Bonjour,
Lors du changement de couche avec les tout-petits, nous rencontrons souvent un problème récurrent : nous essayons de les changer, et eux, ils ne tiennent pas en place et/ou hurlent !
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J'ai le souvenir du premier conflit que j'ai eu mon "grand", Timéo, alors qu'il n'avait que quelques semaines ! Au début, il s'agitait, puis c'est allé en crescendo très rapidement et il se mettait à pleurer avant même que je l'allonge sur la table à langer ! De son point de vue, c'est comme si j'allais le torturer !
J'ai demandé à mon mari s'il rencontrait le même problème. Sa réponse a été négative, et j'étais très surprise ! Ca fait 10 ans que, moi, je change les couches, et c'est avec moi que mon nourrisson a un problème ?!?!
Non, non, pas avec moi, personnellement, mais avec ma façon de faire... J'ai réfléchis, et j'ai questionné le papa : il se servait des lingettes, plus pratiques ; alors que je préférais utiliser du coton et un lait de toilette pour bébé, mieux pour ses fesses... Et si c'était le lait de toilette avec ses 97% d'origine naturelles, le problème ?
Au changement de couche suivant, j'ai juste pris Timéo dans mes bras, en silence (alors que d'habitude je lui disais en avance que j'allais le changer), et arrivé devant la table à langer, je sors les lingettes et le lait et je les montre à mon fils en lui disant :
moi : "Timéo, c'est le lait que qui te fait mal aux fesses ?"
Il grimace.
Je continue : "Regarde, je vais faire comme papa, je vais utiliser les lingettes... D'accord ?"
Ensuite, je l'ai posé sur le dos. Il a gémit, plus par habitude, pour le principe je pense, mais sans pleurer, et j'ai continué de le changer en décrivant tout haut ce que je faisais.
Lors du changement de couche suivant, mon petit bout n'a même pas rouspété ! Le moment du change est redevenu un temps d'échange et de plaisir.
Je ne sais pas exactement pourquoi il ne voulait pas du lait de toilette, je ne sais pas si ça lui faisait mal (ses fesses n'était pas rouges ni irritées...), peut-être qu'il n'aimait pas le contact... Mais je sais qu'il préférait les lingettes ! Et le conflit a été résolu. (moi aussi je préférais les pratiques lingettes, plus économiques que ce lait!)
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Voici une autre anecdote, quand Tadéo avait... je ne sais plus exactement, quand il marchait à 4 pattes, et il ne tenait pas en place, ni pour le change, ni pour que je lui mette ses chaussures, par exemple...
Dans ces moment-là, à cet âge, je sais qu'il comprenait mes messages-je du genre : "Je suis énervée quand tu bouges pendant que je te change, parce que je n'arrive pas à mettre ta couche", mais en passant en mode écoute active, ça devient : "Tadéo, je sais que tu me comprends, que tu ne cherches pas m'énerver, mais que tu n'arrives pas à t'empêcher de bouger... tu as besoin d'aide pour focaliser ton attention, tu t'ennuies..." Et ensuite, soit je chantais, soit je disais :"Oh écoute ! Tu entends ?" Et il s'arrêtait pour essayer d'écouter... pas longtemps, mais suffisamment pour que j'attache la couche... Parfois aussi, je sortais un jouet que j'avais caché avant exprès, pour l’effet nouveauté !
[[[ J'ai aussi essayé un messages-je du style "Tadéo, je suis inquiète quand tu gigotes sur la table, j'ai peur que tu tombes", mais ça ne marchait pas. Son grand frère, un peu plus de 2 ans à cet époque, me répondait : "tomber ? mal ! aie aie aie ! calin maman !" et je savais qu'il comprenait, parce qu'il arrivait à déduire la suite, la conséquence de "tomber". J'ai compris alors que Tadéo ne comprenait pas la totalité de mon message... De plus, il manquait un élément, l'effet tangible sur moi...]]]
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Un court exemple qui date de cette semaine, où je vais "agir sur l'environnement" en changeant de stratégie :
Je demande à Tadéo (19 mois) de venir changer sa couche, et il me répond "ah non !" et il s'enfuit en courant dans l'autre sens !
Alors je change de tactique, et je lui demande : "Où sont les couches ? Où est la table à langer ?"
Il me répond "là là !" en y allant !
Et je continue : "Qui appuie sur le bouton de la lumière ? "
Lui :"moi ! moi !"
Moi : "Tu prends le tabouret ?"
Il le déplace et monte dessus. Je n'ai plus qu'à le prendre et le poser. Je n'ai pas couru après lui, et en plus, je ne me fais pas mal au dos à le soulever !