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2014-04-10T12:39:49+02:00

"Je le ferai en cachette !"

Publié par TimTad

Bonjour,

Aujourd'hui j'ai envie de partager avec vous un conflit que j'ai eu, il y a 15 jours, avec mon fils Timéo, qui aura 5 ans dans 3 mois.

Un lundi matin, Tim me demande d’emmener un jouet à l'école, pour la récréation ; les autres enfants en emportent m'assure-t-il. Je lui fais confiance, et je lui réponds que je suis d'accord (j'ai vérifié en arrivant à l'école quand même, au cas où il se tromperait, mais non).

Le lendemain matin, il choisit d'autres jouets, et je me rends alors qu'il n'a plus les jouets emportés la veille. Je l'interroge, il m'annonce alors un grand sourire aux lèvres et les yeux pétillants qu'il les a donnés à une copine.

Je suis surprise dans un premier temps, car c'est la première fois qu'il me parle de cette amie. Puis la pensée qu'il va lui offrir d'autres jouets me vient à l'esprit, d'autant qu'il choisit des jouets "plane" assez cher.

Je lui explique brièvement la différence de valeur entre un avion classique et un avion "plane" (nous sommes en train de mettre nos chaussures pour le départ à l'école, le moment n'était pas "idéal"). Il accepte de prendre un avion classique pour le donner, et de garder les 3 autres.

Et le soir même, il rentre sans jouet ; et je vois encore la joie dans son regard quand il m'indique les avoir offerts à la même copine.

J'ai failli monter le ton là, en ouvrant de grands yeux ronds, et j'ai respiré un grand coup, lentement.

Puis pour le goûter, assis l'un en face de l'autre, sans contrainte de temps, et mon calme retrouvé, je décide de lui parler.

Moi : "Timéo, je croyais qu'on était d'accord ce matin pour que tu ne donnes pas tes jouets à la récré."

Tim : "oui mais j'ai changé d'avis".

moi : "je ne suis pas d'accord pour que tu donnes tes jouets, après tu n'en aura plus"

Tim : "c'est pas grave, on en rachètera"

moi : "non, je ne rachèterai pas les jouets que tu as donnés ! "

Je vous passe les détails de mes explications sur les dépenses à faire tous les mois, logement, eau, etc. Il m'a proposé de travailler le samedi pour avoir plus d'argent pour racheter les jouets qu'il donne ! Bah voyons (lol) !

Je lui ai proposé de dessiner ou de cueillir des fleurs pour sa copine ; il n'avait pas l'air convaincu.

J'ai dit aussi qu'il n'a pas respecté sa parole (ramener ses jouets à la maison) et que tu coup je n'avais plus envie de l'autoriser à les emmener à l'école.

Il m'a dit, en parlant plus fort et plus vite :

Tim : "c'est mes jouets, si tu m’empêches de les prendre, alors je le ferai quand même, je vais les prendre sans que tu le vois, en cachette ! voilà !"

Moi, en souriant :"Mauvaise idée, car si tu fais ça, je verrais bien qu'il te manque des jouets à un moment ou un autre, et alors c'est la confiance entre nous qui sera rompue."

Il me fusille du regard, alors j’enchaîne : "Ce sont tes jouets, alors tu penses que tu as le droit de les donner si tu le veux, c'est ça ?"

lui : "Oui, je fais ce que je veux !"

Après un moment de silence (pour qu'il mange un peu aussi), je lui propose :

Moi : "Je veux bien te faire confiance à nouveau, et t'autoriser à prendre un jouet, un seul, et à condition que tu le rapportes à la maison le soir, est-ce que ça te va ?"

Il accepte. Un c'est mieux que rien.

Le jeudi matin suivant, Tim choisit deux jouets.

Moi : "on a dit un seul jouet tim"

lui : "oui, mais quand je le prête après j'en ai plus ! "

(on a eu une discussion la veille sur la différence entre "prêter" et "donner").

Moi : "Hum, un pour toi, et un pour prêter ? ok, je te fais confiance. Assure-toi de récupérer ton jouet à la fin de la récré, et ce soir, tu viens me voir pour me monter tes deux jouets, ça ta va ?"

Il accepte.

En rentrant de l'école, il a couru pour me montrer qu'il a bien rapporté ses jouets.

Et le lendemain matin, je le vois arriver avec 4 jouets dans les mains pour les mettre dans son sac à dos.

Moi : "Heu, y'a plus que 2 jouets là..."

Lui : "oui, c'est pour prêter à mon copain J., à A. et à L. "

Moi : "non, je suis pas d'accord, tu ne vas emporter un jouet pour chaque enfant de l'école ! Tes copains n'ont qu'à emporter aussi un jouet à prêter chacun, et vous avez de quoi vous occuper non ?"

Lui : "oui mais J. ne veux pas prêter ! Sa mère ne veut pas !"

Moi : "c'est leur problème ! Peut-être ne connait-il pas la différence entre "prêter" et "donner" ? En tout cas, je suis d'accord pour un seul jouet pour toi, et un seul pour prêter, soit deux au total, pas plus. ok ?"

Il a soupiré, en marmonnant un "bon d'accord".

Et depuis, il emporte 2 jouets le matin, et je suis ravie de les retrouver le soir !

