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2012-06-22T13:00:00+02:00

Poser des limites avec la méthode Gordon

Publié par TimTad

Bonjour !

 

En discutant de la méthode Gordon avec plusieurs mamans qui ne la connaissent pas, je me suis rendue compte qu'elles la confondaient avec la permissivité.

 

Petit rappel : selon Thomas Gordon, il existe 3 types de méthodes éducatives :

  • La première méthode, dite autoritaire, est celle où l'adulte impose une limite à l'enfant, en lui donnant un ordre, et où l'enfant est puni s'il n'obéit pas. L'adulte gagne, l'enfant perd.
  • La deuxième méthode, dite permissive, est celle où l'adulte essaie d'imposer une limite, mais n'applique aucune sanction si l'enfant n'obéit pas. L'adulte perd, l'enfant gagne.
  • La troisième méthode, dite non-violente ou sans-perdant est différente. Voir un petit résumé ici. Mais en quelques mots, l'adulte n'utilise pas son pouvoir, mais demande à l'enfant de l'aider à trouver une solution qui leur conviendra à tous les deux. L'adulte gagne, l'enfant gagne.

 

Dans l'éducation non-violente, la limite est expliquée à l'enfant, en termes de comportement concret qui nous affecte, et la façon dont ce comportement nous affecte (les besoins qui sont insatisfaits et nos sentiments)

L'enfant a le choix de la stratégie à mettre en œuvre pour respecter cette limite, d'une façon qui peut lui convenir également.

Les limites existent, et elles sont nombreuses : il s'agit de tous nos besoins !

 

Grâce à cette pédagogie, j'ai appris à poser des limites et faire respecter, sans punir ni récompenser, et en étant moi-même.

Ne pas donner de fessée, ne pas punir, ne signifie pas de laisser son enfant agir à guise sans rien faire. Ce n'est pas de l'éducation non-violente, c'est de la permissivité.

 

Je vous invite à lire résumé de la méthode que j'ai écrit, en particulier le principe de la variation de l'acceptation.

 

 

Mais le mieux, c'est que je vous donne exemple concret, vécu.

 

La balançoire :

 

Il y a quelques jours, j'étais sur mon balcon, avec mes fils et un troisième garçon que j'accueille en tant qu'assistante maternelle. La journée avait été longue, et je me suis installé sur le transat pour souffler un peu.

C'est alors que Timéo, 3 ans le mois prochaine, me demande la balaçoire (c'est une petite balançoire que je replie le soir pour gagner de la place)

Moi : "Non Tim, je suis fatiguée, je me repose"

Lui : "Mais moi, je veux la balançoire ! Allez maman ! s'il te plait !"

Moi : "Non, j'ai besoin de me reposer, je n'ai pas envie de me lever, de sortir et d'installer la balançoire tout de suite. Laisse moi me reposer un peu, et après..."

Il me coupe en criant : "NON, je ne veux pas attendre !"

Je ne cède pas, il continue de crier quelques minutes, cherchant délibérément à m'énerver, mais je n'ai pas bougé de mon transat ! Il a fini par s'intéresser à autre chose...

 

Le lendemain matin, nous sommes retournés sur la balcon, j'étais debout, et Tim me dit :

"Maman, tu veux aller sur le transat, comme ça tu ne seras pas fatiguée !"

Moi : "Bonne idée" et je m'assoie.

Il continue : "Comme ça après tu pourras sortir la balançoire et me pousser !"

Moi : "Ah ! Tu veux que je te pousse !"

Je me lève : "Mais je ne suis pas fatiguée ce matin, je peux te pousser tout de suite si tu veux !"

Il éclate de joie :" Oui, merci maman !"

J'ai installé la balançoire, et il s'est bien amusé...

Mais au bout d'un moment, il a voulu descendre tout seul de la balançoire, pile au moment où Tadéo (17 mois) se prenait les pieds dans un jouet et tombait ! J'ai essayé de rattrapé le plus petit en demandant au grand d'attendre, sans succès. Timéo a continué de descendre et il est tombé lui aussi !

Ils ne se sont pas fait très mal, et une granulle d'arnica chacun les a soigné.

En revanche, le troisième garçon m'a apporté une vice, tombée de la balançoire ! J'ai dû alors la replier et la ranger, par sécurité.

Timéo s'est mis à pleurer.

Moi, en ouvrant mes bras : "Oh mon garçon ! Qu'est ce qu'il y a  ?"

Il se jette dans mes bras et m'explique "Je suis déçu parce que je voulais encore me balancer !"

Moi : "Ah je comprends que tu sois triste et que tu pleures."

Il s'est calmé et il est resté quelques instant dans mes bras. Puis il m'a regardé en souriant : "Ça y est !"

Et il est reparti jouer.

 

 

Voilà, je trouve que cet exemple illustre bien que mon fils a compris le principe de la variation de l'acceptation.

Et pour résoudre le conflit, sa propre solution a été de me proposer de me reposer pour ensuite jouer avec la balançoire !

De plus, comme j'applique cette péthode depuis plus de deux ans maintenant, il a le vocabulaire des sentiments, et il peut s'exprimer en message-je quand il ne va pas bien, ce qui facilite grandemant l'écoute active !

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2012-06-20T13:44:00+02:00

Suite de : "Crise : il veut du chocolat à la place de son assiette !"

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Je fais suite à réaction sur ce forum, car je trouve cela très instructif !!

