis souvenue que dans un des livres, le Dr GORDON explique que parfois les "messages-je" doivent refléter l'intensité de nos émotions, que s’ils sont trop faibles, ça ne marche pas. Ce qui voudrait dire que mon message-je n'était pas assez fort...

Timéo continuait de taper... (en plus, il ne mangeait plus du tout, il s'amusait trop !)

Alors je me suis énervée : je me suis levée, vite, ma chaise en est tombée par terre ! J'ai enlevé son bavoir et j'ai posé mon fils par terre.
Puis je lui ai dit, en criant sans doute, quelque chose comme : "J'en ai marre du bruit, ça me rend dingue... Quand tu tapes aussi fort, le bruit me gène, et je m'énerve, et j'ai envie de crier, de taper comme ça, et je ne veux pas te crier dessus ou te faire mal..."
J'ai donné deux gros coups de pieds dans le fauteuil le plus proche ! J'avais besoin de me défouler !
Il pleurait... j'ai dû lui faire peur ! Mais ça n’a duré qu’une minute ou deux…

Je l'ai remis sur sa chaise, avec son bavoir.
Il s'est arrêté net de pleurer, et il a attrapé sa fourchette et a mangé à nouveau.

Mais il avait un problème lui aussi, un besoin à satisfaire... Alors il a cherché de lui-même une solution pour résoudre notre conflit de façon satisfaisante pour nous deux :
Au bout de quelques coup de fourchettes, il m'a regardé, a posé sa fourchette, et a tapé le bord de la table avec sa paume de main : il ne faisait presque pas de bruit !
Je l'ai remercié, et il m'a fait un grand sourire chaleureux.

Le reste du repas s'est bien passé, et il n'a pas retapé avec sa fourchette, ni à midi, ni aux autres repas. Ouf, j'avais un peur qu'il recommence hier soir, ou ce midi, mais non.

Conflit résolu !

Voir les commentaires

2011-05-18T21:32:00+02:00

Résolution de conflit – Résolu au bout de deux semaines - Suite !

Publié par TimTad

Bonjour,

A chaque fois que je posais Tadéo sur mon lit, notamment pour l'habiller, Timéo se précipitait pour grimper dessus et pour sauter ; cela me gênait car ainsi il secouait la tête de son frère, situation dangereuse pour un bébé de 4 mois.
J'avais résolu le conflit en changeant l'environnement, c'est à dire que j'allais habiller Tadéo ailleurs.
L'autre partie du conflit était au RDC, quand il sautait sur le canapé lorsque je nourrissais au sein son frère.
J'ai résolu ce conflit en comprenant que le vrai besoin de mon ainé n'était pas de sauter (car il pouvait sauter par terre, ou attendre...) mais qu'il réclamait de l'attention. Et depuis, pendant la tétée, il vient avec un livre, ou un jouet... ou même pas du tout !


Aujourd'hui, j'ai décidé de poser à nouveau Tadéo sur mon lit.
Pour ouvrir les volets de ma chambre, j'ai posé Tadéo.
Mon "grand" était là aussi.
Il est monté sur mon lit, a marché jusqu'à la tête de son frère, lui a caressé et embrassé et a dit en me pointant sa tête de l'index "tadatata aie !"
Je lui ai répondu "oui, la tête de ton frère est encore fragile, il ne faut pas la secouer"
Il m'a dit "hum" en signant oui de la tête, et a marché jusqu'à mon oreiller pour s'y jeter doucement !

J'ai ensuite porter Tad, et j'ai annoncé à Tim qu'il pouvait sauter. Il s'en est donné à cœur joie !
Plus tard, j'ai reposé mon bébé sur le ventre, et son frère a marché tout autour de lui, sans sauter !


La méthode est donc efficace, et durable.

Testée et approuvée :)

Voir les commentaires

2011-05-17T21:29:00+02:00

petit résumé de la Méthode GORDON

Publié par TimTad

Bonjour !

Aujourd'hui, je vais répondre à une question qu'on m'a posée :


"C'est quoi, exactement, la méthode GORDON ?"


C'est une approche différente pour élever nos enfants.
En général, il n'y a que deux méthodes connues.

Prenons un exemple simple : un tout petit, qui ne parle pas encore, tape avec un jouet sur un bibelot.

Soit vous lui interdisez de faire, et il crie, n'est pas content, etc.
C'est la méthode "autoritaire".
Vous gagnez, l'enfant perd.

Soit vous le laissez faire, et ça vous énerve, d'autant plus s'il le casse (!), etc.
C'est la méthode "permissive".
Vous perdez, l'enfant gagne.