Bonne journée (^_^)

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2013-04-12T15:40:00+02:00

l'école montessori : bilan 3 mois après

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Mon fils, Timéo, a fêté ses 3 ans le 8 juillet 2012. Et tout naturellement, son père et moi l'avons scolarisé à l'école publique du quartier...Enfin, pas tout à fait naturellement... nous habitions la région parisienne, et nous avions trouvé une école Montessori pas trop loin de là où nous habitions... Et puis l'opportunité d'une mutation professionnelle à Bordeaux s'est présentée, et mon mari et moi n'avons pas hésité à déménager, en juillet 2011. La seule école Montessori que nous avons trouvée était trop loin du lieu de travail de mon mari... Nous nous étions renseigné pour les écoles privées classiques, visité l'une d'elles, mais la pédagogie reste la même qu'une école traditionnelle, c'est pourquoi Timéo a été inscrit à l'école du quartier, accessible à 5 minutes à pied...

Après les premiers semaines d'adaptation (séparation avec moi, sa maman, et début de la collectivité...), il était content d'y aller, mettait ses chaussures seul, et marchait joyeusement jusqu'à l'école... Et puis, après la rentrée en novembre, progressivement, il ne voulait plus y aller... Je lui mettais ses chaussures, le mettais dans la poussette, le câlin du matin de séparation durait de plus en plus longtemps, plusieurs fois je l'ai laissé en pleurs... Et le soir, quand mon mari allait le chercher, il avait l'air de l'attendre, abattu... De retour à la maison, Timéo explosait : il criait, il se disputait avec son frère... Le dernier matin de décembre, il a pleuré tout le long du chemin pour ne pas y aller. Un entretien avec la maitresse et l'atsem ne nous a pas permis de comprendre la situation, mais de savoir que notre fils s'isolait seul dans la classe, et restait presque toujours à coté d'elles pendant les récréations... Une maman qui déposait son fils 20 minutes après moi le matin me disait qu'il avait toujours l'air triste, seul dans son coin...

De mon coté, j'ai mal vécu la situation... J'ai réfléchi à la solution de l'instruction à la maison... Et puis, en cherchant sur internet, mon mari a découvert que 2 écoles Montessori ont ouvertes les portes à Bordeaux en septembre 2012, l'une d'elles à 5 minutes en voiture de chez moi!

J'étais sous le choc. Si j'avais connu son existence, mon fils n'aurait pas fréquenté l'école classique et il ne souffrirait pas...

C'est ce que j'ai pensé, mais rien n'est moins sûr, je le sais bien. Même si le regard de l'éducateur Montessori sur l'enfant n'est pas le même qu'une maitresse d'école, cela reste des écoles d'humains, avec de vrais enfants, humains et imparfaits, et des éducateurs humains avec leurs faiblesses... Et puis, ce n'est pas une école que mes impôts financent, et donc je vais devoir payer une deuxième fois la scolarité de mes enfants dans une école hors contrat...

Je ne supportais pas de voir mon fils souffrir, j'ai contacté plusieurs fois la directrice de l'école Montessori, sans réponse au début, période des fêtes de fin d’année... Et début janvier, un rendez-vous est pris (enfin !), et toute la famille est allée visiter l'école. J'en avais parlé avec mon fils, et nous étions allées la voir de l'extérieur la semaine précédente...

La directrice m'a plu tout de suite. C'est aussi l'éducatrice des 3-6 ans, et je me voyais bien lui confier mon fils le matin...

Une fois rentré à la maison, mon mari et moi avons discuté, le fichier des comptes sous la main... Financièrement, payer l’école pour un cela allait, mais avec deux enfants, cela allait être serré…

Pendant ce temps-là, Timéo est allé une fois à l'école le premier lundi de janvier 2013, et puis il est resté à la maison car il avait la varicelle... Cela tombait très bien !

Une semaine a passé, le temps de réfléchir pendant que Timéo guérissait... Il est retourné à l'école du quartier un vendredi, et ce fut terrible pour moi : en une seule journée d'école, il avait repris ses "mauvaises habitudes" que j'avais combattu pendant les vacances (se faire pipi dessus quand il est contrarié, par exemple ! ou pire, s'auto punir en allant dans un coin...)

La décision fut prise, il ne remettrait plus les pieds dans cette école. Un coup de téléphone à la directrice de l'école Montessori, et Timéo a fait une deuxième rentrée scolaire le 21 janvier.

 

 

Le lundi matin suivant, Timéo et son père sont allés à l'école à 8h15, pour arriver avant les autres élèves, et que la salle se remplisse petit à petit... Timéo était joyeux d'y aller. En milieu de matinée, j'ai appelé mon mari pour lui demander des nouvelles, l'objectif était qu'il ne reste pas dans l'école après 9h pour ne pas perturber la classe... J'ai été surprise d'apprendre qu'à 8h45, c'est Timéo qui a demandé de son père de s'en aller ! Et le soir, quand il est rentrée, il était calme, a rejoint son frère et il a joué avec un jeu de construction, en chantonnant. Une fois couché, mon mari m'a fait remarquée que les deux frères ne s'étaient pas disputer ce soir-là... ce qui n'était pas arrivé depuis très longtemps ! J'étais soulagée et heureuse à la fois.

Les semaines ont passées. De temps en temps, mes fils se disputent, parfois je les entends alors qu'ils sont encore dans leurs lits au réveil ! Et puis ils ont aussi de très longs moments de complicité où ils jouent sans se disputer... En y regardant de plus près, c'est le comportement de Timéo qui a changé ; il cède à son frère... d'abord, il lui dit non, puis lui fait une proposition... Par exemple, quand il est revenu de l'école avec des chocolats de Pâques, il n'a pas voulu partager avec son frère, qui a pleuré. Ni moi ni son père ne l'avons obligé, c'est son droit, ses chocolats. Et le lendemain matin, Tadéo a demandé un chocolat a son frère. Il restait 2 œufs à Timéo, un grand et un petit. Il lui tend le petit. Tadéo refuse, il veut que son frère lui donne le gros. Alors le grand frère a repris le petit œuf et a donné le grand à son petit frère, puis ils les ont mangés ensemble... Et cela à un effet positif sur Tadéo, qui imite son grand frère, son idole… Je n'ai pas besoin de "faire la police" tout le temps, je les laisse se débrouiller, et j'interviens quand ils en viennent aux mains (ou aux coups pieds de Tadéo !)