 

Voilà le message :


Mstern a écrit :


Bonjour,
[...]Je ne donnerai qu´un exemple : Ta résolution du problème "Je veux du chocolat." Certes, tu as réglé le problème, vous n´êtes plus en conflit et ton fils a accepté l´idée de ne manger qu´un chocolat par jour. Mais toi dans tout ca? Ce chocolat t´a été offert, non? Grâce à sa crise, ton fils aura réussi à s´approprier tous les chocolats sans devoir partager. Il me semble donc que ta solution n´en est pas réellement une car même si le conflit a été réglé, il n´y a pas de respect de l´autre, de partage.


Le conflit a été durablement résolu et la solution en était bien une, je vais expliquer pourquoi.

 

Si ce n'est pas fait, je vous invite à lire mon premier post.

 

Personnellement, ça ne me gênait pas de partager, au contraire ! (D'ailleurs mon époux m'offre une boite plus grande sachant que je prends plaisir à partager avec mon fils  :) )

Mon problème n'était pas qu'il s’approprie mes chocolats, mais qu'il en mange trop et à la place du repas, ou qu'il fasse une crise à chaque fois que je sors la boîte ! (d'autant que mon fils sait que j'en mange sans lui, et il n'est pas sûr qu'il en reste le lendemain !!!) D'ailleurs, je n'aurais pas proposé une solution qui ne me convenait pas !


J'avais expliqué mes raisons à Timéo avec un message-je : "Je ne veux pas te donner encore du chocolat parce que je veux un petit garçon en bonne santé... Je limite le chocolat à un par jour parce que je ne veux pas que tu aies mal au foie..."

 

Ensuite, quand j'avais écrit :

"D'accord, c'est toi qui mangeras tout le chocolat et pas moi. Mais un chocolat demain, et un autre après demain, et un tous les jours si tu veux tout manger ! Mais pas tous les chocolats le même jour car je veux un petit garçon en bonne santé" [5ème étape : nous étions d'accord tous les deux, et nous avons appliqué la solution]"


Bon, je me suis mal exprimée, car ce n'est pas lui qui a mangé tous mes chocolats, c'était une façon de parler (!), et je pense que c'est la raison pour laquelle Mstern a pensé qu'il s'appropriait TOUS mes chocolats ! J'ai juste fait attention que ce soit lui, cette fois-là, qui mange le dernier !

 

Cette méthode marche à condition de bien cerner les problèmes, donc la "1ère étape : définir nos besoins mutuels avec l'écoute active et le message-je".


L'une des difficultés de cette méthode, au début, c'est justement cette première étape, qui oblige à bien utiliser les deux autres techniques qui ne sont pas naturelles au début !


Ensuite, elle fonctionne avec tout le monde, peu importe le sexe ou l'âge !
Avec les tout-petits, c'est difficile, parce qu'il faut deviner leurs besoins, et avec les grands et les adultes, c'est difficile parce qu'ils ne savent pas non plus !

 

C'est pour cela que la solution qui convenait à mon Tim et moi, ce jour-là, ne conviendrait pas à toutes les familles, car toutes les familles n'ont pas le même problème !

 

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2012-06-16T13:49:00+02:00

C'est devenu naturel :)

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Il y un moment que je n'ai pas écrit sur ce blog… six mois en fait ! Il y a un tas de raisons à ce silence (déménagement, site internet dédié à mon métier, formation, etc.). Le temps m’a manqué, mais j’utilise toujours la méthode Gordon, et c’est devenu naturel !

Un exemple ?

Pas plus tard que ce matin, nous partions en famille en courses, et au dernier moment, mon pari et moi décidons de ne pas emmener le chariot pour faire de la place en vue d’un achat à Leroy Merlin. Mon mari ouvre la porte et s’en va avec Tadéo (17 mois), ensuite Timéo (3 ans le mois prochain) aurait du sortir. Mais voyant que je n’emportais pas le chariot, il se met à pleurer et à crier :

"le chariot, je veux le chariot ! ».

[Il avait un problème -> écoute active] Je lui ai répondu, "oh ! Tu es déçu !"

Il s’arrête de pleurer. Je le prends dans mes bras et je continue "Tu te faisais une joie de pousser le chariot ! Comme la semaine dernière, où tu m’avais beaucoup aidé ! "

  "Ouiiiii".

Il renifle à peine une minute, le temps de descendre l’étage. Arrivé en bas, il était calmé, alors je lui ai expliqué qu’on faisait de la place pour acheter des planches pour aménager la salle de bain.

« Ah d’accord ! ».

Et voila, il n’y a eu pas de crise.

A cet âge là, j’aurais pu lui ordonner de cesser sa colère, son caprice, et les méthodes classiques… Mais je n’y ai même pas pensé, ça ne me traverse même plus l’esprit !

 