Ce sont deux méthodes "gagnant-perdant", parce que, soit ce sont vos besoins qui ne sont pas satisfaits, soit ce sont ceux de l'enfant.


La méthode GORDON est une nouvelle approche, où les besoins des parents, ET les besoins des enfants sont respectés.
Une méthode "gagnant-gagnant" ou "sans-perdant".

Reprenons notre exemple : "Il tape avec un jouet sur un bibelot."
Appliquons la méthode GORDON.

A qui appartient le problème ? Pas à l'enfant, car son comportement ne le dérange pas.
Le problème vous appartient, car c’est vous que ça dérange.

Dans ce cas, il faut utiliser un outil efficace, le "message-je", composé des trois éléments indispensables (notre ressenti, le comportement inacceptable, et l'effet concret du comportement inacceptable) :

"Mon bébé, quand tu tapes avec ce jouet, j'ai peur que tu casses mon bibelot".

Plusieurs possibilités :
1 : l'enfant modifie son comportement, et joue à autre chose.
2 : l'enfant modifie son comportement, mais tape sur un autre objet, et vous trouvez toujours son comportement inacceptable
3 : il continue de taper, tout simplement !

Dans le premier cas, le comportement de l'enfant devient acceptable pour vous, et il n'y a plus de problème.

Dans les deux autres cas, il est important de comprendre et de définir quel est le besoin de l'enfant, de façon à trouver une solution satisfaisante pour vous et pour votre enfant, où vos besoins respectifs seront respectés.
Il faut aussi garder en tête que l’enfant ne fait pas quelque chose contre vous, mais plutôt qu’il satisfait un de ses besoins. Il n’agit pas contre vous, il agit pour lui.

Pour déterminer le besoin de l'enfant, on utilise un outil qui s'appelle "l'écoute active".
Pour trouver la solution, on utilise la "résolution de conflits".

Dans notre exemple, le besoin de l'enfant est de taper, tout simplement...

Noter que dans le cas 2, votre bébé est passé tout seul à la résolution de conflits.
En tapant sur un autre objet, il vous demande à sa façon "Et là, est-ce ça te dérange ?"

Dans le cas 3, c'est à vous de proposer spontanément à votre bout-chou une solution (un autre endroit où taper...)


Il y a autant de solutions possibles que de familles. Dans l'une, vous pouvez acheter des jouets prévus pour cet usage, dans une autre, proposer de taper sur un punching-ball (très utile pour nous aussi, quand on a envie de taper)...


Voilà, en gros, la méthode GORDON est une approche "gagnant-gagnant", qui vous donne trois outils : les messages-je, l'écoute active, et la résolution de conflits.

Ce n'est qu'un bref résumé, et si cette approche vous intéresse, je vous invite à lire les livres du Dr Thomas GORDON, et à suivre une formation pour l'apprendre

Voir les commentaires

2011-05-16T21:28:00+02:00

Ranger un jouet qui traîne...

Publié par TimTad

Bonjour !

Je vais parler d'un incident qu'il y a eu lieu il y a une ou deux semaines...

Mon mari cuisinait dans notre cuisine américaine.
Timéo est allé dans la cuisine, et il a laissé par terre son gros camion de pompier.

Je voulais que mon fils range son jouet, ou qu'au moins il déplace dans la zone de jeux.
Je lui ai ordonné de le ranger "Tim, range ton camion, s'il te plait, ne le laisse pas trainer dans la cuisine..."

Il m'a regardé avec son regard coquin, et il est monté sur son avion.
Il est clair qu'il n'avait pas du tout l'intention de m'obéir, et en plus, je voyais dans son regard qu'il était passé en mode "fight".

J'ai donc réfléchi en termes de méthode GORDON.

Tout d'abord, identifier à qui appartient le problème...
Pas à Timéo, car il continue de jouer, le fait que son camion de pompier traîne dans la cuisine ne le gêne pas du tout.
Le problème m'appartient, car c'est moi que ça gène.

Dans ce cas, il faut que je confronte mon fils un message-je.
Un bon message-je dont avoir 3 éléments pour être efficace :
 - le comportement qui me pose problème.
 - l'effet concret de ce comportement sur moi.
 - l’état dans lequel je me sens.

J'ai dit à Timéo : "Timéo, tu as laissé ton camion dans la cuisine, et papa est en train de cuisiner. J'ai peur qu'il ne voit pas ton camion et qu'il tombe".