Mi-février, je me suis disputée avec Timéo. Le ton est monté, nous criions l'un sur l'autre, pour une broutille... Il m'a dit "pardon maman, je t'ai demandé pardon, maintenant c'est à ton tour de me dire pardon !" Je n'en avais pas du tout envie, sur le moment, mais face à un petit garçon de 3 ans et demi, moi, l'adulte, j'ai serré les dents et lui ai dit "pardon"...

Les semaines ont continué de passer... Timéo nous raconte beaucoup de choses (untel qui boutonne son manteau, etc), même si nous ne comprenons pas toujours tout ! Mais il nous parle, contrairement à avant.

Le matin, il met ses chaussures seul, quand il est en forme ! Avant les vacances de mars, je le mettais dans la poussette de la voiture à l'école, et depuis le retour des vacances, lui et son petit frère marchent. Il a toujours besoin d'un câlin avec moi le matin. Le soir, quand son père va le chercher, Timéo n'est pas entrain d'attendre, mais de discuter tranquillement avec ses copains, et c'est mon mari qui attend que monsieur soit prêt !

Parlons un peu de la violence maintenant... car oui, nous pouvons en parler sans tabou. Il y en a, c'est une école avec de vrais enfants... Timéo me parle souvent "untel qui tape", toujours le même... Et puis un autre "untel" aussi, qui agrippe et qui tape... Avant, ce genre de violence était niée, ou plutôt étouffée, et mon enfant n'avait pas les mots pour le dire... Il s'enfermait dans le silence. Et maintenant, il m'en parle avec le sourire ! Juste avant les vacances, il est revenu avec une balafre à coté de sa lèvre de quelques millimètres... Je lui ai demandé ce qui s’était passé : "untel m'a attrapé comme ça" et il a attrapé sa joue avec sa main, un peu comme les mamies qui tirent les joues des enfants... J'ouvre grands mes yeux de surprise, et il rigole ! "Ah bon ? Il a fait ça ?" lui-je ai interrogé... "oui oui" m'a t-il répondu, en continuant de prendre son gouter, pétillant de joie ! Je n'en revenais pas, de sa réaction. Je continue de le questionner, sur la réaction des adultes... Il imite alors l'assistante de l'éducatrice, essayant de ne pas criant tout en disant "ahhhh"... Nous avons beaucoup ris ! Je n'ai pas lâché, j'ai voulu savoir ce qui s'était passé pour l'enfant qui l'a agrippé avec son pouce et un ongle sans doute mal coupé pour avoir fait saigner ainsi Timéo... Il m'a raconté qu'il a dû rester à coté de l'assistante un moment... avec un autre enfant, celui qui tape, "mais qui ne tape plus tous les jours", m'apprend-il !

Je suis très satisfaite, et soulagée, de la façon dont se déroule la classe, et la gestion des conflits entre enfants, du fait que mon fils a les mots pour me raconter ce qui ce passe la journée, et qu'il n'y ait pas de punition, en théorie et aussi en vrai.

Le samedi dernier, j'avais rendez vous avec l'éducatrice de Timéo. Elle reçoit les parents tous les trimestres, individuellement. Elle a un dossier sur mon fils, avec ses observations. Elle m'a dit quels sont les matériels qui ont été présentés à Timéo, ce qu'il fait dans la journée, les jeux de langage, etc. Elle m'apprend qu'au début, mon fils regardait mais qu'il n'allait pas vers les activités, qu'il préférait regardait les autres, ou jouait avec la ferme... Et que depuis le retour des vacances, il commence à aller vers les activités... il n'est pas encore autonome dans son choix, et il a besoin d'avoir un adulte présent près de lui... Il commence à s'occuper avec les autres enfants, mais toujours avec un adulte pas loin... comme c'est le cas avec les enfants plus jeunes, ou qui ont besoin d’être sécurisé... Il a donc un peu progressé socialement, il continue à son rythme...
Elle ne parle pas d'enfant qui tape, mais d'un enfant qui a un trop plein d'émotion qu'il doit apprendre à exprimer autrement... ou qui a un mode communication qui n’est pas acceptable pour le moment et qui doit apprendre à communiquer autrement. Quand un incident se passe, elle en discute avec tous les enfants, leurs proposant des jeux de rôles pour faire différemment, et demande aussi aux autres enfants d'intervenir en cas de problème, car c'est le problème de tout le monde, et pas que des adultes, et que l'école une mini-société où l'on apprend à vivre tous ensemble...

Elle m'apprend aussi qu'à la rentrée prochaine, il y aura un adulte de plus, qui parlera anglais pour proposer un environnement bilingue à l'école, et une autre adulte qui s'occupera des plus petits qui auront le même âge que Tadéo (presque 3 ans) dans le grand groupe des 3-6 ans ; deux très bonnes nouvelles, mais qui ont pour conséquence l'augmentation du prix de l'école...

Mes enfants resteront dans cette école le plus longtemps possible, financièrement parlant, et tant que leur père et moi seront tous les deux d'accord... peut-être jusqu'à leur 12 ans ? Et après, peut-être qu'ils pourront aller dans un collège internat montessori, je sais qu'il y a 5/6 projets en cours en France, alors d'ici qu'ils grandissent, ce sera peut-être possible ?

La prochaine étape, c'est la rentrée de Tadéo... mais c'est une autre histoire qui n'est pas encore écrite...

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2013-03-28T12:22:00+01:00

Un message à transmettre ?

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Hier soir, j'ai couché mes fils, comme d'habitude. Et puis j'ai entendu Tadéo (26 mois) appeler son père.

Quand mon mari me rejoint dans la cuisine, je lui demande s'il allait le voir ; il m'informe que non.

Je lui raconte qu'hier aussi quand j'ai laissé Timéo râlait seul, sans aller le voir, il ne s'était pas calmé, et m'avait appelée pendant un quart heure. J'étais finalement allée le voir, quand j'étais prête, et ensuite il s'était vite endormi...

Mon mari soupire et s'apprête à aller voir Tadéo.

"Attends, laisse, je vais aller ! C'est certain que si tu y vas comme ça, avec cette énergie, ça va être pire !"

Je respire un bon coup. Mon intention est de créer un lien avec mon fils. Mon but est qu'il arrête de pleurer rapidement pour que je mange dans le calme. Je respire encore une fois, et je rentre dans la chambre.

Tadéo me voit et rouspète : "non, je veux pas toi !"

"Ok", je lui réponds, et je demande à Timéo s'il va bien (ils sont dans le même chambre)... Il me dit qu'il a mal au pied (?!)

Puis je rejoins Tadéo, assis sur son lit.

Tadéo : "Je veux papa !"

[A qui appartient le problème ? à lui, donc je vais utiliser la technique de communication écoute active, ou écoute empathique]

Moi : "Tu veux voir papa ?"

Tadéo, arrête de chouiner, et me répond : "Oui, je veux papa".

Moi : "Et qu'est-ce que tu dirais à papa s'il était là ?"

Tadéo : "qu'que chose"

Silence

Moi : "D'accord, mais quoi ?"

Tadéo : "bah, qu'que chose !"

Moi : "Tu veux que je dise à papa que tu veux lui dire quelque chose ?"

Tadéo : "oui"

Et il respire d'un coup plusieurs fois de suite, et soupire d'un coup bruyamment : c'est le signe pour moi qu'il a été entendu et qu'il est prêt à passer à autre chose.

Moi : "Ok, je vais lui donner ton message. Tu veux bien t'allonger maintenant ?"

Il s'allonge, je l'embrasse et je lui souhaite une bonne nuit.

 

Je rejoins mon mari, et je lui explique ce que je viens d'écrire, ce qui le fait sourire !

 

Plus tard, c'est au tour de Timéo de m'appeler. J'étais occupée, et je n'avais pas du tout envie d'aller le voir.

C'est mon mari qui y est allé, et qui ensuite m'a dit, avec un sourire satisfait : "Timéo te dit qu'il a mal aux pieds !"

 

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2013-03-12T19:00:00+01:00

Lâcher le rapport de force.

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Cette semaine je suis en formation Montessori, 5 jours pour une introduction aux 0-3 ans.

Nous avons parlé des périodes sensibles (définition, fonctions, caractéristiques)

 

Pour résumer très brièvement, une période sensible est force intérieure, qui va permettre à l'enfant d'acquérir une caractéristique de notre espèce (le langage, la marche, etc.), et SANS EFFORT, facilement, naturellement (plus tard, il est toujours possible d'apprendre, mais cela va demander des efforts).

MM décrit 5 périodes sensibles (PS) pour les 0-3 ans (l'ordre, le mouvement, le langage, le développement sensoriel, le développement social). Les PS sont universelles et intemporelles, limitées dans le temps (le temps nécessaire à l'acquisition d'une caractéristique), et irréversibles (elles ne reviennent plus).

Pour MM, si l'environnement tient compte de toutes les PP, il va nourrir les besoins vitaux des enfants, et ces derniers pourront se développer de façon autonome.

Un enfant ne fait pas de caprice (dans le sens : quand il pleure parce qu'il n'a pas son bol habituel qui est sale et qu'on lui en propose un autre qu'il refuse ; et pas dans le sens de l'enfant qui veut une barre de chocolat à la caisse !). Un enfant ne pleure pas pour nous embêter, mais parce qu'un besoin VITAL n'est pas satisfait. Remédiez à la situation, et il se calmera, car son besoin sera nourri.

 

Nous avons parlé en détails de chaque période sensible, et surtout de leur fonction (encore très méconnus du grand public), tout en sachant qu'elles sont toutes liées entre-elles (le langage qui permet la sociabilisation par exemple (je vous les décrirais à ma façon si vous le souhaitez, mais c'est quelque choses que vous pouvez trouver sur le net, par exemple ici).

 

Nous avons parlé de ce qu'une stagiaire a nommé « l'éducation silencieuse ». C'est à dire par l’exemple. L'adulte doit être porteur des valeurs qu'il veut transmettre (par exemple pour la politesse), car l’enfant fait ce que nous faisons, et pas ce que nous disons (en cas de non-cohérence). Et qu'il ne faut jamais forcer un enfant à faire quelque chose. Et en même temps, nous dit la formatrice, "quand on demande quelque chose à un enfant, il faut s'y tenir, et que la chose demandée soit faite". (Elle nous explique que si non, notre parole n'a pas de valeur.)