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2011-12-20T13:00:00+01:00

Il jette tous les livres par terre !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Dimanche matin, j'avais décidé de faire une petite grâce matinée... enfin, après la tétée de Tadéo qui m'a réveillée à 5H45 !
J'ai laissé mon mari se lever à 6H45 quand les enfants ont commencé à être bruyants ! Et je me suis rendormie.
J'ai été réveillée vers 8H30 par des gros cris et des pleurs : Timéo et son père était en conflit. Vu qu'ils se parlaient en vietnamien, je ne savais pas pourquoi. Mais le conflit durait et le ton montait... Je me suis demandée ce qu'avait bien pu faire pour fils pour mériter que son père lui crie dessus de cette façon (!)...
Je me suis levée et je suis allée voir. Ils étaient tous très énervés, Tadéo dans les bras de son père assis, et Timéo assis par terre. Quand ce dernier m'a aperçue, il a voulu se lever en me demandant un câlin, mais son père lui a donné un ordre (en vietnamien) et Timéo s'est rassis, encore plus furieux.
J'ai demandé ce qui se passait, et mon mari m'a expliqué que notre fils avait jeté quelques livres par terre et qu'il refusait de les ranger.
J'ai patienté quelques instants. Mon mari était furieux, et mon fils en pleine crise émotionnelle. La situation me semblait bloquée : Tim refusait de ranger et son père continuait d'exiger qu'il range...
Je me suis très souvent retrouvée face à une situation semblable, où chacun reste sur ces positions, et une solution efficace consiste d’abord à ce que tout le monde se calme, et qu’ensuite on reprenne le conflit là où on l'a laissé (sauf en cas de danger imminent, ce qui n'était pas le cas, les livres pouvaient rester par terre encore un peu).

Alors je suis intervenue pour débloquer la situation : j'ai tendu une main vers mon fils, qui a accouru dans mes bras pour s’y réfugier. Je l'ai emmené avec moi dans le séjour, et j'ai pratiqué l'écoute active avec mon fils [pour l'aider à régler SON problème]:
Moi : "Comment ça va Tim ?"
Tim : "Moi pas contenttt ! papa gronder moi ! papa pousser moi ! moi pas content !"
Moi : "Tu es furieux parce que papa t'a grondé et qu'il t'a poussé ?"
Tim : "Oui ! pas content moi, pas content !"
Mon mari, qui nous avait rejoint, s'est expliqué :"Ben oui, j'étais obligé, sinon il allait mettre tous les livres par terre ! Je lui avais dit non avant, mais il ne m'a pas écouté !"
Moi, à Tim : "Papa t'a poussé pour t'empêcher de continuer à jeter les livres par terre, et tu es furieux."
Tim, presque calmé : "Ouii"
Moi à Tim "Je vais te poser par terre..." Il m'a coupé la parole "non ! encore câlin" mais j'ai repris, uniquement avec des « message-je » [pour expliquer MON problème] : "Je vais te poser par terre, car je viens de me lever, je n'ai pas encore pris mon petit déjeuner et j'ai faim !"
Je l’ai posé par terre, et j'ai entendu mon mari lui ordonner, un peu plus calmement mais fermement, d'aller ranger les livres ! Tim s'est accroché plus fort à moi. Alors, je me suis accroupie à sa hauteur et je lui ai expliqué :
Moi : "Tim, quand tu as un problème avec papa, tu le règles avec papa, pas avec moi." [c'est à eux de régler LEUR problème] Il m’écoutait et a acquiescé avec un "hum". J'ai continué : "Ton problème avec papa, c'est que tu as mis des livres par terre, et que papa ne veut pas que tu jettes les livres par terre pour ne pas les abimer, et qu’en plus, papa ne veut pas les ranger, il aimerait que ce soit toi qui aille ranger les livres maintenant, d'accord ?"
Il m'a répondu "hum" et s'est dirigé vers son père. Ils se sont parlés dans leur langue paternelle, et Tim est allé dans sa chambre... ranger les livres !
Il est revenu en s'adressant à son père :" moi, pas tout tombé par terre livre ! moi tout rangé !"

 

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2011-12-18T13:00:00+01:00

Crise : il veut du chocolat à la place de son assiette !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Samedi matin, mes enfants se sont réveillés plus tôt. Nous avons donc pris notre petit déjeuner plus tôt. Et vers 11 heures, alors que mon époux commençait à préparer le repas pour 11h45, la faim s'est fait ressentir.
Tadéo réclamait "tétée !" et Timéo demandait à manger. Le cadet a patienté en mangeant du fenouil et de l'oignon crus.
En revanche mon aîné n'en a pas voulu : il voulait du chocolat (mon mari m'en a offert une boite hier soir, et Tim s'en souvenait). J'ai accepté de partager avec lui, mais un seul. Il en a pris un, l’a mangé vite, et m'en a demandé un autre. J’ai refusé.

Nous voilà face un problème, que j'ai résolu grâce à la résolution de conflit, car nous avions tous les deux un problème.

Devant mon refus, il a commencé par répéter sa demande. Puis il a essayé auprès de son père. La réponse était toujours la même. Entre temps, son repas était prêt, et Tim est passé à table mais il a repoussé son assiette, réclamant encore du chocolat. Perdant patience, il a commencé à pleurer et à crier... pendant que je donnais à manger son frère qui se régalait. J'ai essayé d'expliquer pourquoi, mais il s'est énervé encore en plus et s’est mis à hurler, dépassant clairement ma zone d'acception, et celle de mon mari. Ce dernier s'est arrêté de cuisiner, l’a pris et l’a déposé dans le canapé et lui demandant de se calmer, et en tentant à son tour de lui expliquer, en vain.

Je me suis adressé à mon époux : "Je pense qu'il n'est pas réceptif à ce qu'on dit, qu'il n'en est pas capable émotionnellement, et qu'il a peut-être besoin qu'on l'aide à se calmer".

Il a alors pris Timéo dans ses bras pour l'aider à se calmer un peu... Et quand le calme est revenu, Timéo réclamait toujours du chocolat. J’ai décidé de changer de méthode, d'arrêter les explications car, selon T. GORDON , raisonner un enfant en plein conflit est un des douzes obstacles à la communication (voir ici en bas de la page). J'ai pratiqué l'écoute active :
Moi :"Tu veux manger du chocolat. Tu es furieux contre papa et contre moi parce qu'on ne veut pas te donner du chocolat."
Lui : "Oui, chocolat mamannnn!" et il s’est remis à pleurer, mais plus doucement...
Son père l'a posé à terre pendant que je m'installais sur le canapé pour donner la tétée-dessert à Tadéo.

Grâce à la Communication Non Violente, j'ai appris à me connecter un peu avec moi-même (j'ai raconté sur ce blog une de mes expériences sur la tristesse), et je suis consciente que son émotion est violente, et qu'elle ne va pas s'évanouir d'un coup, mais plutôt s'atténuer doucement. Ce qui m’a permis de comprendre qu'il avait encore besoin de temps, d'être patiente et de garder ma bonne humeur...

Timéo me réclamait toujours du chocolat.

J’ai continué : "Tu veux du chocolat, tu es frustré de ne pas pouvoir en manger encore. Tu me demandes encore du chocolat et je te dis encore non, alors tu n'es pas content, tu es énervé, en colère, tu es furieux !" [Je parlais de plus en plus fort à la fin].
Timéo râlait toujours, et j’ai répété encore plusieurs fois quasiment la même phrase...
Puis il s’est calmé, et j'ai eu l'impression qu'il pouvait m'écouter un peu à présent...

Il m'a demandé en reniflant: "maman encore manger chocolat ?"
Moi : "Oui, d'accord, demain je t'en donnerai un autre"
Il s’est remet à pleurer, encore, mais tout doucement...
Moi :" Tu es déçu, tu espères qu’en me demandant encore, je changerai d'avis et que je te donnerai encore du chocolat  maintenant, tu n'a pas envie d'attendre demain..." [1ère étape : définir nos besoins mutuels avec l'écoute active et le message-je]
J’ai décidé d'expliquer mes raisons en message-je : "Je ne veux pas te donner encore du chocolat parce que je veux un petit garçon en bonne santé... Je limite le chocolat à un par jour parce que je ne veux pas que tu aies mal au foie..."
Il a marmonné un petit "hum"... puis il s’est remis à nouveau à pleurer fort !
J’ai sentis qu'il se forçait cette fois... qu'il était à nouveau capable de gérer ses émotions et qu'il essayé d'en profiter...
Alors, j’ai commencé un peu à perdre patience, du coup, et j'ai changé de stratégie :je l’ai prévenu : "Timéo, je ne te donnerai pas de chocolat demain, je vais tout manger !"
Il s'est arrêté net, sous le coup de la surprise (il avait bien compris qu'à présent, au lieu d'avoir du chocolat le lendemain, il n'en avait plus du tout !) et il m'a écoutée :
Moi : "Si manger du chocolat te met dans un tel état, je ne te donnerai plus de chocolat. Mais si tu peux manger du chocolat et ton assiette, et que tu manges équilibré, alors je voudrais bien te donner du chocolat demain." [2ème étape : je lui ai proposé une autre solution...]
Lui : "non maman ! Moi tout manger chocolat !" [3ème étape et 4ème étape : il a évalué les solutions et a choisi la première...]
Moi : "D'accord, c'est toi qui mangeras tout le chocolat et pas moi. Mais un chocolat demain, et un autre après demain, et un tous les jours si tu veux tout manger ! Mais pas tous les chocolats le même jour car je veux un petit garçon en bonne santé" [5ème étape : nous étions d'accord tous les deux, et nous avons appliqué la solution]
Il avait l'air content, satisfait !

 

Fin de sa crise émotionnelle, qui aura durée une vingtaine de minutes.

 

Il est allé voir son père et lui a demandé "manger moi ?" en montrant son assiette. Mon mari l'a installé et il a commencé à manger. J'en ai profité pour continuer mon explication sur les fibres et les minéraux dans le fenouil pour le transit intestinal, les protéines dans le steak et les sucres lent des spaghettis, etc... Timéo m'écoutait et il était très réceptif. Je lui ai rappelé son expérience d'il y a quelques semaines quand il avait mangé un peu n'importe comment et qu'il avait fait quelques selles dures 3 matins de suite… douloureuses !

Ensuite, Tadéo a terminé sa tétée, et je me suis installée à table à mon tour. J’ai continué de  discuter mon fils, très attentif. Je lui ai parlé de son DVD "Vitaminix" et il a chantonné avec moi : "Les vitamines et les minéraux sont des éléments que l'on trouve dans la nature ! ", "Si tu manges bien, tu iras bien ! " et "Rappelle-toi, une alimentation variée et équilibrée t'aidera à grandir en bonne santé !"

Finalement, Timéo a mangé toute son assiette, a terminé celle de son frère, mangé du fromage et une compote.

Je lui ai annoncé : "Je suis soulagée que tu as bien mangé et équilibré parce que tu vas  bien digéré le chocolat ! Demain, tu pourras me demander du chocolat et je t'en donnerai un autre !"

 

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Mon mari m'a fait remarquer que cela fait très longtemps qu'il n'avait pas fait de crise comme ça, "au moins 4 ou 5 mois" ! Je lui ai répondu que j'étais fière de nous, que nous avions bien géré sa crise. Il a dit que le mérite me revenait, mais je ne suis pas d’accord et je lui ai expliqué mon point de vue : le mérite nous revient à tous les deux, car il s'est arrêté de cuisiner pour aider notre fils à se calmer quand il en avait besoin. Il ne l'a pas grondé ou puni, ne lui a pas ordonné de manger (ce qui aurait provoqué des réactions de résistance négative...) Il m'a laissé gérer le conflit, et son soutien m'est précieux dans ces moments-là.

 

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[5ème étape : Appliquer la solution : ] 

Au réveil de la sieste, Timéo m'a demandé... un chocolat ! Mais il n'a pas insisté devant mon refus.
Il en a redemandé encore plusieurs fois dans la journée... sans insister.
Je lui ai proposé un chocolat le lendemain midi... en dessert, il était ravi, et pendant le repas il disait "moi tout mangé ! chocolat dessert !". Et cette fois, il a croqué des petits bouts pour se régaler, pas comme la veille où il n'avait avalé entier rapidement comme un goinfre !

[6ème étape : Evaluer la solution : je pense que c'est une bonne solution, car il était heureux d'avoir son chocolat dimanche... il a bien mangé et n'a plus fait de crise quand il m'en demandait un et que je refusais... voilà ! solution gagnante-gagnante approuvée ! ]

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2011-12-15T20:13:00+01:00

Conflits entre enfants : "on n'arrache pas des mains !"

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Aujourd'hui, je vais aborder la [ résolution de conflit ] entre enfants, à travers des exemples récents (datant d’un mois maximum), et sur le thème "on n'arrache pas des mains !"

 

1) Tout d'abord, entre mes deux garçons, Timéo (29 mois) et Tadéo (11mois).

 

a) Quand Tadéo essaie de prendre un jouet dans les mains de son grand frère, ce dernier proteste fermement "non" et s'éloigne. Et quand Tadéo le poursuit, Tim s'énerve. Au début, il le poussait et Tad est tombé plusieurs fois de la position assise à allongée avec un grand boom au niveau de la tête ! (Plusieurs fois aussi je le rattrapais à temps !). Dans tous les cas, je m'énervais, je prenais Tad dans les bras pour le consoler et je disais à son grand frère [message-je] "Non ! Je ne veux pas que tu le pousses, je ne veux pas que tu lui fasses du mal, je veux qu'il soit en sécurité... Regarde-le pleurer, il a mal !"
Je faisais une pause pour me calmer, pour donner des granules d'arnica... Et quand Tim n'avait pas l'air de m’écouter, je m'énervais encore plus (je répétais ma phrase plus fort et je le fusillais du regard) ! Une fois Tad consolé, j'expliquais à Tim "Ton frère veut juste jouer avec toi, te faire un câlin..."[Écoute active pour Tad]
Ensuite, je proposais des solutions à Tim : "Je comprends que tu veux être un peu tranquille [écoute active pour Tim] Quand tu ne veux pas jouer avec lui, éloigne toi, va dans le canapé ou sur ton lit, ou demande-moi de l'aide quand tu ne veux pas qu'il casse ta tour..."

Hier, Tim faisait un super circuit de train en bois. Je surveillais Tad de près, lui créant un mini circuit à casser renouvelable... Et Tim m'a demandé un câlin.
Je lui réponds : "Je veux bien. Mais je ne pourrais plus empêcher Tad de prendre ton train."
[1ère étape, je définis le problème]
[2ème étape, les solutions possibles ont été proposées le matin...]
Il a eu l'air de réfléchir[3ème étape, il évalue les solutions], il a continué de construire son parcours [4ème étape, il a choisi de jouer encore un peu dans un premier temps...] et puis il a annoncé d'un ton joyeux "Voilà ! Câlin maman ?"
Moi " Tu as fini ? Tu veux bien que Tad joue avec ton train ?" [4ème étape, je lui demande s'il est sûr de son choix]
Tim : "Oui, Tadéo jouer avec mon train"
Et nous avons fait un câlin pendant que Tad s'éclatait avec le grand train ! [5ème étape, nous avons appliqué la décision... (mon besoin était le calme sans dispute...)]

 

b) Quand Timéo essaie de prendre un jouet dans les mains de son petit frère, il y arrive ! Parfois Tad prend un autre jouet, comme si rien ne s'était passé, parfois il rouspète.
Dans le premier cas, je m'exprime simplement [message-je]"Tim, je n'aime pas que tu arraches des mains, c'est désagréable" (je n’agis pas plus, car je ne veux pas créer de conflit là où il n’y en a pas entre mes fils).
Dans l'autre cas, j'insiste un peu plus. Je lui demande de rendre le jouet à son frère, mais sans exiger/ordonner pour ne pas provoquer une réaction de résistance et couper le dialogue (et de plus entre temps, soit Tad essaie de reprendre le jouet lui-même, soit il en trouve un autre).
Ensuite, soit Tim accepte de rendre le jouet, soit il refuse. Dans ce dernier cas, je ne l'oblige pas, mais je lui propose une autre solution et lui explique "Tim, quand tu veux un jouet, tu peux le demander, ou tu peux aussi l'échanger. Pour proposer un échange à Tadéo, tu lui tends un jouet. Tu verras, il va lâcher le jouet qu'il a dans les mains pour prendre celui que tu lui donnes. Comme il ne l'aura plus dans les mains, tu pourras prendre le jouet que tu voulais."

Il a murmuré un simple "hum", mais plus tard, quand il a voulu, à nouveau, prendre une voiture des mains de son frère, j'ai dit un "non" ferme [1ère étape]. Il s'est arrêté [2ème étape], a pris un hochet qu'il a tendu à Tad  [3ème étape], ce dernier a pris le hochet [4ème étape] et Tim a récupéré sa voiture en disant "et voilà ! Merci beaucoup Tadéo !"[5ème étape]

 

 

2) Maintenant, le même type de conflit, cette fois entre Timéo (29 mois) et l'autre petit garçon PG (26 mois), (que je dorlote à temps partiel en tant qu'assistante maternelle)

Etant donné qu'ils ont le même âge, j'agis de la même façon pour l'un ou l'autre.

Au début, quand Timéo essayait d’arracher un jouet, PG ne se laissait pas faire, et Tim éclatait en larmes, de frustration, en réclamant un câlin...
Ensuite, je l'entendais dire haut et fort "Donne ! C'est ma voiture à moi !"… puis à nouveau une crise de larmes quand PG répondait "non".
Plus tard, j'ai vu Timéo réclamait sa moto, mais au lieu de pleurer, il est allé chercher une voiture qu'il a mis dans une des mains de PG, pour lui prendre la moto dans l'autre main. PG n'avait pas l'air d'accord, mais sous la surprise (je pense), le temps qu'il réagisse et dise "non" Tim était déjà parti ! Comme PG a dit un simple "non" et n'a pas semblé vouloir récupérer la moto, je n'ai rien dit.

Et ce matin, en voyant PG jouait avec son transporteur de voitues, Tim a voulu le reprendre : [1ère étape]
Tim : "Donne !" [2ème étape]
PG : "non" [3ème étape : solution refusée]
Je sens que c'est un peu dur émotionnellement parlant pour Tim, qui dit "Tant pis pour moi!"
J'interviens, (pour qu'ils ne restent pas sur un conflit non-résolu avec un perdant) : "Tim, tu es déçu, tu veux le transporteur, mais c'est PG qui l'a. PG, tu veux bien donner le transporteur à Tim, il est triste ? [1ère étape : je définis le problème]
PG : "non"
Tim : "tant pis pour moi !" d'un ton théâtral dramatique, au bord des larmes !
J'attends un instant, pour laisser le temps à Tim éventuellement de réagir seul, puis je lui demande : "Et si tu essayais l'échange ? Tu te souviens ?" [2ème étape : je l'aide à envisager une autre solution]
Tim à moi : "oui"
Tim à PG : "tu veux le camion ?" [3ème étape : proposition de solution]
PG : "non pas camion" [4ème étape : solution refusée]
Tim : "tu veux la voiture jaune ?" [3ème étape : nouvelle proposition]
PG : "oui voiture jaune" [4ème étape : solution acceptée]
Tim est allée chercher la voiture en question, l’a donnée à PG, qui a donné le transporteur à Tim ! [5ème étape : application de la décision]

Ils étaient joyeux tous les deux, et Tad n'en perdait pas une miette. J'étais fière d'eux.

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2011-12-14T13:00:00+01:00

Avec un bébé qui marche à 4 pattes...

Publié par TimTad

Bonjour !

 

Aujourd'hui, je vais parler de ma relation avec mon bébé Tadéo, qui a 11 mois. Il marche à 4 pattes, escalade les murs et grippe partout !

 

Tadéo est un petit explorateur, qui aime visiter toute ma maison, surtout toucher à mon réveil dès que j'oublie de fermer la porte de ma chambre ! Il met aussi ses doigts dans les prises (enfin il essaie !) et je suis presque toujours derrière lui. Autant je ne m'inquiète pas quand son frère de 29 mois part s'isoler dans sa chambre, autant Tadéo je ne le quitte pas des yeux... et je me fatigue et je traîne un rhume depuis 3 semaines, limite une constipation aussi (quand je ne peux pas prendre mon temps pour aller aux toilettes 5 vraies minutes lol !) Vous avez déjà essayé de garder 3 bébés en chuchotant pendant deux jours suite à une extinction de voix ? (expérience très enrichissante que je raconterais prochainement)

 

Pour en revenir à mon rampeur... J'applique la méthode Gordon, et je parle avec un message-je, par exemple "Tadéo, j'ai peur que tu t'électrocutes quand tu essaies de mettre tes doigts dans la prise électrique... S'il te plait arrête" Et je le déplace plus loin.

Pas très efficace : il recommence immédiatement à mettre ses doigts dans la prise !

En réalité, Tadéo a compris mon message. Et face à un interdit, à cet âge, je sais qu'il va recommencer le même geste, en me regardant, pour me demander si c'est bien ça qui est interdit... Je lui réponds "Oui, Tadéo, tu ne dois pas mettre tes doigts dans la prise" et je le déplace à nouveau plus loin.

Et ensuite ? Il recommence ! Encore ! Eh oui, même s'il comprend que je ne veux pas qu'il le fasse, il ne comprend pas le danger, il veut recommencer quand même ! Et ce petit jeu va durer encore quelques aller-retour !

Pour pratiquer l'écoute active dans ce cas précis, il est impératif de connaitre les besoins d'un bébé à chaque étape de son développement, pour interpréter correctement ses gestes ; ici, Tadéo ne me cherche pas, il ne cherche pas à me provoquer en recommençant, il cherche à satisfaire ses besoins : découverte, autonomie, liberté...

La solution que j'ai trouvé face à ce type de situation, c'est de changer de pièce et de sortir d'autres jouets pour qu'il s'occupe et joue en sécurité.

Plus tard, lorsque je serai à nouveau occupée ailleurs, il recommencera à essayer de toucher la prise !

Que préconise T. Gordon ? De changer l'environnement. Bien sûr, mes prises sont sécurisées et il ne se blessera pas, mais ce n'est pas toujours le cas quand je vais chez des amis !

 

A qui appartient la maison ?

C'est une question que pose Thomas GORDON dans le livre "Parents efficaces", et qui m'a fait beaucoup réfléchir.

Je me souviens que mon père répétait à mon frère ainé, presque majeur, "tant que tu es sous mon toit, tu obéis à mes règles..." Je ne me sentais pas chez moi, mais chez mes parents. Et dès que j'ai pu, j'ai déménagé pour être enfin "chez moi" et faire ce que je décidais.

Vous vous demandez peut-être le rapport avec ce que j'étais en train d'écrire plus haut, et j'y viens.

Je considère que mes enfants sont chez eux, eux-aussi, et j'ai choisi d'aménager toute la maison pour qu'elle leur soit agréable et qu'ils puissent satisfaire eux-mêmes leur besoin, en toute autonomie, et presque sans interdit (ils se comptent sur le doigt de la main). Ainsi, je ne suis pas toujours en train de dire "non", et je le laisse satisfaire sa curiosité en toute sécurité.

Et pour la prise électrique... je vais attendre que cela lui passe ! Heureusement, il va vite grandir !

 

_____

Voici une petite anecdote du matin.

Au petit déjeuner, Tadéo me tète. Enfin, quand il ne l'a pas fait à 6H ! Ensuite, il mange du pain à table avec nous.

Ce matin-là, il a arraché son bavoir pour me faire comprendre qu'il voulait descendre, et il a rampé jusqu'au placard où sont rangées ses compotes, il en a sorti une et il a refermé le placard derrière lui (!) Puis il s'est assis pour commencer à lécher le pot !! J'étais surprise ! Je suis allée le chercher pour le remettre à table, il tenait sa compote fermement et en jubilant... et voilà, c'est ainsi qu'il mange une compote au petit déjeuner !

Comme dit leur père "ils font ce qu'ils veulent ces enfants !!"

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2011-12-08T13:53:00+01:00

Papa aussi s'y met !

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Je suis très occupée en ce moment (d'autant que les enfants ne dorment plus tous en même temps !), mais je tenais à vous raconter ce court témoignage :

 

Hier, mon mari discutait en vietnamien avec Timéo, et ce dernier a couru dans sa chambre.

Mon époux me dit "elle est génial cette technique !"

Moi : "Quel technique ? Gordon ? Pourquoi ?"

Lui : "Est ce qu'il est parti chercher le torchon ? Si oui, c'est extraordinaire !"

D'où j'étais, je pouvais voir mon fils dans sa chambre prendre un torchon et revenir avec pour le donner à son père qui l'a remerciait. Ils se sont fait un gros calin, et puis mon époux me raconte :

"Timéo a emporté un torchon. Je lui ai montré que je l'accroche dans la cuisine pour m'essuyer les mains... je lui ai demandé comment j'allais faire la prochaine fois, sans torchon... Et il est parti tout seul chercher le torchon pour que je le raccroche ! Qu'est-ce qu'il est intelligent ! J'adore mon fils !"

 

 

Voilà !

Avec le temps, j'utilise aussi la méthode Gordon naturellement, sans réfléchir, parfois, je ne me rends même plus compte que je m'en sers ! C'est surtout quand je croise d'autres parents avec leurs enfants que je me souviens... ! Et aujourd'hui, je suis très satisfaite de cette méthode, de la relation que j'ai avec mes enfants... et je suis plus que ravie que le papa aussi s'y mette !

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2011-12-04T13:15:00+01:00

Résolution de conflit... avec un bébé ! (MAJ 4déc 2011)

Publié par TimTad

31 mai 2011

 

Bonjour !

 

En ce moment, je suis en train d'écrire.

Timéo dort, mais Tadéo fait une sieste plus tard en général, puisqu'il se réveille "tard" de sa sieste du matin.

 

Je déménage le mois prochain, j'ai beaucoup de choses à faire, et donc moins de temps...

 

Nous avons un problème, pour définir nos besoins respectifs, j'émets mentalement un message-je, j'ai besoin de temps, et de l'écoute active : Tadéo veut que je m'occupe de lui. Je pense qu'il s'ennuie.

Résolution de conflit :

Je lui propose un jouet (proposition de solution) ... il n'en veut pas ! (évaluation de la solution)

Cette fois, je prends un jouet dans chaque main, et il tend les mains pour prendre un (solution acceptée).

 

Tadéo joue tranquillement avec son hochet... pendant 20 minutes !

 

 

 

  EDIT du 04 décembre 2011

 

Bonjour !

Six mois après l'écrire de ce sujet (Tadéo avait presque 5 mois), et suite à un commentaire (merci Biovalam), j'aimerai apporter une précision.

 

Au début de l'application de la méthode, j'avais besoin de réfléchir avant de parler pour commencer mes phrases par "je", car j'avais encore l'habitude de dire "tais toi, tu me gènes, tu fais trop de bruit, tu vois bien que je suis occupée ?!"

Je pense que les tout-petits comprennent tout ou presque, même s'ils ne savent pas encore parler et nous répondre... Donc, en règle générale, je parle tout haut, toute seule, enfin à mon bébé !

Alors au début, je me concentrais et réfléchissait "dans ma tête", mais ce n'est plus le cas ! Aujourd’hui, je parle tout haut "Quoi ? Tu t'ennuies ? Attends, j'ai encore besoin d'un petit peu de temps, en attendant, tu veux ce jouet ? Non... Alors celui-là ou celui-ci ? Oui ? Ok amuse-toi, je termine ce que j'ai commencé et ensuite, on jouera ensemble"...

 

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2011-11-28T12:22:00+01:00

La prise des médicaments : de l'enfer au paradis.

Publié par TimTad

Bonjour,

 

Cela plus de 10 jours que mes hommes sont malades.

D'abord, un simple rhume pour Tim, qui s'est transformé en rhino (nez qui coule, toux, vomissement), puis Tad aussi a chopé la rhino (sans vomissement). Les deux bébés ont été malades en même temps ! Et pour finir, c'est le papa qui est revenu vendredi avec une petite gastro (d'après lui) et qu'il a transmis à Tad ! Tim est quasiment guéri, mais Tad a toujours beaucoup de fièvre...

 

La situation est très difficile pour tout le monde. Comme j'ai déménagé depuis peu dans la région, j'étais à la recherche d'un médecin de confiance. Le contact n'est pas passé avec la pédiatre du coin. Alors j'ai essayé la généraliste du coin mardi de la semaine dernière. Elle a prescrit, entre autres, des suppositoires.

La première fois que j'ai mis le suppo à Tim, il n'a rien dit sur le coup, mais 30 secondes après, il a gémit "aie aie fesses !" et s'est mis à pleurer ! Il a continué de vomir dans la nuit, et il se plaignait toujours d'avoir mal aux fesses au réveil ! Le soir même, je lui remis un suppo, et même douleur que la veille.

C'était très dur, car en plus, mon fils se braquait pour le moindre médicament. C'était vraiment l'enfer.

Alors mercredi matin, je suis allée consulter une autre généraliste, mais homéopathe (comme la pédiatre que j'avais avant en région parisienne). Elle a été très douce. C'est le premier médecin que je rencontre qui propose à mon mari de s'assoir à la place de mon fils, pour prendre ce dernier sur ces genoux. Tim n'a pas pleuré du tout, même quand il a dû s’allonger seul après.

Le soir même, Tim était presque joyeux en voyant ses nouveaux médicaments : des granules. Il a lui-même abrégé le rituel du coucher pour prendre ses médicaments ! Et c'est lui qui rappelle à mon mari qu'il doit prendre ses médicaments ! De plus, maintenant qu'il est presque guéri, il est jaloux de son frère parce qu'il prend encore des médicaments !

J'étais obligée d'administrer de force les médicaments à mon fils parce que je voulais qu'il guérisse. L'écoute active a bien marché la première fois quand j'ai compris qu'il avait peur d'avoir mal, mais pas les fois suivantes car il savait qu'il allait souffrir.

En revanche, j'avais le choix du type de médecine et aussi du médecin.

 

Pour le reste au quotidien... Eh bien, mes deux garçons voulaient en même temps de câlins exclusifs, que je leurs donnais à tour de rôle. Les premiers jours, ça allait, je gérais. Mais les suivants, ça allait beaucoup moins bien. J'étais très fatiguée, j'avais mal aux bras, et je m'énervais vite, je criais, et j'étais lassée d'entendre des "mamans câlins", "mouchoir s'il te plait maman" à longueur de journée... J'ai décidé de ne pas annuler mon projet du vendredi après-midi (un cours de pâtisserie), et je suis partie en les laissant à leur père, un peu malade lui aussi, parce que je saturais. Et en rentrant, j'allais beaucoup mieux et j'avais retrouvé ma patience.

Le point positif de la méthode Gordon, c'est le message que j’ai communiqué quand ça n'allait pas. Même énervée et même en criant, maintenant que j'ai de la pratique, je m'exprimais en ces termes "Je m'énerve, j'ai besoin de calme, je m'énerve, il y a trop de bruit", ou "s'il te plait, essaie de te calmer, je sens que je vais m'énervée moi aussi et papa n'est pas là pour prendre le relais le temps que je me calme...", "Tu as besoin de câlin, encore plus d'habitude car tu es malade, et ton frère aussi est malade, il a lui aussi besoin d'encore plus de câlin que d'habitude... Tu aimerais avoir ta maman que pour toi, tu es jaloux, c'est dur de me partager, surtout quand tu es malade..."

 

Jeudi dernier, mon mari m'a envoyé un SMS à l'heure où il rentre d'habitude : "bouchon". Je n'en pouvais plus, j'avais besoin de calme et j'avais hâte qu'il rentre, alors en lisant ce SMS, j'ai explosé ! J'ai pris le jouet à taper de mon fils avec le marteau, et j'ai tapé sur les clous, encore et encore, j'ai retourné le jouet, et j'ai recommencé, encore et encore. Mes fils me regardaient, muets devant le spectacle. D'habitude, je crie ou je tape sur un mur, je jette aussi des objets. Mais j'ai vu mon fils faire pareil précédemment, et j'avais réfléchie en me disant qu'il me faudrait trouver une autre solution pour me calmer. Alors j'ai tapé sur le jouet avec le marteau plusieurs minutes. Quand je me suis arrêtais, Tim m'a demandé "Encore !" avec un sourire ! Je lui ai répondu que j'avais mal au poignet, mais qu'il pouvait taper à son tour. Ce qu'il a fait, et Tad aussi un peu plus tard, du haut de ces 10 mois ! Ensuite, j'ai répondu au SMS de mon époux : "Je suis très fatiguée". Réponse : "10minutes".

Je suis fière car en pratiquant l'Education Non Violente (la méthode Gordon...), et en me perfectionnant grâce à la Communication Non Violente, je n'ai agressé personne, ni mes enfants, ni mon mari, même en pleine crise.

 

Bon, je retourne veiller sur mes bébés…

 

 

 

 

 

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