Timéo s'est arrêté, et m'a regardé étonné. Puis il m'a dit "Papa tatatata bam ! Aïe!" et il fait semblant de pleurer !
Je lui réponds "oui, papa risque de tomber à cause du camion, de se faire et pleurer..."

Timéo est allé immédiatement prendre son jouet, et il l'a rangé directement dans son bac !


Cet exemple illustre bien qu'à essayer de contrôler mon fils avec un "message-tu", il s'est mis sur la défensive et m'a résisté... alors qu'avec un "message-je" de confrontation, j'ai pu l'influencer, et il a décidé lui-même de changer son comportement.

Depuis, c'est très rare qu'il laisse traîner un jouet dans la cuisine.
Comme quoi l'autodiscipline est vraiment efficace !

Voir les commentaires

2011-05-14T21:26:00+02:00

Résolution de conflit – Résolu au bout de deux semaines !

Publié par TimTad

Bonjour !

Aujourd’hui, je vais parler d’une résolution de conflit qui s’est étalée sur deux semaines, c’est-à-dire le temps qu’il nous a fallu pour trouver durablement est efficacement une solution satisfaisante pour Timéo et pour moi-même.


Il saute pendant la tétée !

Le matin, pour habiller Tadéo, je le mettais sur mon lit. Je trouvais que c’était plus pratique, car ses affaires sont rangées dans ma chambre. Timéo montait sur le lit, s’allongeait, ou jouait à l’étage à ce qu’il voulait.

Et un matin, il s’est mis à sauter sur le lit pendant que j’habillais Tad. Je n’étais pas d’accord, car ainsi il secouait la tête de Tad, encore fragile…
J'avais un problème, alors j’ai commencé par émettre un « message-je » du style « Timéo, j’ai peur pour Tadéo quand je vois sa tête être secouée ».
Puis j’ai été plus clair, en lui expliquant, et en mettant son doudou sur le lit pour lui montrer comment ses doudous sont secoués… Mais je ne suis pas certaine qu’il ait comprit. Il comprend que le danger s’il tombe dans les escaliers par exemple, mais pas là…

Mais considérant que c’est dangereux, j’ai demandé à Timéo de ne pas sauter sur mon lit quand son frère y ait. Je lui ai proposé de sauter par terre, ou alors d’attendre que j’ai terminé et que je prenne son frère dans mes bras. Mais il ne m’a pas écouté.
Ou disons plutôt qu’il a refusé de modifier son comportement...

Dans ce genre de situation dangereuse, puisqu’il ne refuse de s’auto-discipliner, je suis obligée de me servir de mon pouvoir.

J’ai lui ordonné d’arrêter, et aussi de descendre, pour devoir finalement l’attraper et le poser par terre. Il a refait le tour du lit, est remonté, et a sauté de nouveau ! Je l’ai à nouveau attrapé, puis je l’ai posé à l’extérieur de ma chambre, et j’ai fermé la porte. Il pleurait, seul dans le couloir, pendant que je finissais d’habiller son frère…

Le lendemain, même scénario. Alors je le menace, et lui demande s’il veut descendre de mon lit, et il me signe oui de la tête et descend tout seul avec le sourire… pour remonter 15 secondes après, et recommencé à nouveau de sauter !
Donc, le punir en l’isolant seul dans le couloir n’est pas efficace. Alors je change de méthode, je le pose par terre dans ma chambre, mais cette fois, en lui interdisant de monter sur mon lit. Il « m’obéit », mais pleure et cri au pied du lit, puis remonte à nouveau sur le lit pour sauter !!

Enfin bref, le genre de situation très énervante, qui se répète, et qu’on connait tous à un moment ou un autre, et où on a envie de dire « sale gosse ».

De plus, ce conflit s’est propagé au RDC, quand je donnais la tétée à Tad le canapé, il montait pour sauter !

La semaine d’après, j’ai décidé d’habiller mon bébé ailleurs, où le « grand » ne pouvait pas sauter et m’énerver (à savoir sur la table à langer de sa chambre). Conflit réglé.

Mais pour donner la tétée à son frère au RDC, il n’y a que le canapé ! Il fallait donc que je trouve un moyen de résoudre ce conflit d’une autre façon, car là encore, même en l’attrapant brusquement pour le faire descendre du canapé, il recommençait à la prochaine tétée !

J’avoue que j’étais plus intriguée qu’irritée, car je me trouvais face à un vrai problème, et j’avais un défi à relever : résoudre ce conflit de façon durable, et « sans-perdant », à la « méthode GORDON ».