 

Ah ? tiens donc ! Et comment ? Je lui ai posé pleins de questions, et mon impression est que la formatrice a beaucoup d'expérience. [et en plus, elle est en cours de formation pour être formatrice pour les éducateurs montessori 0-3 ans, donc elle fait beaucoup de stage en ce moment dans les nido (3 mois à la marche assurée) et les communautés infantiles (15/18 mois à 3 ans) du monde entier…]

 

Voici ses réponses, voilà comment cela se passe dans les structures (on parle d’un enfant de +2 ans) :

"Quand on se retrouve face à un enfant qui dit "non" quand on lui demande de ranger (elle imite un enfant, debout, qui croise ses jambes, et regarde en l'air pour signifier clairement qu'il ne rangera pas), on lui propose de ranger avec lui, ou de ranger plus tard, et on n'entre surtout pas dans le rapport de force. On va faire un tour, pour lui laisser le temps de ranger, sans pression, sans être derrière lui… souvent, il rangera."

"Et si ce n'est toujours pas rangé ?"

"Si on sent que ça monte (la tension, l'énervement), ça arrive parfois qu'on a du mal avec certains enfants, alors on passe le relais à une collègue, à qui on explique la situation, et elle va aller voir l’enfant pour lui demander de ranger, et souvent cela va mieux avec une autre personne."

Je suis d'accord, je passe le relais à mon mari, et quasiment à chaque fois ça passe mieux, mais pas à chaque fois... Et il n'est pas toujours là.

"Et si on ne peut pas passer le relais ?"

Elle me regarde et réfléchit. Elle sait que je suis seule chez moi, en tant qu’assistante maternelle, contrairement aux structures collectives, mais elle me répond quand même :

"On va faire un tour, on sort prendre l’air pour se calmer ! ... On peut aussi lui proposer de demander de l'aide à un copain".

J'ai déjà essayé, parfois ça marche très bien à certains moments, mais parfois j'entends son frère refuser oralement avant même qu'il lui demande...

"Et si ça ne marche pas non plus ? ".

Elle réfléchit quelques secondes, et me répond : "On peut ranger en disant à l'enfant qu'on lui rend ce petit service aujourd'hui. Et peut-être que le lendemain, il voudra nous rendre un petit service à son tour... Mais on ne lui rappelle pas le service qu'on lui a rendu la veille, on ne tient pas de compte ! Ce qui est important, c'est de lâcher le rapport de force, et ne pas obliger l'enfant qui ne veut pas ranger ce jour-là".

 

Je suis assez d'accord avec elle. Il vaut mieux ranger (faire soi-même ce qu'on a demandé) plutôt que d’entrer dans un rapport de force, qui conduit à la violence. Cela rejoint ce qu'on disait juste avant sur l'éducation silencieuse.

 

Je vous ai dit que j'avais changé Timéo d'école mi-janvier, pour l'inscrire dans une école montessori qui a ouvert ses portes en septembre 2012 ? L'école est jeune, et l'ambiance n'est pas encore à 100% montessorienne, car il faut du temps pour que les enfants changent petits à petits (il y en a qui tapent encore par exemple).

Quelques semaines après sa deuxième rentrée scolaire, lors d'une dispute entre lui et moi, il m'a dit "pardon maman, je t'ai pardon, maintenant c'est à toi de me dire pardon !"

J'étais sans voix. Je n'avais pas envie de lui dire pardon, et je me suis demandée qui a 3 ans et qui est la mère !!!! J’ai levé les yeux, et j’ai vu mon affiche CNV sur l’échelle des comportements, dans la relation avec l'autre (faire céder ou faire s’aider… je le scannerai quand je rentrerai chez moi et je vous le proposerai, si j’ai le droit !) J’ai respiré un bon coup, et je lui ai demandé pardon...

Je suis sûre d'une chose : ce n'est pas moi qui lui ai appris ça (ni l'école publique).

Comme me l'a dit une amie : "la gestion des conflits n'est clairement pas la même dans une école montessori que dans une école classique".

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2013-03-06T13:22:00+01:00

montessori

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je vais suivre une formation montessori.

Je partagerai cette expérience sur un nouveau blog : bebemontessori .

Je continuerai de partager sur ce blog aussi ^^

 

A bientôt

 

Timtad

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2013-01-29T20:40:00+01:00

"Du temps pour toi, maman"

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ces derniers temps, je ne mets plus en colère, et à crier, mais je pleure…

Thomas GORDON nous dit que la colère est une émotion seconde, qu’on crée. Son exemple est un enfant perdu dans un magasin, sa mère lui crie dessus, le gronde pour qu'il ne recommence plus, mais d'abord, elle avait peur, elle était inquiète, et quand elle a retrouvé  son enfant, elle était soulagée de le retrouver. Ensuite, dans un second temps, elle s’est mit en colère contre lui.

 

Depuis mon stage de Communication NonViolente, je comprends mieux ce qui se passe en moi, et je me concentre sur moi. Mes émotions débordent, et je pleure !

Par exemple, face au désordre : il arrive fréquemment (c'est à dire 2 fois par semaine au moins) que les enfants se mettent à sortir tous les jouets sans les ranger au fur et à mesure. Dimanche dernier, Timéo a voulu me monter sa "montagne" dans la salle de jeux : il avait empilé beaucoup de jouets de la salle et aussi des jouets qui se rangent dans sa chambre ! Comme s'il n'y en avait pas assez dans la salle de jeux !!!

Il voyait une montagne… et je voyais le temps que j'allais passer à ranger, car je savais que lui n'ait pas capable de ranger quand il y a trop de choses de sortie...

J'ai ouvert de grands yeux, et la bouche aussi. Puis j'ai respiré un bout coup et j'ai soufflé bruyamment. Je suis entrée dans la pièce : c'était encore pire que ce je croyais. Je me suis assise par terre, et j'ai pleuré.

Timéo était un peu étonné, et je lui répondu que j'étais découragée de devoir encore ranger, que je venais juste de finir de ranger la cuisine, et que j'en avais marre, que j'avais besoin de me reposer, et ce n'était pas possible, car il y avait des jouets de petites tailles que je range en hauteur hors de la portée des petites mains des bébés (mais qui sont à la portée de Timéo qui a le droit de les prendre le soir)...

Bref, j'ai pleuré de découragement, de fatigue.

 

Mais mes pleurs sont différents : avant, je me coupais de moi-même, et quand je pleurais c'était quand je craquais. Je ne contrôlais pas, je détestais mes pleurs que je prenais pour de la faiblesse, et je m'en voulais de pleurer comme une gamine. J'essayais toujours de m'empêcher de pleurer. Et tout restait en moi, quelque part. Et j'étais tendue, crispée, je restais de mauvaise humeur un moment, fronçant les sourcils et soupirant bruyamment.

Aujourd'hui, c'est différent. Je pleure, mais je ne craque plus. C'est comme si je vidais mon vase au fur et à mesure. Avant, il débordait de partout, l'eau se répandait tout autour, incontrôlable, et au pire moment.

Maintenant, mes pleurs sont libérateurs, et je me sens tout de suite beaucoup mieux, je peux passer à autre chose (et puis je pleure une ou deux minutes maximum, pas comme avant…).

Je me sens plus légère, je me relie à moi-même ; je suis plus heureuse, plus vivante.

Je préfère pleurer de temps en temps !

 

Un autre exemple du changement en moi, et de mon comportement : un jour de la semaine dernière, mes fils étaient fatigués tous les deux, enfin c'est ce je croyais, alors je les ai couchés pour la sieste, et au bout d'un court moment, alors que je m’étais à peine installée pour me détendre : les voilà qui se relevaient, le sourire aux lèvres.

J’ai soupiré et je me suis lancée dans un monologue : "Quoi ? Vous ne dormez pas ? Vous n'êtes pas fatigués ? Mais moi j'ai besoin de me reposer ! Je pensais avoir un moment pour moi, tranquille, sur mon ordinateur, mais ce n'est pas possible, vous ne dormez pas, vous n'avez pas sommeil, je vais devoir m'occuper de vous, pff, j'en ai marre, j'ai besoin de me détendre. AH !"

Et voilà j'avais vidé mon sac.. Ca m’a fait du bien, et j’ai souris.

Et mes fils ? Dans des moments comme celui-là : ils me regardent, ils attendent en silence, et quand j'ai terminé, ils me demandent si c'est l'heure du goûter, ou ce qu'on va faire après... Ils ne me parlent de ce que je viens de dire, ils ne se justifient pas, ne se sentent pas coupable.

 

Pas coupable ? Vraiment ?

En fait, une petite voix en moi se pose la question, s'interroge : comment mes enfants interprètent cette nouvelle façon de communiquer avec eux... C'est devenu naturel pour moi de parler comme ça avec mes fils, mais pas avec mon mari ou d'autres personnes... C'est beaucoup plus simple avec les enfants...

Oui, mais quand même, j'avais hâte d'avoir un retour de leur part, parce que j’étais aussi un peu inquiète...

 

 

J'ai des retours de l'écoute active, quand j'entends mes fils parlais et qu'ils ont un problème.

Par exemple, quand Tadéo, 2 ans, pleure, et qu'il dit tout haut : "regarde ! je pleure moiii !" ou "je veux câlin, je suis triste".

Hier, dans un lieu d'accueil enfant parent, il a eu une grosse frustration à propos d'un jouet qu'il voulait, et qu'un autre petit garçon avait déjà. Une accueillante a voulu le prendre dans ses bras, il lui a répondu, en s’écartant, sans cesser de pleurer "non, je veux maman, c’est maman !". Et comme j'étais occupée à lire un livre avec un autre enfant, elle lui a proposé un autre jouet... Tadéo lui a répliqué : "laisse-moi tranquille ! Laisse-moi pleurer !"

Il a surpris tout le monde, moi y compris. L'autre accueillante a dit "au moins, ça a le mérite d'être clair !"

 

Dimanche matin, j'ai eu un retour des messages-je que j'emploie.

J'étais en train d'aider mon ainé, 3 ans et demi, à s'habiller, quand il m'a dit spontanément, d'un coup :

Timéo : "je vais prendre la voiture rouge, avec papa, et avec Tadéo, et toi, maman, tu vas rester à la maison, tu vas préparer le repas...’’

Moi : "Tu veux que je reste seule à la maison pendant que tu descends jouer en bas avec la voiture rouge avec ton frère et papa ?

Timéo : "oui, comme ça, tu auras du temps pour toi, maman."

J'étais surprise. Je l'ai pris dans mes bras, et je l'ai remercié. J’étais presque au bord des larmes, tellement j'étais touchée, émue...

 

C'est un très grand soulagement pour moi de constater que mes enfants comprennent que je cherche à satisfaire mes besoins, et les leurs, sur un pied d'égalité. Qu'il n'y a pas de gentil ou de méchant. Et que lorsque je me plains à la première personne, en prenant la responsabilité de ce que je ressens, ils savent que j'ai juste besoin de le dire tout haut, et qu'après, je vais tout de suite mieux. Que mes paroles ne sont pas dirigées contre eux, mais pour moi.

 

Je vais continuer sur ce chemin, le cœur plus léger et rassuré.

Dans 10 jours, je vais à la Rochelle faire le module 3 de la CNV, avec d'autres personnes que j'ai rencontrées lors du premier stage en novembre. Tout un week-end pour moi, en pratiquant la CNV... J'ai hâte !

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2013-01-23T11:49:00+01:00

Modifier l'environnement pour les tout-petits.

Publié par TimTad

Bonjour,

 

L'écoute active, le message-je et la résolution de conflit sont les techniques verbales de la méthode GORDON, mais jusqu'à présent je n'ai pas parlé de la technique non-verbale, qui résous pourtant beaucoup plus de conflits (que les techniques verbales), d'après mon expérience avec les tout-petits.

 

"Changer un comportement inacceptable en modifiant l'environnement" : tel est le titre du chapitre 8 du livre "Parents Efficaces", de Thomas GORDON.

 

Ce chapitre ne comporte que 8 pages, avec 7 "possibilités et quelques exemples.

 

Aujourd'hui, on pense à mettre un objet de valeur en hauteur, à fermer l'armoire à pharmacie à clé, interdire l'accès à des pièces dangereuses avec une barrière ou en la fermant à clé, ou on pense à donner un tabouret à un enfant pour qu'il puisse accéder au lavabo et se laver les mains...

 

Je trouve que ce chapitre est capitale, indispensable, et pourtant trop superficiel pour les tout-petits.

Pour améliorer les techniques de communications verbales, je me sers de la Communication Non-Violente de M. Rosenberg.

Pour modifier l'environnement au plus proche des besoins des tout-petits, la grande spécialiste est pour Maria MONTESSORI.

 

J'avais entendu parler de certains aspects positifs et un négatif, et vu un reportage sur une école montessori à la télé. Mais je ne voulais pas me faire une idée sur des interprétations, alors j'ai lu ses ouvrages : "L'enfant", "L'enfant dans sa famille", "L'esprit absorbant de l'enfant", et pour finir "Pédagogie scientifique tome1 :la maison des enfants" en cours de lecture.

 

Ma réaction : "Ouah !" Je suis impressionnée. J'ai passé 13 ans à observer les bébés et à modifier mon propre comportement. Tout ce qu'elle a écrit concernant ses observations sur les tout-petits, c'est simple, je suis d'accord à 200 %.

Je suis aussi pleine d'interrogation, par rapport à certaines de ses observations auxquelles je n'avais pas spécialement réfléchie...

 

J'avais entendu : "les enfants font ce qu'ils veulent". C'est faux. La pédagogie Montessori impose les limites de façon différente. Pour faire simple, les limites sont imposées quasiment de la même façon que la méthode Gordon, sans punition ni récompense, en tenant compte des besoins de tout le monde (ou presque).

 

Mais pour cela, il faut savoir quels sont besoins des uns et des autres.

 

Maria MONTESSORI a passé sa vie à observer les enfants, de la naissance à l'adolescence, et en modifier leur environnement (dans ses écoles) en fonction de ses observations. Elle s'est notamment intéressée aux besoins psychiques des enfants (en plus des besoins physiques).

 

"Aide-moi à faire seul", voilà comment est résumé sa pédagogie.

La période de crise et de caprice, vers 2/3 ans ? Elle n'existe pas. Pour Maria Montessori, l'individu part à la conquête de son indépendance. Il se libère du sein nourricier, puis il se libère de nous pour se déplacer en apprenant la marche, il se libère aussi de nous pour la communication et apprend à parler. Et ensuite, vers 2/3 ans, l’enfant continue à vouloir être indépendant, autonome, poussé par les forces de la Nature. Et si nous, adultes, nous nous y opposons (inconsciemment et avec les meilleurs volontés du monde), l'enfant ne se laissera pas faire, il réagira, et son comportement, son caractère, seront modifiés... Pour elle, tous les enfants partent de zéro à la naissance, elle voit les bons cotés comme naturel chez tous enfants, et affirme avec une grande certitude que tous les défauts de caractères disparaissent si nous fournissons un environnement adapté pour eux...

J'aime beaucoup cette vision très positive des enfants ^^ D’ailleurs, je vous ai déjà fait part de mon interrogation sur le besoin d’autonomie, et j’ai trouvé beaucoup de réponses dans ses livres. Par exemple, une fois, Tadéo s'y mis à hurler, d'un coup intensément, sans raison apparente quand je mettais la table : sachant qu'il est en période sensible de l'ordre, j'ai compris que je n'étais trompée en lui donnant le set de table de son frère au lieu du sien, alors, j'ai juste remis les sets de table en place, dans l'ordre, et ses cris ont cessé d'un coup... (vous avez vu Amélie Poulain ? La scène où elle change les choses de place d'un méchant voisin pour le punir de sa méchanceté en le rendant dingue ^^ )

 

Je vous en reparlerai plus en détails dans mes prochains post, parce qu'il y a vraiment beaucoup de choses à dire.

 

Mais je suis tellement admirative de ses réflexions profondes sur la nature humaine, sur sa pédagogie respectueuse de chaque individu, à son rythme, que j'ai changé Timéo d'école la semaine dernière (une école s'est ouverte à deux pas de chez moi en septembre dernier !!). Son comportement a changé dès le premier jour... son humeur est si joyeuse, il a l'air tellement heureux !

Ca aussi, je vous le raconterais très prochainement dans un post.

Mon post est bref, mais je tenais à vous parler de cette grande dame qu'était Maria Montessori (et vous trouverez beaucoup de blog qui en parlent...)

 

J'ai aussi décidé de me former à la pédagogie Montessori, et je suis en train d'effectuer les démarches pour suivre une formation début mars... Encore une aventure à partager (^_^)

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2013-01-17T21:49:00+01:00

Faire la queue à La Poste avec 2 bébés !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Ce matin, je suis allée à La Poste, avec Tadéo (24 mois) et BB (11 mois). Il faisait très froid, je ne voulais pas que la ballade dure trop longtemps, aussi je n'ai pas insisté quand Tad a voulu monter dans la poussette double (d'habitude je prends la simple et il marche à son rythme, en tête)

Arrivé à La Poste, il y avait deux clients aux deux guichets, et deux personnes dans la file d'attente devant moi, et deux autres personnes qui sont entrées juste derrière moi... J'ai pensé "mince, les peu de fois où je suis venue, il n'y a pas autant de monde, voire même personne... j'espère que ça va aller..."

Je me suis avancée pour regarder la taille des colis préaffranchis, et je me suis retournée pour regarder mes bout'chous.

Dès que mon regard a croisé celui de BB, il s’est mis à pleurer.

J'ai respiré un bon coup, prête à pratiquer l'écoute active… sauf que BB ne parle pas...

Alors j'ai résonné aussi en CNV, pour essayer de deviner son besoin insatisfait.

OSBD :

Observation : quel est le fait déclencheur ? Il me voit, devant lui, et il pleure... (au lieu de derrière la poussette ...?!)

Sentiment : Se sent-il… inquiet ? A-t-il… peur ?

Besoin : il a besoin de… d'être rassuré ?

Demande : c'est un bébé, il est temps de faire de l'écoute active...

(tout ce résonnement, avec l'habitude, me prend 30 secondes maximum, et donc, les pleurs de BB n'étaient pas intense)

 

Je m'approche de BB, je lui prends les mains et je l'embrasse sur le front.

Puis je lui dis : "Je suis là BB, je suis là. Tu as eu peur me voyant là-bas ? Mais rassure-toi, je suis là maintenant."

BB a respiré un grand coup, puis une deuxième fois, et il s'est arrêté de pleurer. Puis il a regardé ce qui se passait autour de lui.

Je suis restée près de lui quelques instants, puis je suis retournée derrière la poussette.

 

Les deux personnes devant nous avançaient aux guichets...

C'est au tour de Tadéo de bouger et de vouloir se lever.

Je lui demande : "Tadéo, tu as assez ?"

Tadéo : "oui, as assez moi ! je veux rentrer !"

Moi : "Tu veux rentrer ?"

Tadéo : "oui, rentrer à la maison ! Tout de suite !"

 

Je ne lui ai pas répondu, car c'était à mon tour de passer. Je devais poster des livres que j'ai vendus sur un site internet, mais je n'avais pas d'emballage : les garçons devaient encore patienter le temps que la guichetière aille chercher des colis préaffranchis, qu'on mette les livres dans le carton, que je remplisse le bordereau avec les adresses... J’ai jeté un coup d'œil à ma poussette : Tad était debout, mais calme, et regardait derrière, et BB, en me voyant, s’est remis à pleurer !

Je me suis avancée vers BB pour le rassurer tout de suite, comme précédemment,  mais avec un contact très bref, puis je suis vite retournée au guichet pour régler. Je n’ai presque pas quitté BB des yeux, et il n'a plus pleuré.

 

Voilà, j'ai terminé ! J’ai poussé un peu la poussette pour créer un peu de mouvement,  avant de m'arrêter pour remettre bonnets et écharpes à tous les trois.

En route pour la boulangerie !

 

P.S. : connaissez-vous la chanson « moi quand je pleure » sur le dernier album de Céline Dion ? Les garçons adorent, et Timéo dit que c’est chanson préférée !

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2012-12-14T13:34:00+01:00

Clément et Louise

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Aujourd'hui, je vous présente plus en détails les livres pour enfants en CNV, notamment la collection "Clément et Louise" que j'ADORE, sur cette page, avec une petite vidéo pour les découvrir (^_^)

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2012-12-11T13:30:00+01:00

Tombé du camion

Publié par TimTad

Bonjour,

Hier matin, le petit garçon (PG) que j'accueille, âgé de 26 mois, est tombé de son camion-trotteur. Il était à moitié couché, le camion encore entre ses jambes, et s'est mis à crier "ahhhh".

J'étais assise près de lui, et je l'avais vu perdre doucement l'équilibre. J'étais sûre qu'il ne s'était pas fait mal... Après 20 secondes de "Ahhhh", PG s'est arrêté net, et il m'a regardé, fixement.

J'ai compris qu'il attendait...Je ne me suis pas précipitée pour le relever, je ne lui ai pas dit "ce n'est pas grave"... J'ai choisi d’appliquer la méthode gordon, notamment l’écoute active (car il avait un problème), pour lui donner confiance en lui :

Moi : "Oh, tu es tombé PG ? Est-ce que tu as mal quelque part ?"

Il me répond : "tombé PG !".

Je continue : "Est-ce que tu as besoin d'aide ou est-ce que tu veux te relever tout seul ?"

Il me regarde sans comprendre, toujours sans bouger : "Hein ?"

Je le reprends : "comment ?"

Il répète : "Comment ?"

Je me souviens qu'il n'a pas encore l'habitude de faire un choix, alors je simplifie : "Tu veux essayer de te relever tout seul ?"

Il me sourit, manœuvre doucement pour dégager ses jambes, se relève et remonte sur son camion. Puis il me regarde, les yeux pétillants. Je lui souris et le félicite "bravo PB, tu t'es relevé tout seul, sans aide.".

Il rayonne et chantonne, spontanément, ce que chante tous les jours Tadéo et qu'il connait bien : "bravo PG bravo PG, réussi tout seul, réussit tout seul !"

J'ai continué de chanter avec lui, mais, déjà, il repartait au volant de son camion, en appelant Tadéo : "Tado, réussi tout seul !"

Je suis resté dans le séjour avec l'autre bébé que je garde, et j'ai entendu mon fils dans la salle de jeux féliciter PG et chanter avec lui !

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