Je me suis demandé pourquoi Timéo refuse de modifier son comportement ?
Comme il regardait un peu son frère, j’ai pensé que peut-être il croyait que cela ne dérangeait pas son frère, contrairement à ce que je disais, et que donc il ne voulait pas modifier son comportement ?


A un moment, alors que je massais la tête de Tad pendant une tétée, ce dernier s’est mis à se plaindre ; alors j’ai arrêtée… Et Tim aussi, et il est descendu jouer plus loin !
Mais lors de la tétée suivante, Tim s’est à nouveau mis à sauter sur le canapé… pffff et moi à m’énerver… J’ai essayé de le faire descendre brusquement, de l’ignorer, de crier, menacer… rien n’a été efficace…

Et puis jeudi, je regardais Tad pendant qu’il tétait, et Tim est monté sur le canapé.
Mais il n’a pas sauté tout de suite… je sentais son regard coquin sur moi… il attendait !

Et là j’ai compris !

Bien sûr, dès que j’ai regardé Timéo, j’ai vu son regard, et ses jambes déjà fléchies, prêtes à sauter….
Et bien sûr, il a sauté…

Pour résoudre un conflit durablement, il est important de connaître les besoins réels de chacun, pour en tenir compte. Avec des enfants qui parlent, quand on pratique l’écoute active, c’est moins difficile.


Dans mon notre conflit quotidien, j’ai compris que ce qu’il voulait, son besoin, était tout simplement : un peu d’attention !
Pour résoudre un conflit, il faut d'abord chercher à connaitre le vrai besoin de l'enfant, de façon à tout trouver une solution satisfaisante pour tous les deux.



Maintenant, quand vient l’heure de la tétée, je pose les imagiers cartonnés préférés de Timéo sur la petite table à côté du canapé, et au moment où il monte avec son regard coquin, je le lui demande tout de suite s’il veut lire !
La première fois il m’a regardé, tout étonné, 2 secondes, puis il a pris un livre, s’est assis tranquillement à côté de moi et a tourné les pages pendant que je désignais ce qu’il me montrait du doigt !

Et depuis trois jours, le conflit n’est pas réapparu. Il choisit de lui-même un livre, un jouet, ou une marionnette à chanson, et il vient à côté de moi.

Plus de pleurs, de cris, de frustration ou d’énervement.

Le moment de la tétée est redevenu un moment paisible.

Voir les commentaires

2011-05-12T21:25:00+02:00

Trop fatigué pour descendre l'escalier !... Suite !

Publié par TimTad

Bonjour !

J'ai raconté l'épisode de l'escalier d'hier à une amie.

Voici sa question : " Et si papa n'avait pas été là ?"

Je me retrouve tous les jours à monter et descendre les escaliers avec mes deux bébés.
Quand Timéo ne veut pas monter (ou descendre), le dialogue est à peu près le même.
Je demande à Timéo comment on fait, et j'attends un instant avant de lui proposer une solution.
La plupart du temps, je lui propose de m'attendre pendant que je m'occupe de son frère, et ensuite je refais l'aller-retour dans l'escalier avec Timéo dans mes bras, pendant que Tadéo nous attend...

Pour appliquer la méthode GORDON pour la résolution de conflits avec les tout-petits, il faut leur proposer des solutions, beaucoup plus nombreuses qu'avec des enfants plus âgés. Mais il faut toujours leur laisser la possibilité de trouver leur propre solution, notamment en attendant un peu avant de faire une proposition, et aussi en leur disant systématiquement un message du genre "ou autre chose, comme tu veux", à la fin de notre proposition.

La méthode GORDON implique que nous soyons sincère envers nos enfants.
Ainsi, tout à l'heure au moment de monter à l'étage pour coucher les enfants à la sieste, Timéo voulait que je le porte.
Mais je n'avais pas envie. Je lui ai dit, avec un message-je : "Non, je ne te porte pas à bras, j'ai déjà Tad". Il a fait de grands signes que j'ai essayé d'interpréter, avec de l'écoute active : "tu veux que je monte d'abord avec Tad, que je le pose, et qu'ensuite je vienne te cherche ?" Il m'a répondu oui de la tête. Je lui ai exprimé mon refus par un autre message-je : "Non, je suis fatiguée, je ne veux pas faire deux fois l'aller-retour". J'ai attendu quelques secondes, puis il a commencé à monter l'escalier tout seul. Je lui ai proposé de porter ses doudous, et il me les a tendu, et a monté le reste des escaliers.

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog